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Force intérimaire des Nations unies au Liban

Force intérimaire des Nations unies au Liban
Abréviation FINUL
Type Opération de maintien de la paix
Siège Naqoura (Liban)
Commandement de la force Drapeau de l'Irlande Michael Beary (en)

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (ou FINUL) (en anglais : United Nations Interim Force in Lebanon ou UNIFIL) a été mise en place par les résolutions 425 (1978) et 426 (en) des Nations unies en mars 1978 à l'initiative du général français Jean Cuq, à la suite de l'escalade de la violence le long de la frontière israélo-libanaise qui avait culminé avec l'invasion du Liban par Israël. Elle fut déployée à l'origine avec 4 000 hommes sur 650 km2.

La prorogation la plus récente de ce mandat a été effectuée par la résolution 2064 (en) du Conseil de sécurité des Nations unies du , qui renouvelle son mandat jusqu'au .

Avec la résolution no 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, il a été décidé de renforcer jusqu'à 15 000 militaires le contingent de la FINUL dans le Liban du Sud, dont la moitié seront des Européens. Sa mission sera d'appuyer les 15 000 soldats de l'armée libanaise, pour former une zone tampon entre le Liban et Israël. On peut remarquer que cette force n'a pas d'appui aérien à niveau dissuasif en cas de conflit.

Le commandant de la FINUL est le général irlandais Michael Beary (en) depuis le [1].

Sommaire

MissionModifier

Son mandat est de :

  • Confirmer le départ des troupes israéliennes du sud du Liban
  • Rétablir la paix et la sécurité internationale
  • Aider le gouvernement libanais à restaurer son autorité effective dans la région

Déminage au Sud-LibanModifier

Déployés au Sud-Liban, des démineurs de la FINUL ont pour mission de déminer les abords de la ligne bleue pour pouvoir installer des piquets bleus matérialisant la ligne de démarcation entre Liban et Israël, et qui sert de frontière en attendant un règlement des différents litiges frontaliers subsistants.

Les mines sont à majorité israéliennes et ont été posées ou larguées pendant la guerre de 2006.

OrganisationModifier

 
Un Sisu XA-180 (en) de la FINUL.

Ses effectifs ont énormément varié depuis 1978, augmentant ou diminuant suivant la situation sur place ; ainsi alors qu'en 1999, ils étaient de 4 500 hommes, ils atteignirent 7 935 en 2000 lors du retrait israélien du Sud-Liban.

En 1984Modifier

La FINUL remplace la Force multinationale de sécurité à Beyrouth dissoute en mars 1984 à la suite du double attentat contre les contingents français et américain.

En 2005Modifier

Au , elle comptait 1 989 militaires et 390 agents civils. Son quartier général est à Naqoura, dans le sud du Liban ; 600 militaires y sont stationnés, les 1 400 autres, essentiellement Chinois, Ghanéens et Indiens, mais aussi 200 soldats français, répartis dans 43 postes le long de la frontière.

Elle est assistée par l'Organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST) composée d'une cinquantaine d'observateurs dont 3 Français.

Elle est structurée en :

  • 1 bataillon d'infanterie ghanéen dans la partie ouest du Liban du Sud ;
  • 1 bataillon d'infanterie indien dans la partie est ;
  • 1 détachement de génie chinois ;
  • 1 détachement logistique polonais ;
  • 1 détachement hélicoptère italien ;
  • 1 détachement français de 202 hommes.

Le détachement français se compose quant à lui de :

  • l'état-major France ainsi que celui de la Force
  • du 420e détachement de soutien (DetSout) armé par le 601e RCR depuis le mois de septembre 2006 (65e mandat de la FINUL) pour une durée de quatre mois.

Mission du 420e DetSout :

  • Protection de l'état-major de la Force à Naqoura
  • Soutien de véhicules tactiques de la Force
  • Assistance médicale gratuite à la population

FINUL 2 en 2006Modifier

Avec l’adoption de résolution no 1701, et l'entrée en vigueur d'une mission d'interdiction d'entrée dans la zone à toute autre force militaire que l'armée libanaise, la FINUL s'est renforcée au cours de l'automne 2006.

Le PC est toujours stationné à Naqoura et les unités déployées sont les suivantes :

La FINUL ne possède pas de force de dissuasion aérienne.

FinancementModifier

Financement : les crédits ouverts aux fins du financement de la mission sont portés sur un compte spécial. Ce sont les États membres de l'ONU qui financent. Les États-Unis paient près d'un quart de ceux-ci.

Crédits ouverts : -  : 350,87 millions de dollars américains.

Budget approuvé (du au ) : 545,47 millions de dollars[2].

CommandantsModifier

Période Nom Pays
mars 1978 - février 1981 général Emmanuel A. Erskine (en)   Ghana
février 1981 - mai 1986 général William O'Callaghan (en)   Irlande
juin 1986 - juin 1988 général Gustav Hägglund (en)   Finlande
juillet 1988 - février 1993 général Lars-Erik Wahlgren (sv)   Suède
février 1993 - février 1995 général Trond Furuhovde (no)   Norvège
1er avril 1995 - 1er octobre 1997 général Franciszek Woźniak (pl)   Pologne
1er octobre 1997 - 30 septembre 1999 général Jioje Konousi Koronte   Fidji
30 septembre - 1er décembre 1999 général James Sreenan (en)   Irlande
1er décembre 1999 - 15 mai 2001 général Seth Kofi Obeng (en)   Ghana
15 mai - 17 août 2001 général Ganesan Athmanathan   Inde
17 août 2001 - 17 février 2004 général Lalit Mohan Tewari   Inde
17 février 2004 - 2 février 2007 général Alain Pellegrini   France
2 février 2007 - 28 janvier 2010 général Claudio Graziano (en)   Italie
28 janvier 2010 - 28 janvier 2012 général Alberto Asarta Cuevas (en)   Espagne
28 janvier 2012 - 24 juillet 2014 général Paolo Serra (it)   Italie
24 juillet 2014 - 18 juillet 2016 général Luciano Portolano (it)   Italie
Depuis le 19 juillet 2016 général Michael Beary (en)   Irlande

Chefs d'état-majorModifier

 
Le général Éric Hautecloque-Raysz.
Période Nom Pays
2007-2008 général François Estrate   France
2008-2009 général Olivier de Bavinchove (es)   France
2009-2010 général Vincent Lafontaine   France
2010-2011 général Xavier de Woillemont   France
2011-2012 général Olivier Pougin de La Maisonneuve   France
2012-2013 général Hugues Delort-Laval   France
2013-2014 général Jean-Jacques Toutous   France
2014-2015 général Éric Hautecloque-Raysz   France
2016-2017 général Pierre Liot de Nortbecourt   France

DécorationModifier

 
Médaille de la FINUL (recto).
 
Médaille de la FINUL (verso).

Médaille de la FINULModifier

RubanModifier

Le ruban est composé de trois larges bandes bleu ONU (9 mm), vert clair (11 mm) et bleu ONU (9 mm) séparées par trois bandes étroites (1 mm de largeur chacune) blanc, rouge et blanc.

AttributionModifier

Cette médaille est décernée en reconnaissance de 90 jours de service, à partir du 19 mars 1978.

Décédés en missionModifier

De 1978 au , on compte 279 membres de la FINUL décédés en mission à quoi il faut ajouter des centaines de blessés : 266 soldats, 2 observateurs militaires, 5 membres du personnel civil international, 6 membre du personnel civil local[3].

Le bilan en septembre 2006 était de 258 morts : 249 soldats, 2 observateurs militaires, 3 membres du personnel civil international, 4 membres du personnel civil local

De 1978 à 1998, les pertes se répartissaient ainsi :

  • Accidents : 93
  • Actes hostiles : 83
  • Maladies : 42
  • Autres : 10
  • Total : 228

La liste de 250 membres de la FINUL décédés lors de la mission est gravée sur une plaque de béton placée face à l'hôtel Rest House de Tyr.

Depuis leur venue, les militaires internationaux ont été frappés à un moment ou à un autre par quasiment tous les acteurs de la guerre du Liban ; ainsi en 1978, un colonel français commandant les forces françaises reçoit 17 balles dans une embuscade montée par un groupe palestinien, le , le Hezbollah attaque des soldats français de la FINUL au Liban-Sud. Bilan : 10 morts, dont un soldat français, et 110 blessés tandis que quatre autres ont succombé lors du 25 juillet 2006 dans leur abri lorsque leur poste a été détruit par une bombe israélienne, alors que les environs étaient bombardés depuis plusieurs heures. Une autre tour avait essuyé des tirs deux jours auparavant.

Retrait des toursModifier

Le la FINUL évacue ses deux dernières tours d'observation.

Liste des pays participantsModifier

Voici les pays qui participeront à cette FINUL renforcée (UNIFIL Plus en anglais) :

Effectifs de la FINULModifier

Au , les effectifs de la FINUL sont les suivants[5] :

Au total, 10 520 militaires provenant de 41 pays sont déployés au sein de la FINUL.

RéférencesModifier

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier