Chemiré-en-Charnie

commune française du département de la Sarthe

Chemiré-en-Charnie est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 210 habitants[1].

Chemiré-en-Charnie
Chemiré-en-Charnie
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Intercommunalité Communauté de communes Loué-Brûlon-Noyen
Maire
Mandat
Jean-Paul Coquille
2020-2026
Code postal 72540
Code commune 72074
Démographie
Gentilé Chemiréen
Population
municipale
210 hab. (2019 en diminution de 5,83 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 14″ nord, 0° 12′ 10″ ouest
Altitude Min. 82 m
Max. 179 m
Superficie 11,47 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Le Mans
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Loué
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Chemiré-en-Charnie
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Chemiré-en-Charnie
Liens
Site web www.chemireencharnie.mairie72.fr

La commune fait partie de la province historique du Maine[2].

GéographieModifier

Chemiré-en-Charnie est un village sarthois du canton de Loué à 33 km à l'ouest du Mans.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Chemiré-en-Charnie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mans, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 144 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (62,4 %), forêts (24,3 %), terres arables (11,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

ToponymieModifier

Le gentilé est Chemiréen.

HistoireModifier

La bourgade est peuplée tour à tour par les Gaulois, les Celtes, les Romains. Elle se développe surtout au Moyen Âge, autour de sa rivière, le Palais, qui permet les échanges commerciaux avec les bourgades et villes alentour.

En 1109 est construite par Raoul VII de Beaumont-au-Maine l'abbaye bénédictine d'Étival-en-Charnie dont il reste aujourd'hui la chapelle.

Lors de la Première Guerre mondiale, de nombreux jeunes Chemiréens partent au front. Beaucoup y laisseront leur vie, comme en témoigne le monument aux morts situé place de l'Église-Saint-Gilles. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village connaît l'occupation et subit surtout les bombardements alliés peu avant la Libération. De jeunes Chemiréens s'engagent dans le maquis d'Étival et se font finalement tuer par les Allemands.

Politique et administrationModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1977[10] juillet 2020 Michel Coutelle[11] SE Exploitant agricole
juillet 2020[12] En cours Jean-Paul Coquille SE Cadre retraité
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2019, la commune comptait 210 habitants[Note 3], en diminution de 5,83 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6156085628959499399321 007999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
974876863756738678633614579
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
574550522475414400378403402
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
377311280224206203200216210
2019 - - - - - - - -
210--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

 
La chapelle de l'abbaye d'Étival.
  • Le pont du vieux logis.
  • Le logis de la forge.
  • La chapelle de l'ancienne abbaye d'Étival-en-Charnie, l'étang d'Étival.
  • L'église Saint-Gilles, de style gothique.
  • La chapelle du Pivot.
  • Sentiers pédestres, étang, forêt de la Charnie.

Activité et manifestationsModifier

  • Fête de la Saint-Gilles le 1er week-end de septembre.
  • Concours photo organisé en juin. Les photos les mieux notées sont exposées salle Chauvelier le premier week-end de septembre, à l'occasion de la fête de la Saint-Gilles.
  • Association culturelle pour la sauvegarde de la chapelle d'Étival-en-Charnie (ACSCEC).
  • Association générations mouvement les aînés ruraux.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. Population municipale 2019.
  2. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 1, , p. 814
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Mans », sur insee.fr (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. « Plus de thunes : amertume dans les communes », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  11. Réélection 2014 : « Les maires élus suite aux élections municipales de mars 2014 », sur le site de la Préfecture de la Sarthe (consulté le ).
  12. « Chemiré-en-Charnie. Jean-Paul Coquille est élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Liens externesModifier

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