Félix de Merode

personnalité politique belge

Le comte Félix Philippe Balthazar Othon Ghislain de Merode, né à Maastricht le , mort à Bruxelles le , était un homme politique belge, frère de Frédéric de Merode.

Médaillon en bronze ornant le Monument au comte Félix de Merode

BiographieModifier

Il vécut à Paris sous le Premier Empire, où il fut élève (1808-1810) à la Maison d'éducation de la rue Notre-Dame-des-Champs (futur Collège Stanislas), fondée par l'abbé Liautard[1].

À la veille de l’entrée des troupes du prince Guillaume-Frédéric d’Orange-Nassau dans Bruxelles lors du soulèvement de 1830, Félix de Merode faisait partie du Comité de salut public, constitué à la hâte par la garde bourgeoise. Deux jours plus tard, il faisait partie de la délégation venue présenter au souverain à La Haye, les doléances de la bourgeoisie belge. Chrétien et libéral, il rêvait d’une synthèse entre les traditions religieuses et les institutions démocratiques.

Cependant, le jour de l’affrontement entre l’armée royale et les insurgés, le , comme la plupart de ses collègues, il s’éclipsa au château de Solre-sur-Sambre. Le sort des armes semblant favorable aux insurgés, il revint à Bruxelles et fut nommé membre du Gouvernement provisoire. Dès le , celui-ci proclama l’indépendance des provinces belges, chargea un Comité central de rédiger une constitution et décida de convoquer un Congrès national en vue de l’adopter. Une fois constitué, après le vote censitaire de 30 000 citoyens, le Congrès national reçut la démission du Gouvernement provisoire et choisit, au terme de débats animés, le régime de la monarchie constitutionnelle.

Après avoir soutenu la candidature d’Othon de Bavière et du duc de Nemours, fils de Louis-Philippe, au trône de Belgique, Félix de Merode se rallia à celle du prince Léopold de Saxe-Cobourg. Il prit part à la délégation envoyée à Londres pour sonder les intentions du futur roi.

Élu député, Félix de Merode obtint successivement les portefeuilles ministériels de la Guerre, des Affaires étrangères et des Finances. Proche du roi Léopold Ier, il fut nommé ministre d'État en 1831, mais démissionna en 1839 pour ne pas signer le traité de Londres, qui entraînait la cession par la Belgique d'une partie du Luxembourg et du Limbourg.

Mariages et descendanceModifier

Il épouse à Villersexel le Rosalie de Grammont (Paris, - Paris, ), fille du marquis Alexandre Marie François de Sales Théodule de Grammont (1765 - 1841) et de Angélique Françoise d'Assise Rosalie de Noailles (1767 - 1853), elle même belle-sœur de La Fayette. Ils eurent six enfants :

  • Théoduline Marie de Mérode ()
  • le comte Werner de Merode ( - ), homme politique français. Il épouse en 1843 Thérèse de Merode ;
  • Marie-Théoduline de Mérode ( - ), mariée en 1843 avec Alof de Wignacourt ;
  • Marie Anne de Merode ( - ), mariée en 1836 avec le comte de Montalembert, dont Félix de Merode soutint les vues politiques catholiques libérales ;
  • le comte Xavier de Merode ( - ), ecclésiastique, ministre du pape Pie IX et archevêque de Mélitène ;
  • Philippe de Merode (-1825)

En secondes noces, il épouse Philippine-Albertine de Grammont (1800-1847), sœur de sa première épouse. Celle-ci lui apporte le château de Maîche (Doubs), qui est finalement cédé à Werner puis à Anne de Mérode[2]. Félix et Philippine eurent une fille:

  • Marie-Albertine de Merode ( - ) qui fut religieuse.

Aujourd'hui, ses descendants vivent au château de Rixensart, dans une commune du Brabant wallon.

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Diptyques du Collège Stanislas renfermant la liste des anciens élèves, Paris, Impr. Œuvre de Saint-Paul, 1880, p. 30.
  2. Jean-Michel BLANCHOT, Pages d'histoires de la franche-montagne, t.2, Maîche, Jardins de mémoire, , 180 p. (ISBN 2-9513708-2-2), p. 110
  3. http://www.ars-moriendi.be/FELIX_DE_MERODEFR.HTM

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Pages connexesModifier

Liens externesModifier