Fabrice Hadjadj

écrivain et philosophe français

Fabrice Hadjadj, né le à Nanterre (Hauts-de-Seine), est un écrivain et philosophe français, directeur de l'Institut Philanthropos. Ses principaux livres sont consacrés à la critique de la technologie et à la chair[1].

Fabrice Hadjadj
Fabrice Hadjadj.jpg
Fabrice Hadjadj, à l'Institution Sainte-Jeanne d'Arc de Brignoles.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Fabrice Hadjadj
Nationalité
Formation
Activité
Père
Bernard Hadjadj (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjointe
Siffreine Michel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Distinctions
Grand Prix catholique de littérature (2006)
Prix du Cercle Montherlant - Académie des Beaux-Arts (2009)
Prix de littérature religieuse (2010)
Œuvres principales
  • Réussir sa mort : Anti-méthode pour vivre (2005)
  • La Foi des Démons ou l'athéisme dépassé (2009)

BiographieModifier

Jeunesse et étudesModifier

Fabrice Hadjadj est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et agrégé de philosophie[2].

Il est né dans une famille de tradition juive de parents alors militants maoïstes à l'université Paris-Nanterre.

ParcoursModifier

En 1995, il fait paraître son premier ouvrage : Objet perdu[3] Un collectif d'inspiration nihiliste qu'il dirige en collaboration avec Claude Alexandre et John Gelder et auquel collabore notamment Michel Houellebecq.

Il consacre la plupart de ses essais à la question du salut, de la technique et du corps, s'inspirant notamment d’Aristote, de Thomas d’Aquin, de Heidegger, d’Emmanuel Lévinas et de Günther Anders.

En 2012, après avoir vécu plusieurs années à proximité de Brignoles, dans le Var, où il enseigne la philosophie en lycée, il s'installe à Fribourg en Suisse où il dirige l'Institut Philanthropos.

Vie privéeModifier

FamilleModifier

En 1998, il se marie à l'actrice Siffreine Michel[4].

Il est père de neuf enfants[5]: Esther, Judith, Marthe, Elisabeth, Jacob, Joseph, Pierre, Moïse et Abigaël.

Convictions politiques et religieusesModifier

Il se déclare athée et anarchiste jusqu'en 1998, date à laquelle il se convertit au christianisme, lorsqu'une maladie sérieuse de son père le pousse à entrer dans une église du Quartier Latin[6].

Il se présente comme « juif de nom arabe et de confession catholique »[6].

Il est proche du Cardinal Barbarin, avec lequel il a écrit plusieurs livres[6].

ŒuvreModifier

Fabrice Hadjadj a publié plus d'une quinzaine de livres, qui recoupent trois différents genres littéraires :

  • le théâtre : À quoi sert de gagner le monde (2002)[7], Massacre des Innocents (2006)[8], Pasiphaé (2009)[9] ;
  • l'essai : Et les violents s'en emparent (1999), La Terre chemin du ciel (2002), Réussir sa mort (2005), La profondeur des sexes (2008), La foi des démons ou l'athéisme dépassé (2009), Le Paradis à la porte (2011) ;
  • le livre d'art : Passion Résurrection avec Arcabas[10] (2004), L'Agneau mystique : le retable des frères Van Eyck (2008), Jugement dernier, le retable de Beaune de Rogier van der Weyden (2010).

Depuis 2015, il est conseiller de rédaction de la revue d'écologie intégrale Limite. Comme les autres contributeurs, lecteurs de Karl Marx, de Jacques Ellul et d'Ivan Illich, il collabore à sa mesure au développement d'une pensée critique du capitalisme industriel, de l'idéologie de la croissance et de la consommation.

DistinctionsModifier

Le 6 février 2014, il est nommé membre du Conseil pontifical pour les laïcs[14],[15].

CollaborationModifier

Il collabore régulièrement au magazine d'art contemporain Artpress, au Figaro littéraire, à La Vie, au magazine de littérature Transfuge, à la revue d'écologie Limite ou au journal La Décroissance.

PublicationsModifier

EssaisModifier

ThéâtreModifier

Essais sur l'artModifier

EntretiensModifier

RécitsModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

DossiersModifier

Liens externesModifier

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