Ouvrir le menu principal

Condé-lès-Herpy

commune française du département des Ardennes

Condé-lès-Herpy
Condé-lès-Herpy
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Rethel
Canton Château-Porcien
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Rethélois
Maire
Mandat
Bernard Rousseaux
2014-2020
Code postal 08360
Code commune 08126
Démographie
Population
municipale
218 hab. (2016 en augmentation de 4,31 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 45″ nord, 4° 13′ 30″ est
Superficie 11,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Grand Est

Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Condé-lès-Herpy

Géolocalisation sur la carte : Ardennes

Voir sur la carte topographique des Ardennes
City locator 14.svg
Condé-lès-Herpy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Condé-lès-Herpy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Condé-lès-Herpy

Condé-lès-Herpy est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

Sommaire

GéographieModifier

HistoireModifier

C'est le lieu d'un oppidun de 50 ha des Remii sur le plateau Nandin en partie sur la commune de Chateau-Porcien[1] auquel est associé des découvertes de tombes[2] et monnaies. Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Nandin-sur-Aisne[3].

L'incendie de 1849Modifier

Un des dangers perpétuels était la présence du four dans les maisons. D’autres dangers, toujours là, étaient la cheminée, l’imprudence des domestiques, la malveillance des enfants, les accidents dus au foin rentré encore humide dans les greniers et qui « chauffait ». L’imprudence est en cause dans quelques incendies très meurtriers.

Ainsi celui de Condé les Herpy en 1849, où les propriétaires d’une maison, la cuisson de leur pain finie, avaient, comme c’était l’usage partout, placé les braises dans un étouffoir (boite cylindrique en tôle) puis, les estimant refroidies, les avaient rangées dans un tonneau en bois défoncé, une « gueulbée ». Malheureusement, le temps chaud et sec raviva les braises qui enflammèrent la toiture de chaume. Comble d’irréflexion, les propriétaires de la maison pensèrent d’abord à leur meubles, plutôt qu’à prévenir leurs voisins.

La rue sur plus de cent cinquante mètres devint un tunnel de flammes. Le manque de matériel et l’absence d’eau contraignirent les habitants à user d’expédients pour combattre le terrible incendie : on essaya d’étouffer les flammes des toits (les maisons étant très basses) à grands coups de pelles à enfourner, des seaux d’eau et de vin. Rien n’y fit, cinquante six habitations et trois cents espaces (épaces) d’engrangement avaient disparu.

Devant ce danger d’incendie, les communes réagirent. À partir de 1849, le règlement contre l’incendie de certaines communes, faisait obligation aux maçons, charpentiers, et couvreurs de se rendre, en cas d’incendie et au premier coup de cloche avec leurs échelles, haches et autres instruments à l’endroit du feu et à tous les habitants en état de porter secours de venir avec des seaux d’eau[4].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1995 J. Eustache    
mars 1995 mars 2014 Joëlle Lavigne[5]    
mars 2014 En cours Bernard Rousseaux   Agriculteur[6]
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 218 habitants[Note 1], en augmentation de 4,31 % par rapport à 2011 (Ardennes : -2,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
289308325308321328318325291
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
279264275258243240225215206
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
203172176166157128174148137
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016 -
118139172159184188217218-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. oppida.org.
  2. A. Larmigny, Découverte de sépultures à incinération de l’époque gallo-romaine à Château-Porcien (Ardennes), in : Bulletin de la Société Archéologique Champenoise, 3-4, 1908, p. 54-57.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Condé-lès-Herpy », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 24 décembre 2012)
  4. Il y a cent ans dans les Ardennes, de François Guérin & Jacques Lambert
  5. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  6. https://www.lemonde.fr/alsace-champagne-ardenne-lorraine/ardennes,08/conde-les-herpy,08126/
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externesModifier