Cotoneaster horizontalis

espèce de plante de la famille des rosacées

Cotoneaster horizontalis est le nom scientifique du cotonéaster horizontal (ou cotonéaster rampant[1]).

Originaire de Chine[2], c'est une espèce de la famille des rosacées, utilisée comme plante ornementale et couvre-sol, sur certains talus urbains et routiers notamment.

DescriptionModifier

Petit arbuste rampant à feuillage caduc[3], dépassant rarement 50 cm de haut, il a cependant la faculté d'escalader un mur jusqu'à un mètre ou 1,50 m de hauteur[3],[4].

Du pied partent en arcs quelques branches principales, agrémentées de très nombreux rameaux serrés, qui donnent une forme d'arêtes de poisson[3].

Au printemps, l'arbuste est recouvert d'une multitude de petits boutons de fleurs rose foncé ou rouges, mellifères[3], qui attirent en nombre papillons, guêpes, bourdons et surtout abeilles.

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À la fin de l'été, chaque fleur se sera transformée en une baie rouge vif qui perdurera jusqu'en plein hiver, à moins que les oiseaux, tels que les merles par exemple, friands de ce mets, ne l'engloutissent prématurément.

Ses petites feuilles, de couleur vert brillant soutenu, sont légèrement oblongues, avec un sillon médian bien marqué et une extrémité légèrement pointue.

Avec l'automne et la baisse de l'ensoleillement, elles vireront vers des teintes orangées, rouges ou pourpre avant de tomber en hiver, révélant dans son intégralité l'architecture en arête de poisson de la plante.

CultureModifier

Le Cotonéaster horizontal se satisfait de toutes sortes de terrains[4], même les plus ingrats[3]. La présence de calcaire dans le sol lui est indifférente[3].

PropriétésModifier

Comme beaucoup de Rosacées, il contient des hétérosides cyanogénétiques (feuilles, écorces, fleurs), mais en faible quantité. Il est peu ou pas toxique et ne provoquerait que des troubles digestifs. Les fruits qui sont parfois consommés par les enfants sont encore moins riches en composés cyanogénétiques que le reste de la plante. Le cotonéaster rampant fait l'objet de nombreux appels aux centres antipoison car il s'agit d'une plante ornementale d'extérieur très fréquente.

Espèce invasive ?Modifier

Cette espèce n'était pas considérée comme invasive, mais une première évaluation de ses capacités invasives a été faite en Belgique, en compilant les bases de données disponibles pour les pelouses, coteaux et prairies calcaires (habitats reconnus de grande valeur, et souvent points chauds de biodiversité). L'étude visait à caractériser la présence de C. horizontalis, l'état des populations, ses habitats préférés, le degré d'invasion, ses taux de croissance et sa capacité de fructification.
Ce Cotoneaster a été retrouvé dans sept des neuf sites étudiés, avec des densités variant de 0,34 à 10 individus par hectare. Dans la plupart des sites où il était présent, une forte proportion de jeunes plantes de petite taille suggère une colonisation importante en cours, et démontre le fait que les capacités de fructification sont importantes (démontrées sur trois ans d'étude). Les habitats les plus envahis étaient souvent de type Xerobromion mosan, habitats prioritaires pour Natura 2000.
La présence de C. horizontalis a été associée à des changements de structure et de composition des communautés végétales en diminuant la richesse en espèces et la diversité, et en affectant les espèces spécialistes des prairies.
Ces impacts devraient a priori s'intensifier avec le temps et la croissance des populations. L'espèce est maintenant considérée comme invasive en Belgique[5] et en Franche-Comté[6].

TaxonomieModifier

Nom binominal : Cotoneaster horizontalis Decne. (publication en 1879 par Joseph Decaisne dans Flore des serres et des jardins de l'Europe, journal général d'horticulture[7]).

Sous cette appellation se retrouvent plusieurs variétés :

  • Cotoneaster horizontalis horizontalis [8]
  • Cotoneaster horizontalis perpusillus (publication en 1906 par C.K. Schneider[9])
  • Il existe aussi une variété Cotoneaster horizontalis 'Variegatus' ou Cotonéaster rampant panaché[10] qui accuse quelques différences notables avec la variété principale : les feuilles vert olive sont bordées de blanc (ou de crème) et sont plus allongées et pointues.

GalerieModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Cette dernière appellation sème le doute car elle peut induire une confusion avec d'autres cotonéasters rampants comme Cotoneaster dammeri
  2. (en) Cotoneaster horizontalis sur le site Flora of China, consulté le 3 septembre 2008.
  3. a b c d e et f Le guide Clause du jardinage, 32e édition, p. 519
  4. a et b L'Ami des jardins et de la maison (numéro spécial "Arbustes d'ornement saison par saison", p. 65).
  5. Fiche Cotoneaster horizontalis, « Invasive Species in Belgium », sur Belgian Forum on Invasive Species (consulté le 6 avril 2016)
  6. « Liste des espèces invasives et potentiellement invasives de Franche-Comté : Fiche synthétique », sur conservatoire-botanique-fc.org (consulté le 6 avril 2016)
  7. Cotoneaster horizontalis sur le site de Tela botanica, consulté le 3 septembre 2008
  8. Cotoneaster horizontalis horizontalis sur le site de Graines et plantes, consulté le 3 septembre 2008
  9. (en) Cotoneaster horizontalis var. perpusillus sur le site Flora of China, consulté le 3 septembre 2008
  10. Cotonéaster rampant panaché sur le site Le Jardin du Pic Vert, consulté le 3 septembre 2008

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