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Didier Paillard

personnalité politique française
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Didier Paillard
Illustration.
Didier Paillard au micro entouré de sa première adjointe et de la préfète déléguée à l'égalité des chances.
Fonctions
Maire de Saint-Denis

(11 ans, 11 mois et 23 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Patrick Braouezec
Successeur Laurent Russier
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis (France)
Nationalité Française
Parti politique PCF

Didier Paillard, né le (64 ans) à Saint-Denis, ouvrier chimiste, est un homme politique français. Il est maire communiste de Saint-Denis entre 2004 et 2016.

Parcours politiqueModifier

Ajusteur outilleur dans les usines de la Plaine Saint-Denis, son père Léon Paillard est candidat sur la liste du PCF qui s'oppose au maire PPF Jacques Doriot aux élections municipales de 1935. Il est déporté pour faits de résistance au camp de Buchenwald dont il revient vivant en 1945[1]. Didier Paillard obtient un BEP d'appareil en industrie chimique et travaille dès 19 ans et pendant quatre ans comme ouvrier chimiste à la Pharmacie centrale de France, avant de se consacrer pleinement à son activité militante. Membre du Parti communiste français et de la Jeunesse communiste depuis 1971, il devient conseiller municipal de Saint-Denis en 1977, puis maire-adjoint en 1983[1].

Didier Paillard devient maire de Saint-Denis le , à la suite de la démission de Patrick Braouezec, qui prend la présidence de la communauté d'agglomération Plaine Commune.

Il est également conseiller général du canton de Saint-Denis-Nord-Est, de 1994 à 2008[2]. Il ne se représente pas. Bally Bagayoko, maire-adjoint de Saint-Denis, lui succède[3].

Engagé dans la construction du Front de gauche, il est membre du conseil national de campagne de ce dernier lors de l'élection présidentielle de 2012[4].

Il est réélu à l'occasion des élections municipales de mars 2014, obtenant au premier tour 40,22 % des voix, le seul candidat pouvant se maintenir contre lui étant la liste du parti socialiste à 34,30 %[5]. La commune devient un symbole en tant que dernière ville de plus de 100 000 habitants ayant un maire communiste. Le maintien de la liste socialiste au second tour, même si elle n'est pas parvenue à profiter de l'absence de liste de droite ou d'extrême droite, a créé une tension à gauche[6]. Didier Paillard l'emporte avec 50,5 % des voix face à la liste socialiste conduite par le député Mathieu Hanotin, considéré comme un « bébé Bartolone ». Une autre ville de plus de 100 000 habitants, Montreuil, est repassée sous la houlette d'un maire communiste, en Île-de-France, aux mêmes élections, le Parti communiste perdant par contre face à la droite Saint-Ouen, Bobigny et Le Blanc-Mesnil, dans le département, et dans la « ceinture rouge »[7].

Le , Didier Paillard annonce sa prochaine démission de ses fonctions de maire de Saint-Denis[8]. Le le conseil municipal de Saint-Denis désigne Laurent Russier pour lui succéder[9].

Référendum de 2006 sur le droit de vote des étrangersModifier

Le , Saint-Denis est une des premières villes de France à organiser un référendum citoyen sur le droit de vote des résidents étrangers[10].

Le scrutin, organisé par Didier Paillard et soutenu par des personnalités comme François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Danielle Mitterrand (PS) et Mouloud Aounit (MRAP), a été jugé illégal par le tribunal administratif de Cergy[11].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Didier Paillard », ville-saint-denis.fr (consulté le 19 octobre 2016)
  2. « Vos élus », sur le site du département de la Seine-Saint-Denis.
  3. Élodie Soulié, « Les nouveaux visages du département », leparisien.fr, (consulté le 3 décembre 2016)
  4. « Les 118 membres du Conseil national de campagne du Front de gauche », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  5. « Saint-Denis, le maire Didier Paillard unit toute la gauche anti-austérité », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  6. « Saint-Denis: le FN fait monter la tension entre PS et PCF », Le Point,‎ (lire en ligne)
  7. « En Seine-Saint-Denis, percée historique de la droite, qui prend Bobigny au PCF », Le Point,‎ (lire en ligne).
  8. Gwenaël Bourdon, « Le maire PCF de Saint-Denis va passer la main », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  9. Sébastien Banse, « Laurent Russier succède à Didier Paillard », Le JSD,‎ (lire en ligne)
  10. « Les habitants de Saint-Denis favorables au droit de vote des étrangers aux élections locales », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. « Le droit de vote des étrangers à Saint-Denis refusé », Libération,‎ (lire en ligne)

Lien externeModifier

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