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Cour-sur-Heure

section de Ham-sur-Heure-Nalinnes, Belgique
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cour.

Cour-sur-Heure
Cour-sur-Heure
Le village
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Commune Ham-sur-Heure-Nalinnes
Code postal 6120
Zone téléphonique 071
Géographie
Coordonnées 50° 17′ nord, 4° 23′ est
Localisation

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Cour-sur-Heure

Cour-sur-Heure (en wallon Cour) est une section de la commune belge de Ham-sur-Heure-Nalinnes située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

ÉtymologieModifier

Le nom de Cour-sur-Heure trouve son origine dans le gallo-roman CORTE, terme issu ultimement du latin cohors, cohortis signifiant « ferme » mais aussi « court de ferme », « enclos » et qui a donné en ancien français cort, curt > court, orthographié « cour » d'après curia, par étymologie erronée. On retrouve d’ailleurs cette racine dans le mot wallon corti « jardin », mais qui représente le dérivé cortilis, curtilis > ancien français courtil « jardin ». Le nom Heure est celui du cours d’eau, l'Eau d'Heure, anciennement l'Heure, qui traverse le village[1].

GentiléModifier

Les habitants de Cour-sur-Heure sont les Courois. Leur blason populaire est Bidaudus[2].

HistoireModifier

Il est fait mention pour la 1re fois du domaine agricole de « Curt » dans la seconde version du pouillé des biens de l’abbaye de Lobbes au XIe ou XIIe siècle. Il s’y trouve une chapelle, annexe de la paroisse de Berzée. En 1243, le doyen du concile de Thuin atteste que l’abbaye d’Aulne n’est pas tenue de fournir les cloches ni à Berzée, ni à Cour.

À la demande de l’écuyer Jean de Glymes, chanoine de Saint-Barthélemy à Liège et seigneur de Cour, la chapelle est érigée en église paroissiale en 1589 par l’évêque de Namur, sous le patronage de saint Jean-Baptiste. Cette nouvelle paroisse dépend du concile de Biesme puis de celui de Walcourt.

Cette église est remplacée en 1880 par un nouveau bâtiment dû à l’architecte Auguste Cador, de Charleroi[3].

Au XIIIe siècle, la terre de Cour entre dans le patrimoine des seigneurs Morialmé, propriétaire également d’Ham-sur-Heure et Nalinnes.

En 1512, elle passe aux mains des Glymes qui la garderont jusqu’à la fin de l’Ancien Régime[4].

À ce sujet, une étude de Marc Belvaux, un généalogiste, nous apprend que ces nouveaux seigneurs du lieu — des Glynes, ou en thiois, des Gelinden, du pays de Looz (ou Borgloon, dans le Limbourg) — se sont approprié le nom et les armes des Glymes du Brabant à la fin du XVIe siècle[5].

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Monuments funérairesModifier

L'église compte plusieurs monuments funéraires dont la grande pierre tombale d'Antoine de Glymes et de Jehenne de Ferro, seigneurs du lieu[6], tous deux décédés en 1588, représentés en gisants avec leurs armoiries respectives.

TransportsModifier

Le village de Cour-sur-Heure est desservi par les trains circulant sur la ligne 132 allant de Charleroi à Couvin.

Article détaillé : Gare de Cour-sur-Heure.

ÉconomieModifier

Le village a toujours vécu de l’agriculture et notamment de la culture de la betterave avant la Première Guerre mondiale. À partir de 1850, on[Qui ?] ouvre des carrières de pierres calcaires. 

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Jacques Jespers, Le nouveau dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Bruxelles, Éditions Racine, , 752 p. (ISBN 978-2873867331), p. 225
  2. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne), p. 36.
  3. Abbé Auguste Soupart, Histoire du doyenné de Thuin, tome II : Les paroisses, n° 14, cahier du Musée de Cerfontaine n° 203, 1996.
  4. Cécile Dumont, Communes de Belgique, Crédit Communal, 1980.
  5. Marc Delvaux, Les Glymes, de Cour-sur-Heure, sont-ils réellement des Glymes ? Essai de réponse et généalogie de cette famille, Le Parchemin, n° 353, pp329-354, 2004.
  6. Marc Delvaux, Les Glymes, de Cour-sur-Heure, sont-ils réellement des Glymes ? Essai de réponse et généalogie de cette famille., pop 339-343, avec une photo.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • André Lépine, « La ligne 132 en cartes postales anciennes », Cahier du Musée de Cerfontaine n° 500, 120 vues, no 500,‎ .
  • L. Soudan, Les curés de Cour-sur-Heure, Bulletin SPRA Charleroi, 1952, pp 33-42.
  • L. Soudan, La terre et seigneurie franche de Cour-sur-Heure, Bulletin SRPA Charleroi, 1958, pp 26-43.
  • Marc Belvaux, Les Glymes de Cour-sur-Heure, sont-ils réellement des Glymes. Essai de réponse et généalogie de cette famille, Le Parchemin, 2004, n° 353, pp 329-354

Liens externesModifier