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François van Vlierden

François van Vlierden
Image illustrative de l’article François van Vlierden
Biographie
Naissance
Anvers
Ordre religieux Prémontrés
Ordination sacerdotale
Décès
Abbé de l'Église catholique
Bénédiction abbatiale
32e abbé de Parc
Autres fonctions
Fonction religieuse
Archichapelain des ducs de Brabant, vicaire général et visiteur apostolique des circaries de Brabant et de Frise, visiteur apostolique et conservateur des statuts du chapitre Saint-Pierre à Louvain
Fonction laïque
Licencié en théologie

Blason
Ne quid nimis[1]

François van Vlierden fut le 32e abbé de Parc, de 1583 à sa mort, le , Parc étant une abbaye prémontrée située dans le Brabant flamand, en Belgique, près de Louvain, fondée en 1129 et toujours en activité. Sa devise fut : « Ne quid nimis ».

ChronologieModifier

 
Robert Bellarmin en peinture, école italienne.

François van Vlierden est né à Anvers, en 1546, d'une famille noble, de Balthasar et de Catherine van Duveland. Il entre d'abord dans l'Ordre des Bogards, suit à Louvain les cours de Bellarmin, dont il devient ami. Il entre à Parc en 1572, profès (1573), prêtre (1574), sous-prieur (1574), administrateur de l'abbaye en l'absence de l'abbé (), prior vacantiarum au collège des Prémontrés à Louvain (1581), licencié en théologie (1583), élu abbé de Parc le et bénit le .

François van Vlierden meurt de la peste le et est enterré en l'église de Parc, à la droite du chœur, devant l'autel de la chapelle Saint-Jean-Baptiste.

AbbatiatModifier

Affaires religieusesModifier

L'abbé François van Vlierden est vicaire général et visiteur apostolique des circaries (provinces) de Brabant et de Frise (1584), visiteur apostolique et conservateur des statuts du chapitre Saint-Pierre à Louvain (1595). Il contribue à la réorganisation de l'abbaye Saint-Michel d'Anvers, en lui fournissant un prieur et un sous-prieur de son abbaye. Il travaille en même temps vigoureusement au rétablissement des abbayes de Grimbergen, d'Averbode et de Ninove. Il refuse la promotion à deux évêchés, dont celui d'Anvers.

À la fin de son abbatiat, la pauvreté a régné à l'abbaye de Parc, mais c'est aussi avec cet abbé que se termine l'époque de la lutte politique. En effet, avec son successeur, l'abbé Jean Druys, se lève l'aurore de la splendeur de l'activité religieuse et scientifique.

Affaires politiquesModifier

Après la prise de Bruxelles en 1585 par le gouverneur du pays, Alexandre Farnèse, les États de Brabant se réunissant sur son ordre, pour notamment faire le point sur les dettes des États et exonérer de charges l'armée, l'abbé François van Vlierden est alors chargé de mettre en ordre toutes ces dettes. Cette délivrance de Bruxelles par le prince de Parme, le , permet à l'abbé de reconduire ses religieux dans leur abbaye, son prédécesseur ayant décidé antérieurement de la quitter à cause des risques encourus. Cependant, en 1586 et 1590, les opposants ont continué leurs déprédations. À la fête de la Sainte-Trinité, en 1590, ils ont failli incendier complètement l'abbaye.

PostéritéModifier

Dans son ouvrage cité plus bas, J.E. Jansen[2] accompagne la chronologie de l'abbé François van Vlierden d'une indication en latin le concernant : Doctissimus ac prudentissimus in summis patriae afflictionibus et maxima rerum omnium inopia laudabilissime caenobium Parchense regens, studiosorum fautor et patronus ; dolendum quod tanta viri virtus et industria in meliora tempora non inciderit vel potius gaudendum quod tam calamitoso tempore de tali coenobio Parchensi provisum fuerit[3].

Le portrait de l'abbé François van Vlierden est conservé à Parc, ainsi que ses armoiries.

NotesModifier

 
Timbre de l'écu des abbés prémontrés.
  1. Le blasonnement des armes de l'abbé François van Vlierden est : « d'argent à trois anilles de sable rangés 2 et 1. »
  2. J.E. Jansen est chanoine de l'abbaye de Parc, archiviste de la ville de Turnhout et membre titulaire de l'Académie royale d'Archéologie de Belgique.
  3. Une traduction automatique donne ? « Un homme de grand savoir, plein de sagesse et la plus grande des souffrances pour la pauvreté à Parc. Un partisan des érudits et à leur tête. Il déplore que tant d'hommes dans le domaine de l'énergie et du progrès souffrent, et soient si mécontents de la communauté de Parc, sans se rendre compte que la communauté n'est pas responsable de leur malheur.»

BibliographieModifier

  • J.E. Jansen, L'abbaye norbertine de Parc-le-Duc - Huit siècles d'existence - 1129-1929, éditions H. Dessain, Malines, 1929.

Articles connexesModifier