Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Claude Gellée

peintre lorrain
Claude Gellée
Claude Lorrain.jpg

Autoportrait, 1650 (Musée du Louvre, Paris).

Naissance
Décès
Activité
Maîtres
Mouvement
Influencé par
Parentèle
Jean Dominique (d) (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres réputées
signature de Claude Gellée

signature

Claude Gellée, dit « le Lorrain » (Chamagne, v. 1600 - Rome, ), est un peintre lorrain, figure emblématique du paysage de style classique.

Sommaire

BiographieModifier

 
Ulysse remet Chryséis à son père, v. 1644. 1,19 × 1,50 m, musée du Louvre, Paris.

Claude Gellée fréquente l’école du village mais, voyant qu’il ne mordait pas à l’écriture, qu’il n’apprenait presque rien, ses parents le mirent en apprentissage chez un pâtissier[1]. Ayant perdu ses parents à l’âge de douze ans, il suit, à quatorze ans, une troupe de pâtissiers qui se rend à Rome. Il y trouve du travail comme cuisinier auprès du peintre Agostino Tassi. C’est à cette époque que Claude Gellée aurait inventé la pâte feuilletée[2]. À part des travaux domestiques, il broie les couleurs de son maître ; il a ainsi l’occasion de le voir peindre[3]. Il s’essaie lui-même à la peinture, et étonne Tassi au point que celui-ci commence l’éducation de Claude Gellée dans l’art pictural.

Il fait un séjour à Naples entre 1617 et 1621 où il étudie auprès du paysagiste Goffredo Wals[4]. À l’âge de 25 ans, il quitte l’Italie et fait de longs voyages en France, en Suisse. De 1625 à 1626, il est l’élève de Claude Deruet à l’église des Carmes de Nancy, à la suite de quoi toute sa carrière se déroulera à Rome[4]. Influencé par les grands paysages d’Annibal Carrache, il forge son propre style. Peu à peu, l’effet de la lumière devient sa préoccupation majeure.

Admis à l’Académie de Saint-Luc de Rome, en 1633[4], il reçoit dans une première période, des commandes du pape Urbain VIII. Il peint de nombreux ports imaginaires, invitations au voyage, à l’architecture néo-classique de la Renaissance italienne, baignés par la lumière rasante d’un soleil couchant situé dans la ligne de fuite du tableau. On y retrouve souvent des scènes d’embarquement grouillant de débardeurs affairés (Marine, 1634 ; Port de mer au soleil couchant, 1639 ; Le Débarquement de Cléopâtre à Tarse, 1642).

À partir de 1635, son travail est reconnu et ses toiles très demandées[5]. En conséquence de quoi, des faux à son nom commencent à être produits et vendus. Ainsi, en 1634, Sébastien Bourdon s’amuse à contrefaire un Claude Lorrain[5]. Ceci n’est pas du tout au gout du Lorrain qui, ne souhaitant pas que des copies puissent être prises pour ses originaux, met en œuvre un procédé original et efficace pour lutter contre ces contrefaçons en reproduisant en dessin chacune de ses œuvres dans un recueil appelé Liber Veritatis (en), ou Livre de la Vérité. Pour chaque tableau, il précise le titre, la date ainsi que le nom du commanditaire. Il y répertoriera toutes ses œuvres jusqu’à sa mort, soit près de 200 tableaux. Ce livre unique, actuellement conservé au British Museum, est très précieux pour les historiens d’art, car il leur permet d’étudier les œuvres disparues du peintre.

À partir de 1640, l’influence des œuvres de Carrache et du Dominiquin se fait sentir[6] et, à partir de 1645, il s’oriente vers des œuvres plus apaisées, à la lumière uniforme, d’inspiration mythologique ou biblique (Bord de mer avec Apollon et la sibylle de Cumes, 1647 ; Mariage d’Isaac et Rebecca, 1648), mais, comme toujours chez le peintre, ces scènes ne sont que des prétextes à l’exploration de l’espace infini du paysage : les œuvres du Lorrain « naissent de la distance[7] ».

 
Énée à Délos, 1672, National Gallery, Londres.

À la fin de sa carrière, le Lorrain retrouve son inspiration première dans des sujets plus symboliques, qui lui permettent d’explorer à nouveau le travail de la lumière (Paysage avec Tobie et l’ange, 1663 ; Paysage avec Énée chassant sur la côte de Libye, 1672).

En 1663, Claude Gellée bénéficie du mécénat du prince Colonna[4], mais il tombe gravement malade, souffrant beaucoup de la goutte. Dans ses dernières années, il ne vit que pour l’art. Bien qu’il soit délivré des soucis financiers, il mène une vie modeste et soutient beaucoup les pauvres. Hormis le pape Urbain VIII, il a peint pour des personnages très importants de son temps, tels que le roi d’Espagne ou des cardinaux de la Curie romaine. À sa mort, le , il est inhumé à Rome dans l’église de la Trinité-des-Monts, tombe transférée, en 1836, dans l’église Saint-Louis-des-Français, sous un monument édifié en son honneur par Paul le Moyne. Dans son testament, il demande qu’on dise des messes dans son village de naissance: malgré son admiration pour la nature d’Italie et sa grande fortune, Claude Gellée est resté toujours attaché à Chamagne [8].

PostéritéModifier

L’œuvre du Lorrain a laissé une forte empreinte chez les peintres français, hollandais ou britanniques, comme chez Turner[9] ou, plus récemment, chez Jean Carzou (1907-2000). L’admiration que lui voue le monde anglo-saxon est telle que le Lorrain y est couramment appelé par son seul prénom : « Claude », comme on dit « Raphaël » ou « Rembrandt »…

En 1892, Auguste Rodin réalise une statue en bronze de Claude Gellée qui se trouve dans le parc de la Pépinière à Nancy. Un lycée et une rue portent son nom à Épinal, ainsi qu’un collège et le quai Claude-le-Lorrain à Nancy.

En 2008, un timbre est édité par la Poste, à partir de son tableau Port de mer au soleil couchant.

Dans la littérature et la philosophieModifier

  • Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche a eu sa seule émotion picturale (il fond en sanglots) devant un tableau de Claude Le Lorrain[10].
  • Claude Lévi-Strauss, qui a habité pendant toute sa vie un logement situé rue de Lorraine dans le 19e arrondissement de Paris, s’est intéressé à l’artiste et a écrit sur lui[11].
  • Louis-Ferdinand Céline mentionne Claude Lorrain dans le Voyage au bout de la nuit : « Il faut croire Claude Lorrain, les premiers plans d’un tableau sont toujours répugnants et l’art exige qu’on situe l’intérêt de l’œuvre dans les lointains, dans l’insaisissable, là où se réfugie le mensonge, ce rêve pris sur le fait, et seul amour des hommes. »

ŒuvresModifier

DessinsModifier

 
Monument de Claude Gellée par Auguste Rodin au Parc de la Pépinière (Nancy).
 
Statue du Lorrain par Auguste Rodin dans le jardin du musée Rodin (Paris).
  • entre 1630 et 1635, Saint-Pierre de Rome, lavis de plume, musée Teyler, Haarlem, 11,6 × 18,5 cm.
  • vers 1640-1641, Saint-Pierre de Rome, craie et lavis, The British Museum, Londres, 21,1 × 30,7 cm.
  • 1646, Rome avec Saint-Pierre, pinceau, The British Museum, Londres, 21,2 × 31,4 cm.
  • entre 1635 et 1640, Rome, palais des sénateurs, lavis de plume, The British Museum, Londres, 20,3 × 26,6 cm.
  • 1674, Procession de Noël à Rome, plume, The British Museum, Londres, 9,3 × 17,5 cm.
  • avant 1635, Paysages avec figures, lavis de plume, The British Museum, Londres, 14,9 × 20,9 cm.
  • vers 1638, Civitavecchia, lavis de plume, Cabinets des gravures sur cuivre, musée d'État de Berlin, 15,1 × 21,7 cm.
  • vers 1638-1639, Deux frégates, lavis de plume, Institut d'art, Chicago, 31,9 × 22,4 cm.
  • entre 1635 et 1650, Deux barques, craie et lavis, The British Museum, Londres, 10,1 × 15,5 cm.
  • 1637, Ruisseau à Subiaco, pinceau, The British Museum, Londres, 23,8 × 39,5 cm.
  • non daté, Panorama depuis le Sasso, plume, Institut d'art, Chicago, 16,2 × 40,2 cm.
  • entre 1635 et 1640, Paysage sylvestre, lavis sur craie, Graphische Sammlung Albertina, Vienne, 22,5 × 32,5 cm.
  • entre 1635 et 1640, Cours d'eau avec arbres, pinceau avec rehauts, Museum of Fine Arts, Boston, 32,8 × 21,8 cm.
  • non daté, Coucher de soleil, livre d'esquisses, fol. 4v, plume, National Museum, Stockholm, 18,5 × 12,9 cm.
  • vers 1640, Groupe d'arbres, lavis sur craie, Graphische Sammlung Albertina, Vienne, 26,3 × 19,5 cm.
  • vers 1640, Vue du Monte Mario sur la vallée du Tibre, pinceau, The British Museum, Londres, 18,5 × 28,6 cm.
  • 1640, Mont Soracte, lavis sur craie et étude à la sanguine, The British Museum, Londres, 20 × 33,1 cm.
  • années 1640, Deux figures féminines, lavis de plume avec rehauts, The National Gallery, Washington, 16,6 × 13,3 cm.
  • vers 1645, Chasse au cerf, pinceau, musée des Beaux-Arts, Budapest, 23,3 × 32,9 cm.
  • entre 1645 et 1650, Danse champêtre, lavis sur craie, collection privée, 16,4 × 22,2 cm.
  • vers 1645, Paysage pastoral, lavis sur craie, Courtauld Institute, Londres, 27,2 × 34,4 cm.
  • entre 1640 et 1645 Paysage pastoral, craie et pinceau, collection privée, New York, 21,5 × 31,2 cm.
  • non daté, Paysage, lavis de plume, Pierpont Morgan Library, New York, 13,3 × 16,6 cm.
  • vers 1650, Paysage avec figures mythologiques, lavis sur craie, Cabinet des gravures sur cuivre, musées d'État de Berlin, 27,4 × 40,1 cm.
  • vers 1650, L'Embarquement de la reine de Sabba, lavis de plume avec rehauts, cabinet des gravures sur cuivre, musées d'État de Berlin, 27 × 42 cm.
  • 1648, Troupeau de moutons, pinceau et plume, The Metropolitan Museum Coll. Lehman, New York, 18,1 × 26,4 cm.
  • vers 1655, Le sermon sur la montagne, pinceau avec rehauts, The British Museum, Londres, 29,6 × 42,2 cm.
  • probablement 1663, Paysage avec Psyché, lavis de plume, Musée Condé, Chantilly, 25,1 × 38,8 cm.
  • entre 1655 et 1660, La Traversée de la mer Rouge, lavis de plume avec rehauts, Royal Collections, Windsor Castle, 27,4 × 36,7 cm.
  • 1654, Étude d'aigles, plume, Gabinetto Nazionale delle Stampe, Rome, 20,3 × 27,2 cm.
  • entre 1640 et 1660, Étude d'arbre, craie et léger lavis, The British Museum, Londres, 29,9 × 17,9 cm.
  • vers 1669, Figures derrière les plantes, pinceau, The British Museum, Londres, 18,4 × 23,8 cm.
  • entre 1665 et 1670, Femme assise et plantes, plume sur esquisse à la craie, Statens Museum for Kunst, Copenhague, 16 × 22,2 cm.
  • 1661, David contre Goliath, lavis sur plume, École nationale supérieure des beaux-arts, Paris, 12,6 × 9,8 cm.
  • vers 1660, Le Voyage à Emmaüs, craie et lavis, légèrement rehaussé, The British Museum, Londres, 18,7 × 29,2 cm.
  • non daté, Concordia, lavis de plume, Cabinet des graures sur cuivre, musée d'État de Berlin, 13,4 × 17,5 cm.
  • 1663, L'hommage à Cérès, lavis de plume avec rehauts, collection privée, New York, 15 × 20,8 cm.
  • 1663, Paysage avec Tobie et l'ange, lavis de plume sur esquisse à la craie, Staatliche Graphische Sammlung, Munich, 24,7 × 34,1 cm.
  • entre 1660 et 1665, Paysage pastoral, lavis de plume, musée Teyler, Haarlem, 40 × 24,8 cm.
  • vers 1657, Acis et Galatée, lavis de plume avec rehauts, Royal Collections, Windsor Castle, 35,3 × 46,5 cm.
  • 1669, La Déploration d'Egérie, Cabinet des gravures sur cuivre, collections d'État, Dresde, 14 × 19,7 cm.
  • non daté, Repos pendant la fuite en Égypte lavis de plume, Cabinet des gravures sur cuivre, musée d'État de Berlin, 17,4 × 23,5 cm.
  • 1667, Paysage avec le bannissement d'Agar, lavis de plume, Fitzwilliam Museum, Cambridge, 14,2 × 20,4 cm.
  • 1673, Rome, l'Aventin, lavis de plume, The British Museum, Londres, 19,2 × 26,4 cm.
  • 1672, Delphes, lavis de plume, légèrement rehaussé, Royal Collections, Windsor Castle, 25,4 × 31,8 cm.
  • vers 1669, Étude de chasseurs, lavis de plume, The Metropolitan Museum, New York, 16 × 24,7 cm.
  • 1669, Ascagne chassant, lavis de plume, légèrement rehaussé, Cabinet des gravures sur cuivre, musée d'État de Berlin, 24 × 36,1 cm.
  • 1677, Apollon et Mercure, lavis de plume avec rehauts, Cabinet des gravures sur cuivre, musée d'État de Berlin, 18,8 × 25,2 cm.
  • 1674, Marine avec Persée, lavis de plume avec rehauts, The Metropolitan Museum, New York, 24,8 × 38 cm.
  • 1678, Le Christ jardinier, pinceau avec rehauts, The British Museum, Londres, 16,3 × 28,4 cm.

TableauxModifier

 
Vue d'un port avec le Capitole.
 
Port de mer au soleil couchant.
  • 1631 : Paysage fluvial avec des marchands, National Gallery de Washington, 97 × 143 cm
  • 1632 : Vue de Rome, huile sur toile, National Gallery, Londres, 59,5 × 84 cm.
  • 1633 : Collection of the Duke of Bucchleuch, Selkirk, Bowhill, 97 × 122 cm.
  • vers 1635
    • Paysage avec pâtre jouant du chalumeau, huie sur toile, musée des beaux-arts de Nancy, 49 × 39 cm.
    • Paysage avec saint Onuphre, huile sur toile, musée du Prado, Madrid, 158 × 237 cm.
  • vers 1636 : Paysage avec un chevrier, huile sur toile, National Gallery, Londres, 52 × 41 cm.
  • 1636 : Vue d'un port avec le Capitole, huile sur toile, musée du Louvre, Paris, 56 × 72 cm.
  • vers 1637-1638 : Paysage avec la tentation de saint Antoine, huile sur toile, musée du Prado, Madrid, 159 × 239 cm.
  • 1639 : Port de mer au soleil couchant, huile sur toile, musée du Louvre, Paris, 137 × 103 cm.
  • vers 1639-1640
    • Moïse sauvé des eaux, huile sur toile, musée du Prado, Madrid, 209 × 138 cm.
    • Le Port d'Ostie avec l'embarquement de sainte Paule, huile sur toile, musée du Prado, Madrid, 211 × 145 cm.
  • 1641 : Port avec l'embarquement de sainte Ursule, huile sur toile, National Gallery, Londres, 113 × 148,6 cm.
  • 1642
    • Paysage avec vue imaginaire de Tivoli, huile sur cuivre, Courtauld Institute, Londres, 21,6 × 25,8 cm.
    • Le Débarquement de Cléopâtre à Tarse, musée du Louvre, Paris.
  • vers 1644 : Port de Mer avec Ulysse rendant Chryséis à son père Chryséis, 1,19 × 1,50 m. Musée du Louvre, Paris.
  • vers 1645 : Le jugement de Pâris, huile sur toile, 1,12 × 1,50 m, [National Gallery of Arts], Washington
  • entre 1645 et 1650 : Marine avec Apollon et la Sybille de Cunnes, huile sur toile, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg, 99,5 × 127 cm.
  • vers 1647 : Vue de La Crescenza, huile sur toile, The Metropolitan Museum of Art, New York, 106 × 135 cm.
  • 1648 : Port avec l'embarquement de la reine de Saba, huile sur toile, National Gallery, Londres, 148,6 × 193,7 cm.
  • 1649 : Le Matin dans un port de mer, huile sur toile, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg, 97,5 × 120,5 cm.
  • 1652 : Paysage avec Apollon et les muses, huile sur toile, National Gallery of Scotland, Édimbourg, 186 × 290 cm.
  • 1656
    • Le Sermon sur la montagne, huile sur toile, The Frick Collection, New York, 171,4 × 259,7 cm.
    • Arianne et Bacchus à Naxos, huile sur toile, Arnot Art Museum, Elmira, 77,5 × 103 cm.
  • 1657 : Marine avec Acis et Galatée, huile sur toile, Gemäldegalerie, Dresde, 100 × 135 cm.
  • 1658 : David avec les trois héros, huiles sur toile, National Gallery, Londres, 112 × 185 cm.
  • 1662-1663 : Paysage avec le père de Psyché sacrifiant au temple d'Apollon, huile sur toile, Cambridgeshire, Anglesey Abbey, 174 × 220 cm.
  • 1663 : Paysage avec la fuite en Égypte, huile sur toile, Collection, Thyssen-Bornemisza, Madrid, 193 × 147 cm.
  • vers 1664 : Paysage avec Psyché et le palais de l'amour, huile sur toile, National Gallery, Londres, 88,5 × 152,7 cm.
  • 1666 : Paysage avec Herminie et les bergers, huile sur toile, Viscount Coke Collection, Holkham Hall, Norfolk, 92,5 × 137 cm.
  • 1668
    • Paysage avec Abraham chassant Agmar et Ismaël, huile sur toile, Ancienne Pinacothèque, Munich, 106 × 140 cm.
    • Paysage avec Agar et l'ange, huile sur toile, Ancienne Pinacothèque, Munich, 106 × 140 cm.
  • 1669 : Paysage avec la nymphe Égérie pleurant Numa (Naples, Museo Nazionale Capodimonte)157 × 199 cm
  • 1672
    • Paysage nocturne avec la lutte de Jacob et l'ange, huile sur toile, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg, 116 × 159 cm.
    • Paysage avec Énée à Délos, huile sur toile, National Gallery, Londres, 100 × 134 cm.
    • Énée chassant le cerf sur la côte de Libye, musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles.
  • 1673 : Vue de Delphes avec une procession, huile sur toile, Institut d'art, Chicago, 101,7 × 127,3 cm.
  • 1674 : Marine avec Persée et l'origine du corail, huile sur Toile, Viscount Coke Collection, Holkham Hall, Norfolk, 100 × 127 cm.
  • 1675
    • Vue de Carthage avec Didon, Énée et leur suite", huile sur toile, Kunsthalle, Hambourg, 120 × 149,2 cm.
    • Paysage avec le débarquement d’Énée dans le Latium, huile sur toile, Anglesey Abbey, Cambridge, 175 × 224 cm.
  • 1676 : Jacob avec Laban et ses filles, huile sur toile, Dulwich Picture Gallery, Londres, 72 × 94,5 cm.
  • 1677: Paysage avec le voyage de Jacob[12], 1677, huile sur toile, Clark Art Institute, 71.2 x 95.1 cm
  • 1681 : Paysage avec le Christ jardinier, huile sur toile, Städelsches Kunstinstitut, Francfort/Main, 84,5 × 141 cm.
  • 1682 : Paysage avec Ascagne transformant le cerf de Silvia, huile sur toile, Ashmolean Museum, Oxford, 120 × 150 cm.
  • non daté, Paysage héroïque, huile sur toile, Gemäldegalerie, Berlin, 136 × 172 cm.
  • Deux de ses peintures sont exposées au Birmingham Museum and Art Gallery, Birmingham

GravuresModifier

Notes et référencesModifier

  1. Joachim von Sandrart (trad. Charles Martine), Claude Gellée dit Le Lorrain : Cinquante-deux reproductions de Léon Marotte avec un catalogue et une vie du peintre, Paris, Helleu et Sergent, .
  2. Jean-Marie Cuny, La cuisine lorraine, 3e trimestre 1998. Imprimerie Fort-Moselle, Metz
  3. Édouard Meaume et Georges Duplessis, Catalogue des estampes gravées par Claude Gellée, dit Le Lorrain, Paris, Veuve Bouchard-Huzard, , 64 p., 27 cm (lire en ligne), p. 11.
  4. a, b, c et d Sergei Daniel, Le Lorrain, Paris, Litres, (ISBN 978-5-45748-283-8, lire en ligne), p. 5.
  5. a et b André Chastel (dir.), Nicolas Poussin, Paris, Centre National de la Recherche Scientifique, , 29 cm (OCLC 721838739, lire en ligne), p. 51.
  6. Tatiana Sgalbiero, Claude Lorrain et l’esthétique classique : l’art du « paysage idéal », entre réel et imaginaire, Cork, 50 Minutes, , 36 p. (ISBN 978-2-80626-179-3, lire en ligne), p. 15.
  7. Werner Schade (trad. Nicole Stephan-Gabinel), Claude Lorrain, Paris, Imprimerie nationale, , 166 p. (lire en ligne).
  8. Sylvestre Michel, « Claude Gellée entre Chamagne et Rome : Nouveaux documents sur le peintre et sa famille d’après les archives lorraines », Mélanges de l’Ecole française de Rome. Moyen-Age, Temps modernes, no 94,‎ , p. 929-47 (DOI 10.3406/mefr.1982.2678, lire en ligne)
  9. Cf. Turner and the masters, Tate, 2009. Turner a consacré ses derniers tableaux au thème d’Énée mémorablement traité par Lorrain, et a légué à la National Gallery de Londres deux tableaux (Didon construisant Carthage et Soleil levant à travers la brume) à condition qu’ils soient en permanence accrochés entre deux tableaux de Claude Gellée (Port de mer avec l’embarquement de la Reine de Saba et Paysage avec le mariage d’Isaac et Rebecca) ; le visiteur sera donc surpris de voir deux tableaux britanniques du XIXe siècle dans la section dévolue aux peintres français du XVIIe siècle.
  10. Anecdote rapportée dans le livre de Marc Jimenez, Qu’est-ce que l’esthétique ?, Paris, Gallimard, coll. « Folio/essais », , 448 p., 18 cm (ISBN 978-2-07032-910-6).
  11. Claude Lévi-Strauss, Regarder écouter lire, Paris, Plon, , 188 p. (ISBN 978-2-25902-715-1, OCLC 246712644, lire en ligne).
  12. (en) « Museum / Collections / Landscape with the Voyage of Jacob », sur www.clarkart.edu (consulté le 3 octobre 2017)

AnnexesModifier

BibliographieModifier

FilmographieModifier

  • Port de mer au soleil couchant de Claude Gellée, dit Le Lorrain - 1639, film documentaire d'Alain Jaubert, France, 1989, 27' (édition ARTE/Palettes, Les Théâtres du soleil)

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :