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Chartreuse de Paris

chartreuse située à Paris, en France

Chartreuse de Vauvert
Image illustrative de l’article Chartreuse de Paris
Localisation de la chartreuse en 1790.
Présentation
Culte Catholique cartusien
Type Chartreuse
Rattachement chartreux
Géographie
Pays France
région Île-de-France
ville Paris
Coordonnées 48° 50′ 31″ nord, 2° 20′ 09″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Chartreuse de Vauvert

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Chartreuse de Vauvert

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Chartreuse de Vauvert
Situation de la Chartreuse de Paris en 1611 transposée sur un plan de 1910.

La chartreuse de Paris, dite chartreuse de Vauvert, est une chartreuse fondée en 1257 à Vauvert sous l'impulsion de Saint Louis, a été démolie de 1796 à 1800.

SituationModifier

Le couvent se trouvait à l'emplacement de l'actuel jardin du Luxembourg[1]. Il occupe jusqu’à la Révolution française un très vaste terrain au sud du palais du Luxembourg.

HistoriqueModifier

Avant la RévolutionModifier

Au milieu du XIIIe siècle, le roi Louis IX (saint Louis), qui réside au palais de l'île de la Cité et y a fait édifier la Sainte-Chapelle, souhaite attirer des ordres religieux vers Paris[1] dont l'évêque est alors suffragant de l'archevêque de Sens. Le roi demande aux Chartreux, dont il admire la règle, de venir fonder un monastère[1]. Il fait don aux Chartreux du château de Vauvert, vaste domaine au sud de Paris. Le [1], les Chartreux arrivent à Vauvert et entreprennent d'exorciser les lieux[2]. L'abbaye et la fortune des moines, en terres et immeubles, ne cessent de s'agrandir jusqu'au XVIIe siècle. Mais la communauté ne dépassa jamais 32 religieux.

À la veille de la Révolution, l’enclos des Chartreux occupe environ 23 hectares entre la rue d'Enfer, l'emplacement de l'actuelle rue d'Assas et, au nord, le jardin du palais du Luxembourg. L’entrée du monastère se trouvait au no 46 de la rue d'Enfer (à l'emplacement de l'actuel no 64 du boulevard Saint-Michel). Disposant de très grands jardins, la chartreuse constituait, avec l'enclos Saint-Lazare, le plus grand domaine ecclésiastique de Paris.[réf. souhaitée]

Conformément à la règle de saint Bruno, appelée Consuetudines Cartusiae, les religieux-ermites occupent de petites maisons — chacune ayant son jardinet —, disposées autour d’un grand cloître. Au XVIIIe siècle, la chartreuse de Paris, dont le jardin du Luxembourg garde la mémoire horticole, offre l’exceptionnelle ressource d’un verger, aux fruits variés et réputés grâce à l’inventivité des moines.

Le petit cloître du couvent comportait une suite de vingt-deux tableaux représentant la vie de saint Bruno, exécutés de 1645 à 1648 par Lesueur (maintenant au musée du Louvre). Le peintre résidait alors à Aubevoye, dans une autre chartreuse fort réputée, la chartreuse Notre-Dame-de-Bonne-Espérance, dans le département actuel de l'Eure.

Le 2 août 1581, une sentence du Châtelet est rendue à la requête des religieux du couvent des Chartreux contre Edme Breton, leur débiteur[3]

La copie d'un arrêt du Conseil d’État portant évocation au Conseil de l’appel comme d’abus interjeté par quinze religieux de la Chartreuse de Paris contre une ordonnance rendue dans le dernier chapitre de leur ordre à la Grande Chartreuse et mettant au néant l’arrêt du Parlement en date du 12 mai les recevant en appel, 13 mai 1723 est conservé dans les archives de Paris[4]

La destruction du couvent des ChartreuxModifier

Fermée et vendue en 1790, la chartreuse devint une usine d'armement, puis fut démolie de 1796 à 1800. Une loi du 27 germinal l'an VI (16 avril 1798) prévoit le percement de plusieurs voies à l'emplacement de l'enclos des Chartreux : avenue de l'Observatoire, rue de l'Ouest (actuelle rue d'Assas) et rue de l'Est (incorporée en 1859 au boulevard Saint-Michel)[5],[6]. En 1866 est déclarée d'utilité publique l'ouverture des actuelles rues Auguste-Comte, Michelet et des Chartreux[7].

GalerieModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Sénat 2004.
  2. de Courcy 2004.
  3. Archives de Paris N°6 AZ 682
  4. Archives de Paris N°:6 AZ 682
  5. [Lazare & Lazare 1844] Félix Lazare et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, , sur gallica (lire en ligne), p. 203-204.
  6. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), Paris, plan 41e quartier « Luxembourg », îlot no 6, échelle 1/1333, cote F/31/96/06 ; îlot no 15, échelle 1/1000, cote F/31/93/16.
  7. M. Alphand (dir.), A. Deville et Hochereau, Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), , sur gallica (lire en ligne), « Décret du 14 août 1866 », p. 369.