Chassenard

commune française du département de l'Allier

Chassenard
Chassenard
Tympan (XIIe siècle).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Moulins
Intercommunalité Communauté de communes Le Grand Charolais
Maire
Mandat
Fabrice Charles
2021-2026
Code postal 03510
Code commune 03063
Démographie
Gentilé Chassenardais[1]
Population
municipale
1 028 hab. (2019 en augmentation de 6,97 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 22″ nord, 3° 58′ 50″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 281 m
Superficie 25,12 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Digoin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dompierre-sur-Besbre
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Chassenard

Chassenard est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

La commune se situe à l'extrémité est du département de l'Allier, à la limite de la Saône-et-Loire. Elle se trouve dans les Basses Marches du Bourbonnais.

Communes limitrophesModifier

Ses communes limitrophes sont[2] :

Communes limitrophes de Chassenard
Molinet Digoin
(Saône-et-Loire)
  Varenne-Saint-Germain
(Saône-et-Loire)
Saint-Léger-sur-Vouzance Luneau Saint-Yan
L'Hôpital-le-Mercier
(Saône-et-Loire)

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Chassenard est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

Elle appartient à l'unité urbaine de Digoin, une agglomération inter-régionale regroupant 3 communes[6] et 9 956 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digoin, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[9],[10].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (86,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (70,2 %), zones agricoles hétérogènes (12,8 %), eaux continentales[Note 3] (8 %), zones urbanisées (4,2 %), forêts (2,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,1 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

HistoireModifier

Avant la Révolution française et la naissance officielle de la commune il existait deux paroisses[12] : celle de Saint-Georges au lieu dit Chassanard et celle de Saint-Denis au lieu dit de Céé. Elles dépendaient toutes deux à la province de Bourgogne et dépendait du diocèse d'Autun[13]., du baillage de Semur-en-Brionnais.

En 1848-1849, les autorités refusèrent de satisfaire le vœu unanime du conseil municipal, qui réclamait le rattachement de la commune au canton de Digoin et, par là, au département de Saône-et-Loire[14].

En 1874 fut découverte une tombe gallo-romaine d'un important personnage probablement militaire, contenant notamment un masque de fer et des coins monétaires[15]. Cette occupation romaine est confirmée par la présence d'un reste de pont sur la Loire (pieux émergents) dont la mise en place serait comprise entre le Ier siècle av. J.-C. et le IIIe siècle[16].

Les HospitaliersModifier

Le hameau du château de Beugney au nord-ouest de la commune[Note 4] correspond à l'emplacement d'une ancienne commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et de la langue d'Auvergne. La plupart des bâtiments, en particulier l'église et le château, ont été détruits en 1899[17]. Cette commanderie hospitalière fut attaquée en 1378 par le duc de Bourbon. À cette époque, on la désignait sous le nom de commanderie de Bugnois et elle formait une enclave bourguignonne en terre bourbonnaise[18].

Pour Georges Chatard, historien local et membre de la Société d'émulation du Bourbonnais, l'origine de cette commanderie provient de la dévolution des biens de l'ordre du Temple[19], bien qu'aucun document d'époque ne permette d'étayer cette assertion[Note 5].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Patrick Bergeris    

(décès)[21]
Michel Lassot[22] DVD Retraité
Vice-président de la communauté de communes Le Grand Charolais chargé des travaux d'équipements et des bâtiments intercommunaux[21]
En cours
(au )
Fabrice Charles[23]    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2019, la commune comptait 1 028 habitants[Note 6], en augmentation de 6,97 % par rapport à 2013 (Allier : −2,17 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
685591516667663703734742745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
795796882805758771799792834
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
993909895796819878862815853
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
8678888559591 017923868898952
2014 2019 - - - - - - -
9561 028-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-GeorgesModifier

 
Façade de l'église Saint-Georges
  • L'église Saint-Georges, classée au titre des monuments historiques. Inversée lors de la construction d’un transept et d’un nouveau chœur au début du XXe siècle, elle a conservé sa nef romane et, surtout, son exceptionnel portail redécouvert sous l’enduit en 2000, fleuron de la sculpture brionnaise du XIIe siècle : le Christ en Gloire, dans une mandorle, est entouré du tétramorphe sous une voussure ornée de pampres de vigne et de raisins[28].

CanauxModifier

Trois canaux se rejoignent sur la commune de Chassenard, dans le « grand bassin » :

AutresModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Lieu-dit Château de Beugney, 46° 26′ 51″ N, 3° 57′ 37″ E.
  5. Compte tenu que cette commanderie se situait en Bourgogne et dans le diocèse d'Autun, elle n'apparaît pas dans les comptes du bailli d'Auvergne Jean de Tri en 1293, document qui donne un état des principales commanderies du Temple et de l'Hôpital dans la région à la fin du XIIIe siècle, elle n'est pas plus citée dans les interrogatoires des templiers au cours du procès de l'ordre du Temple[20]. Le premier commandeur connu étant un hospitalier, P. Connétable en 1331. Ceci étant, les historiens modernes la considèrent comme d'origine templière. Voir Pierre-Frédéric Philippon, « Implantations et réseaux hospitaliers en Bourbonnais (XIIIe – XVe siècle) », dans Damien Carraz (dir.) et al., Les établissements hospitaliers dans le massif central et ses périphéries au Moyen Âge : des territoires aux réseaux, Presses universitaires Blaise-Pascal, (ISBN 978-2-8451-6668-4, lire en ligne), p. 35-44.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. « Chassenard (03510) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
  2. « Carte Géoportail de Chassenard », sur geoportail.gouv.fr (consulté le ). Couches Communes, Carte IGN et Photographies aériennes activées.
  3. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Digoin », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  12. Jacques Bonnefoy, Daniel Marcottat, « Histoire de Chassenard », Mémoire Brionnaise,‎ , p. 14-16
  13. Paul Chaussard, « En val de Loire bourguignon », Images de Saône-et-Loire, no 128, décembre 2001, p. 7-10.
  14. Paul Chaussard, « Charcutages administratifs », Images de Saône-et-Loire, no 117, avril 1999, p. 14-15.
  15. Le mobilier funéraire sur le site du musée d'archéologie nationale.
  16. A. Dumont, « La Loire bouge, les ponts restent ! L'exemple du pont romain de Chassenard », La Loire et ses terroirs, automne 2009, no 70, p. 22-25.
  17. A. Bertrand, « L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte en Bourbonnais : Commanderie de Beugnay ou Beugnet », Bulletin de la société d'émulation et des beaux-arts du Bourbonnais, t. VII,‎ , p. 254-287, 326-338, 344-354, lire en ligne sur Gallica
    Voir aussi la suite de cet article dans le tome VIII, 1900, p. 29-33, 50-59 de cette même publication, lire en ligne sur Gallica.
  18. Louis Sorin de Bonne, « Attaque de la commanderie de Beugnay en 1378 », Bulletin de la société d'émulation et des beaux-arts du Bourbonnais, t. VIII, no 1,‎ , p. 21-22, lire en ligne sur Gallica
  19. Georges Chatard, « L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et l'ordre des Templiers en Bourbonnais », Bulletin de la société d'émulation du Bourbonnais, vol. 70, no 4,‎ , p. 251-268
  20. Alain Demurger, Le peuple templier, CNRS, , 604 p. (ISBN 978-2-2711-2976-5, présentation en ligne)
  21. a et b « Maire de Chassenard depuis 2008, Michel Lassot est décédé à l'âge de 76 ans », sur lamontagne.fr, (consulté le ).
  22. « Liste nominative des communes de l'Allier » [PDF], sur maires-allier.fr, Association des maires et présidents d'intercommunalité de l'Allier, (consulté le ).
  23. Marielle Arnoux, « Chassenard. Fabrice Charles, le nouveau maire de la commune »  , sur lejsl.com, Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le ).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  28. Alain Dessertenne, Françoise Geoffray, « Flâneries entre Loire et canal de Roanne à Digoin », Images de Saône-et-Loire, no 196, décembre 2018, p. 12-13.