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Coublanc (Saône-et-Loire)

commune française du département de Saône-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Coublanc.

Coublanc
Coublanc (Saône-et-Loire)
Façade de l'église.
Blason de Coublanc
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Charolles
Canton Canton de Chauffailles
Intercommunalité Communauté de communes La Clayette Chauffailles en Brionnais
Maire
Mandat
Christine Delille
2014-2020
Code postal 71170
Code commune 71148
Démographie
Gentilé Coublandis
Population
municipale
843 hab. (2016 en diminution de 4,75 % par rapport à 2011)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 29″ nord, 4° 16′ 25″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 570 m
Superficie 8,76 km2
Localisation

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Liens
Site web coublanc-71.com

Coublanc est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Le territoire municipal de Coublanc constitue approximativement un quadrilatère d'un peu moins de 9 km2. Ce territoire forme un saillant au sud du département de Saône-et-Loire à l'intérieur du département de la Loire. Les communes voisines Écoche à l'est, Mars au sud et Maizilly à l'ouest appartiennent à ce dernier département. La commune de Coublanc est la commune la plus méridionale du département de Saône-et-Loire et donc de la région Bourgogne-Franche-Comté. elle se trouve ainsi séparée seulement par 290 km de la Mer Méditerranée à vol d'oiseau quand Dijon, la capitale régionale, est à 140 km.

Communes limitrophesModifier

  Tancon Saint-Igny-de-Roche
(Saône-et-Loire)
 
Maizilly
(Loire)
N Écoche
(Loire)
O    Coublanc    E
S
Mars (Loire)

HydrographieModifier

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Les eaux courantes à la surface de la commune s'écoulent dans deux directions opposées : les 4/5 nord sont drainés par le réseau Pontbrenon-Aron tandis que le 1/5 sud dirige ses eaux vers le Chandonnet, l'ensemble relevant cependant du bassin versant du Sornin et de la Loire.

L'Aron descend de Belmont-de-la-Loire et entre à Coublanc en alimentant l'étang de Cadolon (dont une petite partie sud-ouest relève de la commune) délimitant alors le territoire municipal en face à Saint-Igny-de-Roche. À Cadolon, le débit de l'Aron, tel qu'observé en juillet 2005, est de 57 l./s., l'étiage quinquennal ayant été mesuré à 14 l./s. seulement. La rivière après avoir accompli une large courbe à travers le territoire municipal de Saint-Igny, à partir du secteur de Vert Pré et sur 1,5 km, sert de limite entre Coublanc et Tancon. Au Pont des Rigoles, l'Aron reçoit son petit affluent de rive gauche nommé le Pontbrenon. Ce "conflans" ayant d'ailleurs donné son nom à Coublanc (confluent). Un peu après avoir reçu le Pontbrenon, le débit de l'Aron (juillet 2005) s'élève à 98,90 l/s., l'étiage quinquennal étant de 29 l./s.

Alors que l'Aron ne fait que longer la commune de Coublanc son affluent le Pontbrenon (dont la source est à Écoche) est l'authentique cours d'eau coublandi. Il traverse la commune sur près de 3 km dans sa partie nord mais en drainant la plus grande partie des eaux courantes du territoire municipal, ce qui représente à peu de chose près la moitié de son bassin versant de 15 km2. Le débit de ce ruisseau est loin d'être négligeable puisqu'au Pont de Rigoles il roule 32,50 l/s (observation de juillet 2005), l'étiage quinquennal étant de 9 l/s. L'Aron et le Pontbrenon dont le cours se dirige de l'est à l'ouest ont une direction conséquente/. La partie sud de la commune est la seule échappe au bassin de l'Aron-Pontbrenon, là où au fond de deux vallons d'orientation méridienne coulent deux ruisselets tributaires indirects du Chandonnet.

Relief et géologieModifier

La nature géologique de ses terrains, essentiellement cristallins, inclut l'aire communale de Coublanc dans l'ensemble des Monts du Beaujolais même si elle n'appartient qu'au degré inférieur de ce massif. Le granit cesse d'affleurer à peu près exactement sur les limites ouest de la commune là où commence à s'imposer le revêtement argilo-calcaire dans lequel sont modelées les collines du Charluais. L'intégration du territoire communal de Coublanc dans les reliefs beaujolais est rendue sensible par la vue qui s'offre, à partir des points hauts de la commune, sur le degré moyen de ces reliefs représenté au nord-est par la Montagne de Dun et au sud-est par le Bois de Joux et le Bois Grangent, dominant le village du Cergne, deux môles avancés du massif, dont l'altitude se situe autour de 700 mètres d'altitude. Enfin plus loin au nord-ouest se détache sur l'horizon l'étage supérieur représenté par les 1 009 mètres du Mont Saint-Rigaud. C'est donc dans des terrains cristallins qu'a été aménagé par la tectonique et l'érosion le relief de la commune. L'examen de la répartition de ce relief conduit à mettre à part un gros bombement boisé qui en occupe les parties est et sud-est. Cette protubérance granitique qui sépare Coublanc de la commune ligérienne d'Écoche atteint 587 m. d'altitude entre le Bois Gauthay à Coublanc et le village Berthillot à Écoche mais se prolonge sur des cotes d'altitude supérieures à 500 mètres jusqu'au-dessus du hameau de Montbernier s'abaissant ensuite nettement vers le nord entre le lieu-dit Les Pins et Cadolon. Une excroissance se greffe sur ce bombement d'abord orientée sud-est - nord-ouest en se maintenant d'abord à plus de 500 mètres d'altitude et en restant forestière puis s'infléchit vers l'ouest en s'abaissant. À partir du lieu-dit La Croix-du-Lièvre elle constitue une sorte d'échine plus basse orientée est-ouest sur laquelle les prairies remplacent la forêt et se poursuit par Les Bys jusqu'au "col" des Justices. A l'extrémité est de la commune la petite agglomération de Cadolon s'est constituée sur le dos d'âne que constitue l'interfluve, à cet endroit très resserré, entre Aron et Pontbrenon.

Le reste du territoire de Coublanc peut être décrit en utilisant la comparaison avec un shed à trois pans : il s'agit dans la réalité de trois plans inclinés se répartissant du nord au sud, l'inclinaison de l'un étant opposé à celle des deux autres mais dont la pente est dans les trois cas du sud-est au nord-ouest en conformité avec la direction varisque de cette partie du Massif Central. Le principal de ces trois plans inclinés est celui du centre; son sommet s'établit sur l'échine précédemment décrite autour de 460 mètres d'altitude et sa base , 2 km au nord, est représentée par le lit du Pontbrenon vers 350 mètres ; sa pente relativement douce (55 mètres/km, 5,5 % donc) rassemble l'essentiel de la présence humaine de la commune avec le bourg de Coublanc et le gros hameau de La Place. À partir du Pontbrenon un second plan beaucoup plus court que le précédent et d'inclinaison opposée monte vers le nord-est jusqu'à la limite nord de la commune vers 400 mètres d'altitude portant notamment le hameau des Epalliers. Enfin à l'autre bout de la commune, au sud-ouest de l'échine Croix-du-Lièvre-les Justices, sorte de ligne de partage des eaux, descend vers le Chandonnet un troisième plan incliné dont la partie supérieure seule appartient à Coublanc ; s'y creusent deux petits vallons (v. plus haut) entre lesquels s'est établi le hameau de Carthelier.

Forêts et espace vertsModifier

Le taux de boisement de la commune (95 hectares en forêt, soit 11 % de la surface) est relativement faible si on le compare à celui qu'on rencontre plus à l'est dans la montagne beaujolaise (47 % à Belmont-de-la-Loire, 51 % à Écoche), la modestie des altitudes ayant permis ici une mise en cultures plus complète des sols ; en fait, la forêt ne subsiste vraiment que sur le bombement sud-est du territoire municipal dont il a été question plus haut.

Voies de communicationModifier

RoutesModifier

Sans être située sur un axe important de circulation, la commune de Coublanc est bien reliée à son environnement régional. Deux routes départementales desservent son territoire. La plus passante la D81 prend le relais de la D4 de la Loire et relie la commune à Belmont-de-la-Loire à l'est et Charlieu à l'ouest. Elle traverse le territoire municipal sur sa bordure septentrionale en suivant le cours du Pontbrenon par le Pont des Rigoles, l'Orme et Cadolon. Au Pont des Rigoles viennent se greffer sur le D81 deux voies ; l'une quitte rapidement le territoire communal et permet de se rendre à Chauffailles le chef-lieu de canton. L'autre voie, la D259, monte rapidement du Pont des Rigoles vers le bourg et au-delà vers La Place et la Coix du Lièvre pour ensuite filer en direction d'Arcinges dans la Loire. Une bretelle, qui n'est pas classée comme route départementale mais comme chemin vicinal tout en ayant tous les attributs d'une route, met en relation la D81 à partir de l'Orme au bourg de Coublanc. Enfin, la D66 de la Loire reliant Maizilly à Mars effleure Coublanc sur une courte distance dans le secteur des Justices. Il convient d'ajouter qu'un réseau dense de chemins vicinaux asphaltés, comme c'est la règle dans nos campagnes aujourd'hui, dessert les différents écarts de la commune.

Transports en communModifier

Une ligne régulière d'autocar reliant Chauffailles à Roanne dessert quotidiennement Coublanc avec trois arrêts, l'un à Cadolon, un autre à l'Orme, un autre enfin au Pont des Rigoles. Contribuant aussi à désenclaver la commune et tout le canton la voie ferrée Lyon-Paray-le-Monial place la gare de Chauffailles à 9 km seulement de Coublanc. La gare ferroviaire de Roanne sur la ligne Lyon-Paris se trouve à 28 km.

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Christine Delille    
mars 2008 mars 2014 Grégory Dabert    
mars 1971 mars 2008 Jean Lautrey UMP Ancien conseiller général du canton de Chaufailles
mars 1959 mars 1971 Raymond Jolivet    
1957 mars 1959 Emile Perrin    
1955 1957 Joseph Auclerc    
1945 1955 Emile Perrin    
1943 1945 Maxime Bertillot    
1924 1943 Rémy Joly    
1919 1924 Philibert Danière    
1912 1919 Louis Buchet    
1904 1912 Jean-Nicolas Auclair    
1902 1904 Jean-Marie Auclair    
1892 1902 Auguste Joly    
1888 1892 Jean-Marie Auclair    
1881 1888 Pierre Auclair    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Comme à peu près toutes les communes rurales de la région Coublanc a vu sa population décroître au cours du XXe siècle. Après un pic démographique (la date en varie selon les communes; à Coublanc il s'est situé en 1881 avec 2083 habitants) l'exode rural l'a vidé des deux tiers de sa substance humaine en 90 ans; 1968 a marqué l'étiage du peuplement avec 747 personnes. Après cette date un regain de croissance s'est produit portant la population de la commune à près de 900 personnes au tournant du XIXe siècle mais depuis lors la régression a succédé à la croissance (865 habitants en 2014) et s'accompagne d'un vieillissement de la population

La répartition de la population de Coublanc en nombreux écarts, hameaux et lieuxdits en dehors du bourg n'a rien d'exceptionnel s'agissant d'une région bocagère. La spécificité réside plutôt dans la proportion relativement modeste que représente le bourg par rapport au nombre total des habitants de la commune. Deux hameaux contrebalancent en effet la très relative prépondérance du bourg : La Place qui le surplombe et dont il n'est séparé que par un kilomètre ; Cadolon, plus éloigné, sur les confins est de la commune. Leur population réunie l'emporte même sur celle de l'agglomération centrale. À cela s'ajoutent, dispersés dans la commune, des ensembles habités à la structure plus lâche, le plus souvent étirés le long des chemins tels La Charmaillerie, le Pont des Rigoles, les Epaliers, l'Orme, Montbernier, le Bois Gauthay, les Bys, Carthelier etc. Enfin, constituant un habitat plus récent trois ensemble pavillonnaires sont apparus au cours de ces dernières décennies ; les lotissements de la Bourgogne et des Theurots à la périphérie du bourg et celui du Perret au-dessus du Pont des Rigoles.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2].

En 2016, la commune comptait 843 habitants[Note 1], en diminution de 4,75 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7836998001 0581 1691 4001 4571 5681 671
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7061 7121 8271 9112 0422 0832 0391 9351 915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8461 7801 5131 2111 1621 1331 042892850
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
863747779880882898892885851
2016 - - - - - - - -
843--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

L'activité économique présente à Coublanc une diversité significative et mobilise une main-d’œuvre répartie entre les différents lieux habités. L'industrie est ainsi présente au bourg où trois entreprises travaillent l'une en sous traitance pour des fabrications diverses, l'autre fabrique des stores et une troisième des articles de chasse. Entre le bourg et le Pont des Rigoles une usine se consacre à la fabrication de compresseurs et de sableuses. A La Place enfin une entreprise de tissage est là pour rappeler que Coublanc, bien qu'appartenant administrativement à la Saône-et-Loire, fait partie depuis longtemps du bassin roannais d'activités textiles. C'est en revanche surtout à l'extérieur du bourg que l'artisanat est le plus présent : plâtrerie-peinture, menuiseries, entreprises d'électricité et de plomberie y sont représentées. Il convient d'ajouter des activités aussi diverses que l'artisanat d'art (le vitrail), la coiffure, les pompes funèbres. En revanche, le commerce occupe à Coublanc une place relativement restreinte comme il est courant de l'observer de nos jours dans les zones rurales concurrencé qu'il est par les magasins à grande surface qui ne se trouvent jamais très loin... Il est tout de même représenté encore par un café-alimentation, un café-restaurant, des gites ruraux alors qu'à une époque pas très éloignée existaient plusieurs cafés, trois voire quatre magasins d'alimentation, une boucherie et deux garages de réparation d'automobiles.

L'agriculture quant à elle fait vivre, encore, 6 exploitations familiales tournées vers la production de viande bovine de race charolaise.

Lieux et monumentsModifier

Église paroissiale Sainte-Madeleine[5] : elle est construite à partir de 1852, sur les plans de l'architecte Berthier, afin de remplacer une église antérieure en mauvais état et devenue trop petite. Elle fut consacrée le 5 octobre 1869, en présence de Mgr Dubuis et de l'abbé Bellet, curé de Coublanc, L'église est de style néo-gothique, la façade est en calcaire ocre. Elle se compose d'une nef de six travées, de bas-côtés. Petite curiosité : elle possède un « vitrail du souvenir », composé sur le thème de la Première Guerre mondiale (un soldat, tête nue, met un genou en terre devant sainte Thérèse, qui l'invite à se relever)[6].

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  5. « Archives départementales de Saône-et-Loire, inventaire, Coublanc, église paroissiale », sur archives71.fr (consulté le 11 janvier 2017)
  6. « Les vitraux du souvenir », article de Claude Elly paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 176 de décembre 2013, pages 2 à 4.

AnnexeModifier

Liens externesModifier

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