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Félix-Léonard de Roussy de Sales

noble et préfet
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Félix-Léonard de Roussy de Sales
Fonctions
Liste des préfets des Hautes-Alpes
-
Préfet de la Vendée
-
Préfet des Ardennes
depuis
Titre de noblesse
Marquis
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
Nationalité
Enfant
Eugène de Roussy de Sales (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Félix-Léonard de Roussy de Sales, né le et mort le , est un baron et un marquis en Savoie. Il est également préfet dans les Ardennes, dans le Poitou, dans les Alpes du Sud, en Vendée et dans les Deux-Sèvres.

Sommaire

BiographieModifier

OrigineModifier

Le comte de Foras, auteur de l'Armorial et Nobiliaire de l'Ancien Duché Savoie, relate que la famille de Roussy est originaire du Vigan, au diocèse d'Alais, en Languedoc, actuel département du Gard. Cette famille obtient la charge de secrétaire du roi en 1704[1],[2].

Le père de Félix-Léonard, Gabriel-François de Roussy commande une compagnie des Gardes-Françaises, sous Louis XVI. Il épouse Jeanne-Ange de Parouty le , qui lui donne quatre enfants dont Félix-Léonard, né le [2].

Ce dernier épouse le , Pauline-Françoise-Joséphine de Sales, dernière descendante de la branche cadette de la famille de Sales[2]. Pauline est la fille de Benoît de Sales, marquis de Sales et de Thrézon, comte de Duingt (…-1797), adjudant-général de cavalerie, réfugié à Turin en 1792, (mort à Turin en 1797), lors de l'invasion de la Savoie par les révolutionnaires français et de Claudine Alexandrine de Grollier, fille de la marquise de Grollier. « La considérable fortune des Sales les plaçait, à la veille de la Révolution, au premier rang de la noblesse avec des biens évalués à deux millions et demi, dont un million en terres et en immeubles à Annecy et dans une dizaine de paroisses des alentours, un hôtel particulier à Annecy, des châteaux à Duingt, Groisy, Talloire, Trésum et Thorens, des collections de tableaux, etc »[3]

CarrièreModifier

Sous le régime du Premier Empire, à la suite de ses études supérieures, Félix-Léonard de Roussy est nommé auditeur au Conseil d'État à Paris le , à un moment où Napoléon cherche à se concilier la noblesse de l'Ancien Régime. Puis, il est envoyé comme Sous-préfet à Annecy en 1813[2]. Il reste en place jusqu'à l'occupation de la partie nord de l'ancien duché de Savoie par les troupes autrichiennes en 1814, puis à nouveau du à [4].

Sur place, son mariage lui permet de s'imposer au sein des familles savoyardes et des notables de la région, à la différence de ses prédécesseurs à la sous-préfecture, dans un territoire à l'identité forte et resté rétif aux représentants du pouvoir parisien, face notamment aux levée massives de nouvelles recrues destinées aux guerres de l'Empire [5].

Sous le régime de la Première Restauration, il est nommé Préfet des Ardennes. Il y succède au tout premier préfet napoléonien, le baron Joseph Frain, qui était resté quatorze années en fonction[2]. Nommé le 10 juin 1814, il arrive à Mézières le 7 août 1814[2] et il est remplacé le 22 mars 1815, au retour de l'Empereur Napoléon[6].

Sous le régime des Cent-Jours, il est évincé de son poste, du fait de ses convictions royalistes. Après la bataille de Waterloo, et la seconde abdication de l'Empereur, il s'attend à être replacé à Mézières[7]. Mais un autre est nommé. Il crie à l'injustice auprès du ministre et obtient d'être désigné préfet de la Vendée, dans un territoire très symbolique[8]. Après un passage par la Préfecture des Deux-Sèvres, (Niort), il termine sa carrière à Gap avec le poste de préfet des Hautes-Alpes.

Le , Félix-Léonard de Roussy est élevé au rang de marquis par le roi de Sardaigne Charles-Félix de Savoie[9].

Il quitte sa carrière à la révolution de 1830 et demeure, jusqu'à la mort du roi de France Charles X, le représentant secret de celui-ci auprès de Charles-Albert de Savoie, roi de Sardaigne[9]. Par Lettres patentes, du roi Victor-Emmanuel II de Savoie, en date du 13 avril 1857, il reçoit l'autorisation de relever le nom de la famille de Sales, de le joindre à celui de Roussy et de le transmettre à sa descendance[1]. Charles X l'a également nommé gentilhomme de la Chambre. Félix-Léonard meurt le 14 juillet 1857.

DistinctionsModifier

Le marquis Félix-Léonard de Roussy de Sales est chevalier de la Légion d'honneur et commandeur de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare.

FamilleModifier

Le marquis et la marquise Félix-Léonard de Roussy de Sales sont les parents de six enfants :

  • Paul-François-Jean, marquis de Roussy de Sales (1817-…), épouse en Ire noce Élisabeth de Laveau (…-1855), dont postérité; en 2e noce, Rosaro Nieto de Molina, (dont postérité).
  • Alexandrine de Roussy de Sales, morte en bas âge.
  • Bonne-Alix de Roussy de Sales (1826-1910), qui épouse en 1855 Paulin Bastide de Malbosc (1814-1900), fils de Jules de Malbos, (dont postérité).
  • Marie-Françoise de Roussy de Sales (1819-1842), épouse en 1838 Édouard Muffat de Saint-Amour, marquis de Chanaz, comte de Rossillon. (Sans postérité).
  • Eugène-François-Félix-Joseph, comte de Roussy de Sales (1822-1915), épouse Renée de Brosses (…-1868), (dont postérité), capitaine d'artillerie et député de la Savoie au Parlement de Savoie.
  • Félix-François-Louis-Philippe, baron de Roussy de Sales (1824-1862), épouse Marie de Fayet (…-1864), (dont postérité).

La marquise Félix de Roussy de Sales teste le 12 avril 1851, léguant ses biens du domaine de Thorens à son fils Eugène et sa part de Trésum (Annecy) à son fils Félix. Celui-ci est un militaire, député de la Savoie au Parlement de Turin. Elle meurt le 14 août 1852.

Les descendants du comte Eugène de Roussy de Sales habitent toujours leur château de Thorens, en Haute-Savoie.

Armoiries familialesModifier

Figure Blasonnement
 

Écartelé: aux 1 et 4 : d'azur, à la licorne passante d'or au chef du même ; aux 2 et 3 : d'azur, à 2 fasces d'or remplies de gueules et accompagnées d'un croissant d'or en chef et de 2 étoiles d'argent, une en abîmes l'autre en pointe

Notes et référencesModifier

  1. a et b Comte de Foras. Nobiliaire de Savoie, volume 5 page 286
  2. a b c d e et f Madeleine Molinier, « Félix de Roussy, préfet des Ardennes, sous la 1re Restauration 1814-1815 », Revue Historique Ardennaise, no 19,‎ , p. 63
  3. André Palluel-Guillard, L'aigle et la croix : Genève et la Savoie, 1798-1815, Éditions Cabedita, , 662 p. (ISBN 978-2-8829-5260-8), p. 229.
  4. Romain Maréchal, « La Savoie 1814-1815 », Dossiers thématiques : XIXe siècle, sur le site de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie,  : « ANNEXES complémentaires à l'ouvrage paru en 2016 : La Savoie occupée, partagée, restaurée 1814-1815. « Le personnel politique » ».
  5. André Palluel-Guillard, L'aigle et la croix : Genève et la Savoie, 1798-1815, Éditions Cabedita, , 662 p. (ISBN 978-2-8829-5260-8), p. 314.
  6. Madeleine Molinier, « Félix de Roussy, préfet des Ardennes, sous la 1re Restauration 1814-1815 », Revue Historique Ardennaise, no 19,‎ , p. 71
  7. Madeleine Molinier, « Félix de Roussy, préfet des Ardennes, sous la 1re Restauration 1814-1815 », Revue Historique Ardennaise, no 19,‎ , p. 72-73
  8. Émile Gabory, Les Bourbons et la Vendée, Perrin, 1947, 363 pages, page 60
  9. a et b Néje Déon, « Félix Léonard de Roussy marquis et préfet », L'Union,‎ (lire en ligne).

Voir aussiModifier

SourcesModifier

Ouvrages et articles classées par année de parution.

  • Amédée de Foras, (Successeur, Baron d'Yvoire), Nobiliaire et Armorial de l'Ancien Duché de Savoie, Allier, Grenoble, 1909 Vol. 5, page 286.
  • Émile Gabory, Les Bourbons et la Vendée, Éditions Perrin, 1947, 363 pages.
  • (it) Luigi Mondini, Un'imagine insolita del Risorgimento, dalle memorie del conte Eugenio de Roussy de Sales, Rome, Stato maggiore dell'Esercito, , 284 p..
  • Madeleine Molinier, « Félix de Roussy, préfet des Ardennes, sous la 1re Restauration 1814-1815 », Revue Historique Ardennaise, no 19,‎ , p. 63-85.
  • André Palluel-Guillard, L'aigle et la Croix - Genève et la Savoie 1709-1815, Cabédita, CH. Bière, 1999.
  • Gilles Bertrand (dir.), « Entre identité provinciale et identité nationale. Le cas des militaires savoyards et niçois au moment de l'Unité (1848-1871) », dans Identité et Cultures dans le monde Alpin et Italien (XVIII° - XX° siècle), Paris, Éditions L'Harmattan, (ISBN 2738498310, lire en ligne), p. 72-92 (inscription nécessaire) – via L'Harmattan.

Articles connexesModifier