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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Concile de Clermont.

Ce premier concile de Clermont (Concilium Arvernense, Claromontanum)[1] s'est déroulé à partir du 8 novembre 535 dans la ville auvergnate d'Arvernis, qui prendra au IXe siècle le nom de Clermont et qu'on appelle aujourd'hui Clermont-Ferrand.
On parle aussi du « synode local de Clermont ».
Seize décrets y ont été pris[2].

ParticipationModifier

 
Évêques ayant participé au concile de Clermont (en jaune et en vert).

Quinze évêques ont participé à cette assemblée locale[3] :

Nomination des évêquesModifier

Le second canon du premier concile de Clermont rappelle que la dignité épiscopale, le fait de devenir évêque, doit être accordée en fonction des mérites et non à la suite d'intrigues. Un idéal est à atteindre : l'indépendance totale du domaine politique dans le choix des évêques. L'évêque sera librement élu par le clergé et le peuple, avec le consentement du métropolitain.

Un concile antijudaïqueModifier

Comme lors des conciles d'Elvira (305), de Vannes (465) et des trois conciles d'Orléans (533, 538, 541), avec le concile de Clermont (535), l'Église interdit aux juifs de partager des repas avec des chrétiens ou de faire des mariages mixtes, et proscrit la célébration du sabbat, le but étant de limiter l'influence du judaïsme sur la population. Mais l'Église va plus loin ; elle s'engage dans une politique de conversion forcée. Ainsi, en 576, l'évêque Avit de Clermont exige des 500 juifs de sa ville qu'ils se convertissent avant d'exiler à Marseille les récalcitrants.

RéférencesModifier

  1. Jacques Le Long, « Bibliothèque historique de la France, contenant le catalogue de tous les ouvrages tant imprimez que manuscrits qui traitent de l'histoire de ce roïaume... avec des notes... par Jacques Le Long... », chez Gabriel Martin,
  2. « Concile de Clermont ou d'Auvergne, 8 novembre 535 », sur http://orthodoxievco.net (consulté le 31 janvier 2019)
  3. Religieux bénédictins de la congrégation de Saint Maur, Histoire literaire de la France, vol. III, (lire en ligne), p171

Voir aussiModifier