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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charlotte Lewis (Lost) et Lewis.
Charlotte Lewis
Description de l'image Defaut.svg.
Naissance (51 ans)
Kensington, Londres
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Profession Actrice

Charlotte Lewis, née le 7 août 1967 à Londres dans le quartier de Kensington, est une actrice britannique.

Sommaire

BiographieModifier

Charlotte Lewis est d'origine irlandaise et galloise par sa mère, irakienne et chilienne par son père, un médecin qu'elle n'a jamais connu[1].

Elle est élève dans un quartier au nord de Londres, à l’école catholique de Bishop Douglas Catholic Secondary School de Finchley [2],[3]. Elle prend des cours de théâtre à l'école, qui lui « ont donné le goût de la comédie »[3].

Adolescente, elle passe tout son temps libre au Finchley Odeon à regarder des films et rêver « être à la place de Brooke Shields » dans Le lagon bleu et devenir célèbre[3],[1].

A 15 ans, Charlotte est repérée par un photographe qui lui propose de faire du mannequinat. Elle intègre alors l'agence Bookings.

Entrée au cinémaModifier

L'année suivante, elle prend son billet de ferry et de train pour la France quand une amie mannequin lui propose de faire du cinéma et de rencontrer Roman Polanski à Paris[3].

Charlotte fait alors ses débuts cinématographiques à dix-neuf ans en 1986 dans le film Pirates, de Roman Polanski. Juste ensuite, elle obtient le rôle féminin principal avec 150 000 dollars de cachet pour Golden Child - L'Enfant sacré du Tibet, qui l'emmène à 19 ans à Hollywood tourner aux côtés d'Eddie Murphy. Mais malgré ces premiers succès, sa carrière évolue en dents de scie. En 1993, elle fait la couverture de Playboy puis et elle rentre à Londres.

Eddy Murphy reste un ami précieux et généreux puisque quelque temps plus tard, Charlotte n'a plus un sou en ayant dépensé tous ses cachets, et c'est Murphy qui la sort de l'ornière en lui offrant un billet d'avion pour Los Angeles, la location d'un appartement et même un pécule de 50 000 dollars dans une banque afin qu'elle puisse se ressaisir et relancer sa carrière aux Etats-Unis[3]. Ele y apparaît dans plusieurs films et dans des séries à la télévision.

Elle retourne à Londres pour s'occuper de sa mère et y résider avec son fils. En 2010, elle vivait dans un petit pavillon qu'elle partageait avec une amie costumière[3].

InterviewModifier

Dans le tabloïd britannique « News of the World » du 8 août 1999, elle aurait déclaré s'être prostituée dès l'âge de quatorze ans auprès d'hommes plus âgés, par l'entremise d'une certaine « Madame Pimp », alors qu'elle fréquentait l'école catholique de Finchley, faisant l’école buissonnière et traînant dans les night-clubs du West End de Londres en 1982, ce qui inquiétait sa mère et les services sociaux[3].

Elle y dit aussi avoir rencontré plus tard et eu des relations sexuelles avec Roman Polanski à l'âge de dix-sept ans, puis être restée la petite amie du réalisateur pendant six mois après le tournage de Pirates (1986), jusqu'à sa rencontre avec Warren Beatty qu'elle parvient à séduire[2],[4],[3]. Dans son interview, Charlotte Lewis relate également ses voyages et son rôle de call-girl au Moyen-Orient, égrène les noms d’autres célébrités qui ont été ses amants dont Charlie Sheen ou Mickey Rourke, et fait mention de ses « cures de désintoxication » à la clinique Priory en Angleterre pour abandonner la drogue[2],[3].

ControverseModifier

 
Gloria Alfred, l'avocate de Charlotte Lewis

En mai 2010, elle donne une autre version des événements et déclare avoir été abusée sexuellement « de la pire façon » à l'âge de seize ans, en 1982, deux ans avant le tournage du film Pirates, par Roman Polanski, dans son appartement avenue Montaigne à Paris, [5],[6]. « Tout ce que je veux, c'est que justice soit faite », poursuit-elle. Son avocate, Gloria Allred, a précisé que sa cliente avait fait une déposition auprès de la police de Los Angeles et du bureau du procureur, espérant que son témoignage serait pris en compte par les autorités suisses au moment de rendre leur décision d'alors sur l'extradition du cinéaste. En effet, seuls les Etats-Unis pouvaient recevoir et faire rebondir un tel témoignage contrairement à la France où les faits se seraient passés ou à la Grande-Bretagne où vit Charlotte Lewis. Cependant, aucune preuve des abus sexuels signalés n'a pour le moment été apportée.

L'avocat du cinéaste pense à de l'opportunisme et menace de porter plainte contre elle en s'appuyant sur ses précédentes déclarations[7] mais elle persiste toutefois dans ses accusations et déclare « Nombre des citations qui me sont attribuées dans l'article de News of the World ne sont pas exactes » et « Juste après l'incident que j'ai eu avec M. Polanski, quand j'avais 16 ans, j'ai raconté à un ami la vérité sur ce qui s'est passé, comment M. Polanski a abusé de moi. Mon avocat, Gloria Allred, a remis à la police un acte notarié de cet ami, il soutient mes déclarations »[8].

La crédibilité de l'actrice est remise en cause par la presse dans la mesure où Charlotte Lewis avait reconnu dans l'entretien de 1999 s'être adonnée à la prostitution dès l'âge de quatorze ans, qu'elle n'y avait pas fait état de « viol » de la part du cinéaste et avait déclaré avoir voulu être la maîtresse de Polanski : « Je le désirais probablement plus que lui ne me voulait »[2],[4],[9],[1].

Certains mouvements soutiennent l'ancienne actrice comme celui qui a créé la page « I met Polanski », qui appelle à témoigner contre le cinéaste ou contre tous les violeurs et autres prédateurs sexuels, sur laquelle le témoignage filmé de Charlotte Lewis paraît en première ligne[10].

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

LiensModifier

SourceModifier

  1. a b et c (en) « Roman Polanski's New Protégée, Charlotte Lewis, Star of Pirates and All of 18 », sur PEOPLE.com (consulté le 2 février 2019)
  2. a b c et d « Charlotte Lewis: «Je voulais être la maîtresse de Roman Polanski» », sur Libération.fr, (consulté le 2 février 2019)
  3. a b c d e f g h et i Stuart White, « Inédit: la version intégrale de l'entretien de Charlotte Lewis », sur La Règle du Jeu, (consulté le 2 février 2019)
  4. a et b « Polanski: Lewis vendait son corps », sur Le Journal du dimanche, (consulté le 19 octobre 2017).
  5. (en) Eric Pape, « Roman Polanski Accuser, Charlotte Lewis, Lying ? » [« L'accusatrice de Roman Polanski, Charlotte Lewis, ment-elle ? »], TheDialyBeast,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2019)
  6. (en) Lukas I. Alpert, « New Polanski sex shock », sur New York Post, (consulté le 2 février 2019)
  7. « Un des avocats de Polanski menace l'actrice Charlotte Lewis de poursuites », sur Le Point, (consulté le 19 octobre 2017).
  8. Article AFP : L'actrice Charlotte Lewis qui accuse Polanski: "je dis la vérité et il le sait"
  9. Jean-Alphonse Richard, « Affaire Polanski : l'accusation de Charlotte Lewis écornée », sur RTL.fr (consulté le 2 février 2019)
  10. (en) « Standing Up To Sex Predators: Silence Is The Enemy », sur I Met Polanski (consulté le 3 février 2019)

Liens externesModifier