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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Benoist.

Famille de Benoist
Image illustrative de l’article Famille de Benoist
Armoiries

Blasonnement Écartelé : aux 1 et 4, d'azur à une bande accompagné en chef d'une étoile, et en pointe, d'un croissant, le tout d'or ; aux 2 et 3, d'argent semé de fleurs-de-lis d'azur[1]
Branches Benoist
Benoist de Gentissart
Période XVIe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Hainaut
Allégeance Drapeau des Pays-Bas autrichiens Pays-Bas autrichiens
Drapeau de la France France
Fiefs tenus Erquennes
le Châtelet
la Marlière à Orcq
Gentissart à Villers-la-Ville
Fonctions militaires 7 généraux
Député
Récompenses militaires Ordre national de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1939-1945
Preuves de noblesse
Autres Baron du Saint-Empire 1778

La famille de Benoist olim Benoist est une famille subsistante de la noblesse belge et de la noblesse française, anoblie en 1778. Elle est composée de deux branches : la branche ainée de Benoist et la branche cadette de Benoist de Gentissart[n 1].

Sa filiation suivie remonte à 1576, année du mariage de Jacques-Philippe Benoist, premier auteur connu de cette famille, avec Françoise van der Noeten[2].

Cette famille compte parmi ses membres de nombreux officiers dont sept généraux, un député, un directeur général de la compagnie de Suez, des ingénieurs agronomes, un diplomate, un père blanc auteur d'ouvrages, un humoriste, etc.

Sommaire

OrigineModifier

Selon Jean-François Houtart, la famille de Benoist serait originaire de Chaumont et Gistoux, où elle aurait possédé terres et moulins, dans l'actuel Brabant wallon (au sud de Bruxelles), à l'époque sur le territoire des Pays-Bas espagnols[2].

Selon Oscar Coomans de Brachène, la famille de Benoist serait plutôt originaire du Hainaut, à la fois du Hainaut français et de l'actuel Hainaut belge, ayant eu ses résidences successives alternativement du côté français, et du côté des Pays-Bas espagnols puis autrichiens de la frontière[3].

Quoi qu'il en soit, les membres de la famille de Benoist ont d'abord exercé des charges variées dans l'administration féodale (receveur, lieutenant des fiefs), ou judiciaire locale (bailli, échevin).

Après avoir résidé à Tournai puis à Gand (Belgique) à la fin du XVIIIe siècle, la famille de Benoist est (re)-devenue française à partir de 1808. Elle a depuis donné à la France de nombreux officiers, dont plusieurs sont morts pour la France au cours des deux guerres mondiales[2].

AnciennetéModifier

En 1732, la Chambre Héraldique de Bruxelles aurait délivré une attestation sur parchemin reconnaissant à Charles-Philippe Benoist, seigneur de Gentissart, l’exactitude des cinq degrés de sa généalogie[réf. nécessaire] ; cette reconnaissance des origines de la famille aurait de nouveau été confirmée par un « certificat de généalogie et d’armoiries » enregistré le 30 Janvier 1772 au bureau des domaines et des finances de la généralité de Lille[réf. nécessaire].

NoblesseModifier

Le 16 septembre 1778, Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780), Impératrice des Romains[n 2], délivra à Charles Eugène Marie de Benoist (1741-1803)[4], de Tournai, seigneur de La Marlière[n 3], des lettres patentes d'anoblissement avec collation du titre de baron du Saint-Empire transmis par ordre de primogéniture[5], et augmenta ses anciennes armoiries bourgeoises d’un bonnet de baron brabançon à perles et de lions supportant l'écu.

Le , les enfants de feu Charles Eugène Marie de Benoist et de son épouse Isabelle Marie Thérèse Charlotte de Wulf obtinrent reconnaissance de noblesse de la part du roi Guillaume Ier [6],[7]. Lors de cette reconnaissance, l'ainé, Louis Augustin Charles de Benoist obtint la concession du titre de baron transmissible par ordre de primogéniture masculine[7].

Cette famille est considérée par Régis Valette et par l'ANF comme appartenant aussi à la noblesse française, quoique n'ayant aucun principe de noblesse en France. Elle est mentionnée dans le "Catalogue de la noblesse française" de Régis Valette[8] et elle est inscrite à l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF) depuis l'AG du 15 décembre 1951, sur base des lettres patentes de l'Impératrice Marie-Thérèse d'Autriche datées du 16 septembre 1778, conférant la noblesse avec le titre héréditaire de baron du Saint-Empire, transmissible par ordre de primogéniture (AR-1706)[9].

Généalogie simplifiéeModifier

Philippe Eugène Benoist (1702-1773), seigneur d'Erquennes, de la Marlière, et du Châtelet, receveur du prince de Croÿ-Solre, fut lieutenant de Condé-sur-l'Escaut[2], devenu territoire du royaume de France à la suite du traité de Nimègue en 1678. Il eut pour fils :

  • Charles de Benoist, né le 6 avril 1741 à Condé-sur-l'Escaut (Nord, France), mort le 26 novembre 1803 à Tournai (Belgique), 1er baron de Benoist (1778), marié le 6 novembre 1779 à Gand (Belgique) avec Isabelle de Wulf (1750-1825)[3], dont :
    • Henri de Benoist (1787-1729), baron de Benoist, inspecteur des eaux et forêts, marié en 1808 avec Justine d'Ivory (1789-1876)[3], dont :
      • Victor de Benoist (1813-1896), auteur de la branche aînée de Benoist
      • Alexandre de Benoist (1815-1903), auteur de la branche cadette de Benoist de Gentissart par son fils Ernest (1846-1914)

Branche ainée de BenoistModifier

  • Victor Louis de Benoist (1813-1896), député du Second Empire de 1858 à 1870, officier de la Légion d'Honneur)[3], dont :
    • Henri Gaspard Marie de Benoist (1839-1899), ESM Saint-Cyr, promo 1857-1859 (Indoustan), général de division, officier de la Légion d'Honneur[10], dont :
      • Maurice Victor Marie Gaspard de Benoist (1885-1915), sous-lieutenant au 3ème régiment de cuirassiers, Mort pour la France le 11 novembre 1915 à Prosnes (Marne)[11].
    • Louis Alexandre Marie de Benoist (1840-1916), conseiller de préfecture, dont :
      • Jean Pierre Louis Marie de Benoist (1868-1958), ESM Saint-Cyr, promo 1887-1889 (Tombouctou), colonel de cavalerie, commandeur de la Légion d'Honneur, croix de guerre 1914-1918 (France).
    • Charles Marie Jules de Benoist (1842-1904), ESM Saint-Cyr, promo 1859-1861 (Nice et Savoie), général de division, commandant la Ire division de cavalerie de Châlons-en-Champagne (Marne), officier de la Légion d'Honneur[12], dont :
      • Louis Marie Gabriel de Benoist (1882-1957), directeur général de la Compagnie de Suez en poste au Caire, fondateur et président du « Comité National Français d'Égypte » qui voit le jour officiellement le 7 juillet 1940 à l'Appel du 18 Juin. Il est nommé ministre plénipotentiaire du général de Gaulle au Caire le 4 avril 1941. Il est commandeur de la Légion d'Honneur[13].
      • Eugène Marie Paul de Benoist (1884-1915), ESM Saint-Cyr, promo 1902-1904 (Sud-Oranais), capitaine au 7° régiment de Tirailleurs, Mort pour la France le 22 juin 1915 à Aubigny-en-Artois (Pas-de-Calais)[14], dont :
        • Jules Marie Albert de Benoist (1910-1940), INA (Agro), ingénieur agronome, officier de réserve engagé dans la guerre 39-40, 3° Groupe de Reconnaissance divisionnaire d'infanterie, Mort pour la France le 3 juin 1940 au Fort des Dunes, Leffrinckoucke (Nord), chevalier de la Légion d'Honneur[15], dont :
          • Henri de Benoist (né en 1938), INA (Agro), ingénieur agronome, président national de l'AGPB (Association générale des producteurs de blé) de 1985 à 2005, ancien vice-président national de la FDSEA, ancien président de la FNSEA du département de l'Aisne, maire de Bouconville-Vauclair (Aisne), officier de la Légion d'Honneur, officier de l'Ordre national du Mérite.
        • Ghislain Marie François de Benoist (1912-1944), ESM Saint-Cyr, promo 1931-1933 (Tafilalet), capitaine au 3ème régiment de spahis de reconnaissance, Mort pour la France le 5 février 1944 à Venafro (Italie), lors de la Bataille de Monte Cassino. Chevalier de la Légion d'Honneur, croix de guerre 1939-1945 avec palmes[16] ;
        • Henri Marie-Louis de Benoist (1914-1943), ESM Saint-Cyr, promo 1934-1936 (roi Alexandre Ier), capitaine commandant le 7ème escadron au 2ème régiment de chasseurs d'Afrique, Mort pour la France le 26 août 1943 à Sidi-Bel-Abbès (Algérie)[17].
      • Robert Charles Marie Joseph de Benoist (1890-1967), capitaine de cavalerie, dont :
    • Albert de Benoist (1843-1923), député de la Meuse ;
    • Arthur Marie Paul de Benoist (1844-1929), ESM Saint-Cyr, promo 1863-1865 (Danemark), général de brigade, commandeur de la Légion d'Honneur [19], dont :
    • Constant Marie Joseph de Benoist (1846-1893), chef de bataillon de l'armée territoriale, maire de Ferrières, dont :
      • Charles Marie Victor de Benoist (1874-1861), époux d'Yvonne Druet, secrétaire de Gustave Le Bon, dont :
        • Alain de Benoist (1902-1971), dont :
          • Alain de Benoist (né en 1943), journaliste et philosophe, auteur de nombreux ouvrages.

Branche de Benoist de GentissartModifier

  • Alexandre de Benoist (1815-1903), licencié en droit (frère cadet de Victor Louis de Benoist (1813-1896)[3], dont :
    • Ernest Marie Victor de Benoist de Gentissart (1846-1914), fils d'Alexandre. (À son acte de naissance de 1815 est ajouté le nom de Gentissart, correspondant à une ancienne seigneurie de la famille de Benoist).

ArmesModifier

Ecartelé : aux 1 et 4, d'azur à la bande d'or, accompagnée en chef d'une étoile à six rais d'or et en pointe d'un croissant versé du même ; aux 2 et 3, d'argent semé de fleurs de lis d'azur[9].

Supports : Deux lions d'or armés et lampassés de gueules, tenant chacun une banderole : celle de dextre aux armes des 1er et 4e quartiers ; celle de sénestre aux armes des 2e et 3e quartiers.

Timbre : Bonnet de baron brabançon (cercle d'or duquel émergeait un bonnet rouge garni de perles)[23].

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La branche cadette porte le nom de Benoist de Gentissart depuis l'acte de naissance d'Ernest de Benoist (1846-1914), incorporant le nom de l'ancienne seigneurie de Gentissart autrefois possédée par sa famille.
  2. Sur les documents officiels en français, la reine Marie-Thérèse, à titre personnel, reine de Hongrie, de Bohême et de Dalmatie, archiduchesse d'Autriche, etc., s'intitulait « Marie Thérèse par la Grâce de Dieu, Impératrice des Romains » avant ses autres titres royaux et seigneuriaux. Elle portait le titre d'impératrice en tant qu'épouse de l'Empereur des Romains François Ier de Lorraine.
  3. Les seigneurs de la Marlière à Orcq de 1500 à la fin de l’Ancien Régime : « Durant l’Ancien Régime, la Marlière était une seigneurie dépendant de l’office de la trésorerie de la cathédrale de Tournai, elle s’étendait sur 2,5 bonniers soit environ 3 hectares. (...) Lors de la vente de la Marlière par de Woestenraedt à Lefebvre et Declercq il est dit, concernant l’origine de la propriété, que de Woestenraedt l’a acquise le 13 novembre 1782 de Charles Eugène Marie Besnoit, de Tournai. Ceci confirme donc ce qu’a écrit Hoverlant. Charles Eugène Marie Benoist de Gentissart est né à Condé le 7 avril 1741 et est décédé à Tournai le 25 novembre 1804. Il avait obtenu le 16 septembre 1778 le titre de baron. Il avait épousé en premières noces, le 28 mai 1764, Marie Louise Henriette Visart de Bocarmé et en secondes noces, le 6 novembre 1779, Isabelle Marie Thérèse Caroline de Wulf »Lire en ligne.

RéférencesModifier

  1. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général précédé d'un dictionnaire des termes du blason, Gouda, 1861
  2. a b c et d Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Recueil LXI de l'Office généalogique et héraldique de Belgique, Bruxelles, 2008, p. 214
  3. a b c d et e Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, Bruxelles, Annuaire de 1984
  4. Liste des titres de noblesse, de chevalerie et autres marques d'honneur, accordées par feue Sa Majesté l'Impératrice-Reine Marie-Thérèse et par Sa Majesté l'Empereur et Roi, depuis l'année 1763 jusqu'à̕ la fin de 1782, Bruxelles, p. 21. Lire en ligne.
  5. Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises 1904, tomr 3, p. 340 Lire en ligne
  6. Baron Fernand de Ryckman de Betz, Armorial général de la noblesse belge, H. Dessain, Liège, 1957, p. 61.
  7. a et b Paul Janssens et Luc Duerloo, Armorial de la noblesse belge, 1992.
  8. Régis Valette, Catalogue de la Noblesse française au XXIe siècle, éd. Robert Laffont, Paris, édition 2007, p.40
  9. a et b Armorial de l'ANF, édition du Gui, 2004 ; page 398, n° 883 et Annuaire de l'ANF de 2017, Aurillac : édition Albédia, p. 27
  10. SHD, dossier 10 YD 219
  11. SHD, dossier GR-5 Y2 11272
  12. SHD, dossier 10 YD 274
  13. Extrait de la Revue de la France Libre N° 126-Juin 1960. Auteur: Émile Minost
  14. SHD, dossier 5 YE 99357
  15. SHD, dossier 8 YE 2006
  16. SHD, dossier 8 YE 1710
  17. SHD, dossier 8 YE 34893
  18. SHD, dossier 14 YD 2277
  19. SHD, dossier 10 YD 604
  20. SHD, dossier 15 YD 1127
  21. Annales de l'académie, procès-verbal de la séance du 7 mai 1975.
  22. SHD, dossier 15 YD 1845
  23. Léon Fourez, Le droit héraldique dans les Pays-Bas catholiques, p. 5

Voir aussiModifier