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Emmanuel Pierrat

avocat et écrivain français
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Emmanuel Pierrat
Emmanuel Pierrat.jpg
Emmanuel Pierrat en 2018.
Fonctions
Président
PEN Club français
depuis
Conservateur
Musée du Barreau de Paris
depuis
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Autres informations
Distinction

Emmanuel Pierrat (né le [1] à Nogent-sur-Marne[2]) est avocat au Barreau de Paris, spécialisé dans le droit de la culture et de l'information.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Né dans un milieu modeste, il grandit à Pantin[3].

ÉtudesModifier

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Après des études à l'université Paris II (DEA de droit de la propriété industrielle, littéraire et artistique, licence de communication de l'Institut français de presse) et à Louvain-la-Neuve (Belgique), Emmanuel Pierrat a prêté serment auprès du barreau de Paris en 1993.

Depuis 1997, il est titulaire du certificat de spécialisation en droit de la propriété intellectuelle. Il co-préside les jurys du Conseil national des barreaux délivrant les mentions de spécialisation « Droit de la propriété intellectuelle » et « Droit des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication ».

Carrière d'avocatModifier

Avocat au barreau de Paris depuis 1993, Emmanuel Pierrat est membre du Conseil national des barreaux et ancien membre du Conseil de l'Ordre.

Il exerce aussi la fonction de conservateur du Musée du Barreau de Paris et il est directeur de La Grande Bibliothèque du droit[4].

En 2003, il fonde le cabinet d'avocats portant son nom, composé d'une dizaine d'avocats, et le codirige avec Sophie Viaris de Lesegno. En 2017, il s'associe[5] avec le pénaliste Carbon de Seze, ancien Secrétaire de la Conférence et ancien membre du Conseil de l'Ordre.

En tant que juriste, Emmanuel Pierrat a enseigné le droit à l'université Paris 13[6] (1998-2008), au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFP) (1998-2010), au Centre de conseil et de formation professionnelle (CECOFOP) (1997-2004), à l’École nationale des arts décoratifs (1998-2010), à l’École nationale des Gobelins (2004-2013), à l’Institut national de la formation de la librairie (INFL) (2005-2012)[7].

Comme avocat, il a notamment défendu Michel Houellebecq en 2002 pour ses propos sur l'Islam dans Lire en 2001[8], ou encore le propriétaire du nom de domaine Jeboycottedanone.com dans la procédure lancée par Danone[9].

Il défend en 2016 le député Denis Baupin, accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement sexuel par quatre femmes[10]. Après avoir, sans succès, demandé que l'enquête ne soit pas publiée[11], Pierrat est chargé par son client de poursuivre les auteures de témoignages, Mediapart et Europe1 pour « diffamation » ; finalement, son client est condamné pour « procédure abusive » en avril 2019[12].

Il est ancien membre du Conseil national des barreaux[13], ancien membre du Conseil de l'Ordre et conservateur du Musée du Barreau de Paris[14]. Il est aussi romancier, traducteur[15], essayiste[15]. Depuis le 18 janvier 2018, il est président du PEN Club français[16].

Carrière politique et associativeModifier

En politique, il a été candidat lors de plusieurs élections sous les couleurs du Mouvement des citoyens. Lors des municipales de mars 2008, il a été présenté en troisième position sur la liste Paris, « Un temps d’avance », pour la majorité de gauche de Bertrand Delanoë, dans le 6e arrondissement où il exerça les fonctions de conseiller municipal. Aux municipales de 2014, il est candidat à la tête d'une liste d'ouverture écologiste, mais n'est pas réélu.

Alors vice-président de l'association, il a été élu, le 18 janvier 2018, président du PEN Club français.

Par ailleurs, en tant que membre du Conseil d'orientation du Centre africain pour la formation à l'édition et à la diffusion (CAFED, Tunis), il effectue de fréquentes missions d'expertise et de formation concernant le droit de la culture dans toute l'Afrique, le Proche et le Moyen-Orient, ainsi qu'en Inde.

Emmanuel Pierrat est membre du Comité directeur de l'Union internationale des avocats (UIA) et administrateur de l'AFPIDA, section française de l'Association littéraire et artistique internationale (ALAI), ainsi que membre de l'association Art et Droit, et adhérent de la société Les Amis du musée du quai Branly.

En juin 2018, il est élu secrétaire général du Musée Yves Saint Laurent Paris.

Il est franc-maçon depuis le début des années 2000, membre de la loge Montmorency-Luxembourg du Grand Orient de France et, comme il le déclare dans le documentaire de 2014 Mes questions sur la franc-maçonnerie de Serge Moati et Alice Cohen, « j'ai besoin d'aller en loge chaque semaine ».

Connu pour son engagement en faveur du mariage homosexuel, il a été défenseur des mariés de Bègles[17].

En avril 2019, il est élu Président du comité pour la Paix du PEN International.

Éditeur, auteur, chroniqueur, acteurModifier

En tant qu'éditeur, Emmanuel Pierrat est cofondateur, en 2004, des maisons d'édition Privé (avec deux associés Guy Birenbaum et Pierre-Louis Rozynès)[18] et Cartouche (avec Léo Scheer)[19].

Il a été aussi directeur de la collection « L'Enfer » chez Arléa, Blanche et Flammarion[6].

Depuis 1997, il écrit chaque semaine une chronique juridique pour le magazine professionnel Livres-Hebdo, qui a pris la forme d'un blog judiciaro-littéraire[20] sur le site de ce dernier. Il écrit aussi régulièrement dans diverses revues sur le droit d'auteur et le droit du marché du livre. Il a, d’ailleurs, collaboré en qualité de chroniqueur avec Têtu[21], Caractère, Elle et L'Œil[22].

En 2016 et 2017, il est intervenu chaque mercredi soir dans Le Duel des avocats, sur CNews, pour commenter l'actualité. Depuis le début de l'année 2018, il intervient régulièrement sur BFM.

Il a signé plusieurs essais sur la culture, la justice ou encore la censure, et en particulier La Guerre des copyrights (Fayard, 2006), Antimanuel de droit (Bréal, 2007), La Justice pour les nuls (First, 2007 et 2013), La Liberté sans expression ? Jusqu’où peut-on dire, écrire, dessiner (Flammarion, 2015), Nouvelles morales, nouvelles censures (Gallimard, 2018).

Emmanuel Pierrat est le président du jury du Prix Sade[23].

En 2014, il joue dans la pièce d'Éric Vigner adaptée du procès Brâncuși, Brâncuşi contre les États-Unis[24], au Musée d'art moderne de la ville de Paris.

En 2015, il tient son propre rôle dans Voyage en post-histoire[25], long-métrage de Vincent Dieutre.

FamilleModifier

Il est le frère du journaliste et écrivain Jérôme Pierrat.

PublicationsModifier

Fictions et récitsModifier

EssaisModifier

  • 2018 :
    • Nouvelles morales, nouvelles censures, Paris, Gallimard, 176 p. (ISBN 9782072801785)
    • Le Grand Livre de la censure, Paris, Plon, 336 p. (ISBN 978-2259265003)
    • Défrayer la chronique. « Omar m’a tuer » : l’affaire Raddad, 1994, suivi de « Il pleure, il pleure ! » : l’affaire Troppman, 1869, Paris, Points, 44 p. (ISBN 978-2-7578-7198-0)
    • Raconter la grande histoire, « J’accuse » : l’affaire Dreyfus, 1894, suivi de « Surtout ne confiez pas les enfants à la préfecture » : l’affaire Papon, 1997, Paris, Points, 60 p. (ISBN 978-2-7578-7199-7)
    • Politiser la justice, « Juger Mai-68 », suivi de « J’ai choisi la liberté » : l’affaire Kravchenko, 1949, Paris, Points, 48 p. (ISBN 2757872001)
    • « Ils ne savent pas tirer » : l’affaire du Petit-Clamart – 1963, suivi de « On aime trop l’argent » : l’affaire Stavisky – 1935, Paris, Points, 46 p. (ISBN 978-2-7578-7170-6)
    • « Elles sont ma famille. Elles sont mon combat » : l’affaire de Bobigny – 1972, suivi de « Vous avez trouvé 11,9 mg d’arsenic » : l’affaire Besnard – 1952, Paris, Points, 46 p. (ISBN 978-2-7578-7169-0)
    • « Vous injuriez une innocente » : l’affaire Grégory – 1984, suivi de « Si Violette a menti » : l’affaire Nozière – 1934, Paris, Points, 46 p. (ISBN 9782757871683)
    • Pierre Simon, médecin d’exception. Du combat pour les femmes au droit de mourir dans la dignité, Paris, Don Quichotte, 336 p. (ISBN 2359496190)
    • La France des vaincus passe à la barre, Paris, First, 400 p. (ISBN 2412026904)
  • 2019 :
    • « On veut ma tête, j'aimerais en avoir plusieurs à vous offrir » : L'affaire Landru, 1921, suivi de « Nous voulons des preuves » : L'affaire Dominici, 1954, Paris, Points, 48 p. (ISBN 978-2757873007)
    • « Totalement amoral » : L'affaire du Dr Petiot, 1946, suivi de « Vive la France, quand même ! » : L'affaire Brasillach, 1945, Paris, Points, 48 p. (ISBN 978-2757873014)
    • « Les excuses de l'institution judiciaire » : L'affaire d'Outrau, 2004, suivi de « Je désire la mort » : L'affaire Buffet-Bontems, 1972, Paris, Points, 48 p. (ISBN 978-2757872994)
    • Les secrets de l'affaire « J'accuse », Paris, Calmann Lévy, 336 p. (ISBN 978-2702162965)

Livres illustrés et livres d'artModifier

Ouvrages sur la franc-maçonnerieModifier

  • 2009 : Le Paris des francs-maçons, en collab. avec Laurent Kupferman, Paris, Le Cherche Midi, coll. « Documents », rééd. 2013, 178 p. (ISBN 978-235729001-3, présentation en ligne)
  • 2011 : Les Grands Textes de la franc-maçonnerie décryptés, en collab. avec Laurent Kupferman, Paris, First, 482 p. (ISBN 978-2-7540-1982-8)
  • 2012 : Ce que la France doit aux francs-maçons, en collab. avec Laurent Kupferman, Paris, First, 284 p. (ISBN 978-2-7540-3221-6)
  • 2013 : Les Secrets de la franc-maçonnerie, Paris, Vuibert, 226 p. (ISBN 978-2-311-00765-7)
  • 2016 :
    • Les Francs-maçons sous l'Occupation. Entre résistance et collaboration, Paris, Albin Michel, 2016, 368 p. (ISBN 978-2226320049), rééd. Le Grand Livre du Mois, 2016
    • Dieu, les religions et les francs-maçons, Paris, First, 320 p. (ISBN 978-2754070508)
  • 2017 : Les Francs-maçons et le pouvoir, Paris, First, 320 p. (ISBN 978-2754070515)

Ouvrages juridiquesModifier

  • 1995 : Guide du droit d'auteur à l'usage des éditeurs, Paris, Éditions du Cercle de la librairie, 190 p. (ISBN 978-2-7654-0576-4)
  • 1998 : Le Droit d’auteur et l’édition, Paris, Éditions du Cercle de la librairie, 1998, rééd. 2005 et 2013, 498 p. (ISBN 978-2-7654-1385-1)
  • 2000 : Le Droit de l'édition appliqué : Chroniques juridiques de Livres Hebdo, vol. 1, Paris, Éditions du Cercle de la librairie, coll. « Droit du Livre », 256 p. (ISBN 978-2-7654-0783-6, présentation en ligne)
  • 2001 :
  • 2002 :
    • Le Droit de l'édition appliqué : Chroniques juridiques de Livres Hebdo, vol. 2, Paris, Éditions du Cercle de la librairie, coll. « Droit du Livre », 158 p. (ISBN 978-2-7654-0838-3, présentation en ligne)
  • 2011 :
    • Les Contrats de l'édition, Paris, Éditions du Cercle de la librairie (editionsducercledelalibrairie.com), uniquement disponible sur support numérique
  • 2016 : Le Guide du jeune avocat, Paris, LexisNexis, 958 p. (ISBN 978-2711026500)
  • 2018 : Code de la liberté d'expression. Textes et jurisprudences, en collab. avec Vincent Ohannessian, Paris, Anne Rideau Éditions, 446 p. (ISBN 978-2-37028-020-6)

TraductionsModifier

RéférencesModifier

  1. Pierrat, Emmanuel, notice d'autorité personne n°FRBNF12196689, catalogue Bn-Opale Plus, Bibliothèque nationale de France, 8 avril 1991.
  2. Serge Safran, « Emmanuel Pierrat, l'avocat de l'Enfer », Le Magazine littéraire, no 390,‎ (résumé).
  3. https://www.grands-avocats.com/avocats/emmanuel-pierrat/
  4. lagbd.org.
  5. « L'équipe », Cabinet Pierrat & de Seze,‎ (lire en ligne, consulté le 30 septembre 2018)
  6. a et b Jean-François Josselin, « Brève rencontre avec… Emmanuel Pierrat : “Payé pour lire” », Le Nouvel Observateur, no 1897,‎ (lire en ligne).
  7. Who's Who in France 2018, Lafitte-Hébrard, , p. 1775
  8. Denis Demonpion, Houellebecq non autorisé : Enquête sur un phénomène, Maren Sell éd., , 376 p. (ISBN 2-35004-022-4).
  9. Alexandre Piquard, « Danone contre le boycott : l’affaire à suivre », sur Transfert.net.
  10. « Comment l'avocat de Denis Baupin tente d'organiser sa défense », sur France TV info, (consulté le 20 février 2018)
  11. « Denis Baupin demande à Mediapart de se censurer », sur blogs.mediapart.fr, .
  12. « Affaire Baupin : relaxe pour les journalistes et les femmes qui accusaient l’ancien député », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2019)
  13. Il y a été élu en 2015 vice-président de la commission des Affaires européennes et internationales.
  14. « Musée du Barreau de Paris », sur www.museedubarreaudeparis.com (consulté le 30 septembre 2018)
  15. a et b Jacques Nerson, « Un récit d'Emmanuel Pierrat : Pierrat, l'insomniaque », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne) : « l'auteur de 6 romans, 17 essais, 7 ouvrages juridiques et 3 traductions ».
  16. « P.E.N Club français », sur www.penclub.fr (consulté le 30 septembre 2018)
  17. « L'annulation du 1er mariage gay de Bègles était légale (CEDH) », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 septembre 2018)
  18. N. B., « Création des éditions Privé par Guy Birenbaum, Pierre-Louis Rozynès et Emmanuel Pierrat », La République des Lettres,‎ (lire en ligne).
  19. Alain Beuve-Méry, « Bienvenue chez les Mapuches et les Gagaouzes », Le Monde des Livres,‎ .
  20. « Chronique Juridique | Livres Hebdo », sur www.livreshebdo.fr (consulté le 30 septembre 2018)
  21. Cf. Le Livre noir de la censure, sur le site de la bibliothèque municipale de Lyon.
  22. Emmanuel Pierrat, sur Evene.
  23. Composition du jury du prix.
  24. GAYA - La nouvelle agence, « Brancusi contre Etats-Unis - Eric Vigner | Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris », sur www.mam.paris.fr (consulté le 30 septembre 2018)
  25. « Voyage en Post-Histoire de Vincent Dieutre - (2015) - Film - » (consulté le 30 septembre 2018)
  26. (fr) « “Pommes Libertines”, livre d'Emmanuel Pierrat et Richard Conte ». Site Actualité du livre. Consulté le 5 février 2010.

AnnexesModifier