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Carte montrant la ligne de démarcation (en bleu) entre le Liban et Israël, établie par l'ONU après l'Opération Litani et le retrait israélien de 1978. Elle suit la ligne verte correspondant à celle du cessez-le-feu de 1949.

L'opération Litani (hébreu : מבצע ליטני, ‘Mivtsa Litani’) est un épisode de la guerre du Liban du 14 au au cours duquel l'armée israélienne (IDF) envahit une partie du Liban du Sud sur une profondeur d'environ 40 km, détruit une partie des infrastructures de l'OLP et repousse l'Organisation au-delà de la rivière Litani, vers Saïda ou Beyrouth.

Cet épisode fait 18 morts militaires côté israélien et 300 à 500 morts militaires côté libanais mais aussi 1186 victimes civiles tuées.

Sommaire

ContexteModifier

Causes de l’intervention militaireModifier

L'opération militaire est déclenchée le , trois jours après le massacre de la route côtière qui a causé la mort de 37 Israéliens civils et blessé 71 personnes dans un bus près de Tel Aviv, par des membres fedayin du Fatah de l'OLP infiltrés en Israël depuis les côtes libanaises.

Cette attaque est la dernière et la plus meurtrière d'une série d'attaques palestiniennes conduites depuis le territoire libanais sur le territoire israélien.

Des milliers de combattants de diverses factions palestiniennes de l'OLP se trouvent sur le sol libanais et le Quartier général de l'OLP est à Beyrouth[1].

L'objectif annoncé de l'opération Litani était de détruire les bases de l'OLP situées au sud de la rivière Litani, afin de mettre fin aux infiltrations de terroristes et d'apporter la sécurité dans le Nord d'Israël mais également de créer un glacis et une base d'annexions, glacis géré par les milices chrétiennes sous obédience israélienne.

DéroulementModifier

"L'Armée de Défense d'Israël" ou Tsahal déclare alors :« De nombreux villages et de nombreuses villes qui étaient utilisés comme quartiers généraux par les terroristes furent occupés pendant l’opération, et les objectifs sur le terrain furent pleinement atteints. Cependant, les infrastructures terroristes ne furent pas totalement éradiquées, et la ville de Tyr ne fut pas occupée, car le Chef d’État-major craignait que des combats en zone urbaine ne causent un trop grand nombre de victimes.»[2]

Le Liban porte plainte contre Israël devant le Conseil de sécurité de l'ONU[1].

A la fin de l'opération, Tsahal (IDF) est arrêté par le Conseil de sécurité de l'ONU qui, par la résolution 425 exige son retrait et le déploiement d'une force d'interposition, la FINUL, le 19 mars.

Le 21 mars, le ministre de la Défense, Ezer Weizman, ordonne à l’armée un cessez-le-feu et marque la fin de l'opération israélienne. Au cours de celle-ci, 18 soldats israéliens sont tués et 113 sont blessés. 300 à 500 combattants palestiniens sont tués[réf. nécessaire].

En juin 1978, l'armée israélienne se retire de la zone libanaise et laisse le contrôle d'une partie du Sud Liban à la milice chrétienne du commandant Saad Haddad[3].

BilansModifier

1 186 civils libanais sont tués, 285 000 personnes sont réfugiées et 82 villages sont endommagés dont 6 complètement détruits dans le Sud-Liban.[réf. nécessaire]

Selon Auguste Richard Norton, professeur de relations internationales à l'Université de Boston, l'opération militaire de Tsahal a tué environ 1 100 personnes, la plupart d'entre elles, étaient des civils palestiniens et libanais[4],[1], dans la mesure où beaucoup de villes et de villages abritaient des quartiers généraux de combattants palestiniens ou libanais pro-palestiniens.

Parmi les victimes se trouvait la famille d'un jeune homme de 17 ans, futur kamikaze de l'attentat perpétré le contre le quartier général des troupes israéliennes à Tyr[5].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Matthieu KARAM, « Invasions, offensives... : retour sur les opérations israéliennes contre le Liban depuis 1978 - Matthieu KARAM », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 7 avril 2019)
  2. « Opération Litani (du 14 au 21 Mars 1978) », sur Armée de Défense d'Israël, (consulté le 7 avril 2019)
  3. « Chronologie du Liban (1943-2012) », sur LExpress.fr, (consulté le 7 avril 2019)
  4. Auguste Richard Norton ; Jillian Schwedler (1993). " Security Zones in South Lebanon", Journal of Palestine Studies. University of California Press. 23 (1): 61-79. JSTOR
  5. Israël et le Hezbollah, des ennemis de trente ans.

Liens externesModifier

Article connexeModifier