Famille Colonna d'Istria

Famille Colonna d'Istria
Image illustrative de l’article Famille Colonna d'Istria
Armes

Blasonnement Parti : au 1, de gueules à la colonne d’argent, sommée sur son chapiteau d’une couronne ducale d’or, les ornements, le chapiteau et la base de la colonne aussi d’or ; au 2, d’argent au château naturel surmonté d’une balance de sable mouvante du chef
Branches Istria, Cinarca
Période IX-XVI- XXI
Pays ou province d’origine Drapeau de la Corse Corse
Allégeance Royaume d'Aragon Royaume d'Aragon
Drapeau de la République de Gênes République de Gênes
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Istria, Cinarca
Charges Maire, député, procureur général
Fonctions militaires Général, colonel, lieutenant colonel, capitaine
Fonctions ecclésiastiques Evêque, abbé, curé
Récompenses militaires Commandeur de la Légion d'honneur, médaille militaire, croix de guerre
Preuves de noblesse
Autres Reconnue noble en 1773 par Conseil supérieur de la Corse

La famille Colonna d'Istria est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Corse, maintenue noble en 1773 par le Conseil supérieur de la Corse[1].

HistoireModifier

 
Vincentello d'Istria, comte de Corse, vice-roi de Corse (1380-1434)

Le nom de Colonna n'apparut en Corse qu'au XVIe siècle, pour se diffuser au XVIIe siècle et surtout au XVIIIe siècle. Le premier à porter le nom « Colonna d'Istria » semble être Vincentello (mort en 1718), son prénom étant celui de Vincentello d'Istria (1380-1434), comte de Corse et vice-roi de Corse au nom du roi d'Aragon. Néanmoins, les Colonna d'Istria furent reconnus appartenir à la famille Colonna italienne en 1772 par une lettre de Lorenzo Onofrio II Colonna, 9e prince de Paliano et chef de nom et d'armes des Colonna, adressées à Paolo Vincente Colonna d'Istria[2]. Cette reconnaissance fut utile à la famille pour obtenir sa reconnaissance de noblesse par les nouvelles autorités françaises en 1773[3].

Les Colonna d'Istria sont originaires en Corse de Petreto Bicchisano, dans l'Au-delà des monts, partie de la Corse surnommée Terre des Seigneurs, seigneurs ou plus tard gentilshomme: Sgiò[4]. Les corses, en particulier ceux qui descendent d'une famille dont les origines se perdent dans la nuit des temps, s'identifient par leur appartenance à la famille et à leur terre. Les Colonna d'Istria se sont donc toutes et tous façonnés par cette double appartenance. C'est ce "sentiment d'appartenance au groupe entier, à la famille, au clan[5], voir à l'île entière" qui est constitutif de l'identité et de la personnalité insulaire[4]. C'est pour cette raison que les membres de la famille se sont alliés à toutes les familles de Sgiò de la région et de la Corse, mais aussi, comme le relève Robert Colonna d'Istria se sont beaucoup mariés au sein même de la famille, ce qui lui permet d'affirmer que l'on observe en Corse au XVIII et encore au XIXème siècle une "pratique généralisée de l'endogamie".

Durant la seconde Guerre Mondiale, la Famille Colonna d'Istria s'est particulièrement illustrée dans la Résistance et la libération de la Corse[6], mais aussi dans la libération de la France avec Charles Colonna d'Istria.

PersonnalitésModifier

TitresModifier

ArmesModifier

  •  
    Armoiries des Colonna d'Istria
    Parti : au 1, de gueules à la colonne d’argent, sommée sur son chapiteau d’une couronne ducale d’or, les ornements, le chapiteau et la base de la colonne aussi d’or ; au 2, d’argent au château naturel surmonté d’une balance de sable mouvante du chef.

AlliancesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Paris, Éditions Robert Laffont, , 414 p. (ISBN 978-2-221-10875-8), p. 66
  2. Pierre Colonna de Cesari-Rocca, Les Maisons historiques de la Corse, Les Seigneurs d'Ornano et leurs descendants, Paris, 1899, lire en ligne
  3. Colonna de Cesari Rocca, Armorial corse, Paris, éd. Jouve, , pp 27-27
  4. a et b Robert Colonna d'Istria, Une famille corse, 1200 ans de solitude, Paris, Pocket, terre humaine poche, , pp 32-33-261
  5. François-Régis Gaudry, « Les grandes familles de Corse : l'île aux clans », L'Express,‎ (lire en ligne)
  6. Maurice Choury, Tous bandits d'honneur ! Résistance et libération de la Corse, juin 1940 - octobre 1943,, Ajaccio, Piazolla,
  7. Hierarchia Catholica, volume 7, page 282 et Les Ordinations Épiscopales, 1802, numéro 37
  8. Martin, Jean-Clément, « Francis Pomponi, Alexandre Colonna d’Istria (1782‑1859) et son temps », Annales historiques de la Révolution française, Armand Colin, Société des études robespierristes, no 368,‎ , p. 210– (ISBN 978-2-7489-0161-0, ISSN 0003-4436, lire en ligne, consulté le ).
  9. a b et c « Les Corses titulaires de la Légion d'honneur », sur Cronica di a Corsica
  10. Orsu Ghjuvanni Caporossi, « Cronica di a Corsica, Who's who corse »

BibliographieModifier

  • Giovanni Carlo Gregorj, Casa del conte Colonna d'Istria (Ignazio Alessandro),... e suoi discendenti, Bastia, 1860.
  • Colonna de Cesari Rocca, Armorial corse, éd. Jouve, Paris, 1892.
  • Colonna de Cesari Rocca, Histoire de la Corse, Paris, Bolvin et Cie, 1938.
  • Robert Colonna d'Istria, Une famille corse. 1200 ans de solitude, Plon, coll.Terre humaine, 2018
  • Daniel Istria, Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle, Éditions Alain Piazzola, Ajaccio 2005 (ISBN 2-915410-14-3).
  • Abbé Letteron, Histoire de la Corse - Tome 1, Bulletin de la Société des sciences naturelles et historiques de la Corse, Imprimerie et librairie Ve Eugène Ollagnier Bastia 1888, lire en ligne .
  • Cronica di a Corsica : chronique et histoire détaillé de la Corse.
  • Giovanni della Grossa, Chronique de la Corse.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier