Frédéric Lamy

archevêque de Sens

Frédéric Édouard Camille Lamy, né le à Amiens et mort le , est un ecclésiastique français[1] qui fut évêque de Meaux, puis archevêque de Sens.

Frédéric Lamy
Mgr Lamy.jpg
Mgr Lamy après sa consécration comme évêque de Meaux en 1932.
Fonctions
Archevêque titulaire (d)
Bizya (d)
depuis le
Archevêque catholique
Archidiocèse de Sens-Auxerre
depuis le
Évêque catholique
depuis le
Évêque diocésain
Diocèse de Meaux
depuis le
Louis-Joseph Gaillard (d)
Joseph Alphonse Marie Evrard (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
Nationalité
Activité
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Religion
Consécrateurs

BiographieModifier

Frédéric Lamy naît dans la famille d'un ingénieur catholique de cette France alors pieuse du Nord. Son père Édouard (1855-1939), né à Lille, est directeur d'une usine chimique d'Amiens. Frédéric Lamy est l'aîné de deux frères, dont l'un meurt à la guerre de 1914-1918 à l'âge de 23 ans, et de deux sœurs. Il est ordonné prêtre en 1912.

Il s'engage comme aumônier militaire, avec le grade de sergent, pendant la guerre de 1914-1918. Il est sérieusement blessé et décoré de la Médaille militaire[2]. Il fait partie de cette génération de prêtres anciens combattants fortement marquée par la guerre qui ont œuvré à la réconciliation dans les tranchées entre les Français catholiques et ceux qui se sont éloignés du catholicisme depuis plusieurs générations. Du au , il est l'évêque de Meaux.

En 1936, il succède à Mgr Feltin à Sens. Il va marquer son époque dans l'histoire du catholicisme icaunais, puisqu'il y demeure vingt-six ans. C'est une région fortement déchristianisée. Mgr Lamy fait en sorte tout au long de son épiscopat de développer son séminaire de Sens[3]. Il arrive au début de l'ère agitée du Front populaire et l'évêque défend les écoles chrétiennes[4]. Comme la plupart des évêques français, il est favorable à la JAC et à la JOC. Après l'arrivée à Sens de l'occupant allemand et les bombardements des 15 et , Mgr Lamy organise un comité d'entraide d'urgence, puis il se porte volontairement otage des Allemands en caution de l'application du couvre-feu à partir du [5]. Ce comité s'occupe aussi des trois mille prisonniers français qui affluent à Sens et sont notamment regroupés au camp Barbier. Il sera archevêque de Sens du au , date de son départ en retraite.

Le futur pape Jean XXIII, alors nonce à Paris, assiste à la messe de Mgr Lamy en action de grâces de l'inauguration du collège de la Providence de Sens, le [6]. Mgr Lamy n'est pas hostile à l'expérience des prêtres-ouvriers[7] et des abbés comme Jacques Poupon.

C'est à cette époque qu'il donne l'autorisation à deux dominicaines, Sœur Marie Dupont-Caillard[8] et Sœur Marie-Liesse Djakeli, de fonder à Chamvres, les Sœurs de Bethléem, à l'origine de la Famille monastique de Bethléem.

Il assiste juste après sa retraite aux premières session du concile Vatican II où il est proche de François Marty, d'Achille Liénart et d'Henri de Lubac.

Il meurt à l'âge de 88 ans.

HommagesModifier

Une maison de retraite à Saint-Clément (à la porte de Sens) porte son nom[9].

RéférencesModifier

  1. Archbishop Frédéric Edouard Camille Lamy
  2. Famille chrétienne, « Le courage du sergent Lamy », article du 24 septembre 2014
  3. Son successeur le fait fermer
  4. Paul Christophe, 1936 : les catholiques et le front populaire, p. 180
  5. Gérard Daguin, Histoire de Sens
  6. Cardinal Roncalli (futur Jean XXIII), Souvenirs d'un nonce (1944-1953)
  7. Pierre Andreu, L'Histoire des prêtres-ouvriers, p. 230
  8. Née Odile Dupont-Caillard (1922-1999)
  9. Maison de retraite Mgr Frédéric Lamy

Liens externesModifier