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Charles Cournault
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MalzévilleVoir et modifier les données sur Wikidata
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Charles Cournault est un dessinateur et artiste peintre français né le à Langres, et mort le à Malzéville.

Sommaire

BiographieModifier

Charles Cournault est le fils d'Henry Cournault (1783-1856), polytechnicien de la promotion X 1798[1], il a alors 15 ans et demi à son entrée, et avait dans sa promotion Prosper de Barante, Pierre Berthier, Siméon Denis Poisson, le général Valazé. Il est passé par l'école d'application du Génie de Metz, et a servi dans toutes les campagnes napoléoniennes avant d'être mis en non-activité en 1814, puis ayant repris du service en 1816 pour finir colonel du génie avant de se retirer à Toul en 1836. Il s'est adonné alors aux sciences et à l'histoire locale jusqu'à sa mort en 1856[2].

Il est bachelier ès lettres en 1833. Il a commencé par des études de droit et d'histoire. Amateur d'art, il a poursuivi par une formation artistique à Paris. Il a été un élève de Nicolas-Toussaint Charlet et d'Eugène Delacroix. Fortement influencé par Delacroix et par des voyages en Algérie entre 1840 et 1846, l'artiste rapporta de remarquables dessins rehaussés d'aquarelles représentant des paysages, des monuments et des personnages. Il a eu des contacts plus étroits avec Delacroix entre 1847 et 1851, partageant le même intérêt pour l'Afrique du Nord. Cette amitié a diminué après le mariage de Charles Cournault avec Adélaïde Hamburger, en 1852, dont la famille avait une maison au bord de la Meurthe, et modifier ses centres d'intérêt. Il a transformé, en 1856, cette maison familiale de Malzéville en maison de style mauresque : la Douëra, propriété du Douaire.

Sa passion pour l'histoire et l'archéologie l'a amené à être membre d'un grand nombre de sociétés savantes : la Société orientale de Paris, la Société historique et archéologique de Langres, l'Académie de Stanislas où il présenté par Alexandre de Metz-Noblat le 14 mai 1858[3], la Société d'archéologie lorraine, le 8 novembre 1858. Il est nommé en 1859 membre correspondant du Comité du Musée lorrain. L'augmentation des collections du musée nécessitant la création d'un conservateur, il est nommé à l'unanimité le premier conservateur du Musée lorrain en 1861. Dix ans plus tard, il a dû assister à la destruction des collections qui y étaient rassemblées dans l'ancien palais ducal par un incendie. Avec quelques confrères, il a alors entrepris de reconstituer les collections du musée historique lorrain. Il a occupé cette fonction pendant trente ans. Il a pu assouvir sa passion de l'archéologie en participant à de nombreuses fouilles. Il reproduit les objets découverts par des dessins et aquarelles d'une grande précision.

Il a rejoint en 1866 la Commission de topographie des Gaules pour en devenir un correspondant les plus actifs. En 1870 il a dirigé les fouilles du cimetière mérovingien de Liverdun qui ont été publiées en 1871. Il acquiert pour le musée le « trésor de Frouard », contenu d'une cachette de l'âge du bronze[4]. En 1875 et 1880, il a fait des missions en Suisse, en Allemagne et en Autriche. Il a rapporté de ces missions un grand nombre de dessins d'objets antiques conservés dans des musées ou des collections particulières.

Il a été président de la Société d'archéologie lorraine de février à novembre 1888. Il a quitté ses fonctions de conservateur du Musée lorrain en 1891 en conservant le titre de conservateur honoraire du musée.

FamilleModifier

  • François Cournault (vers 1753-1827), conseiller, juge, magistrat au bailliage et siège présidial de Langres
    • Henry Cournault marié en premières noces en 1815 à Charlotte Louise Justine Aved de Magnac (1796-1818) apparenté à Joseph Aved, marié en secondes noces en 1828 avec Françoise Julie de Gouvion
      • Charles Cournault, (1815-1904) il se marie le 28 décembre 1852 avec Adélaïde Hamberger, fille du commandant Hamberger qui possède une maison à Malzéville,
        • Abel Cournault (1856-1939), amateur de plantes rares qui a enrichi les collections familiales,
          • Étienne Cournault, peintre sur verre, décorateur et graveur qui s'est installé à Malzéville en 1930 où il est mort en 1948.
        • Mathilde Edith Edwige Cournault (1858-1921)
      • Édouard Cournault (1818- ), sous-préfet de Mirecourt en 1848, conseiller général de Meurthe-et-Moselle, marié en 1875 à Hélène Joséphine de Bertrand de Beuvron (1847-1905)
        • Charles Henri Cournault (1876-1963)
    • Nicolas Cournault

PublicationsModifier

  • « De l'usage des rouelles chez les Gaulois », dans Journal de la Société d'archéologie et du Comité du Musée lorrain, 1865, 14e année, p. 139-141 (lire en ligne)
  • « À propos d'une acquisition faite par le Comité du Musée lorrain », dans Journal de la Société d'archéologie et du Comité du Musée lorrain, 1874, 23e année, p. 77-84 (lire en ligne)
  • « Les autels de Deneuve », dans Journal de la Société d'archéologie et du Comité du Musée lorrain, 1874, 23e année, p. 105-108 (lire en ligne)
  • « Sépultures du cimetière mérovingien de Liverdun (Meurthe) », dans Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, 1871, p. 65-87 (lire en ligne)
  • « Une œuvre de l'enlumineur François Oudet, de Metz », dans Journal de la Société d'archéologie et du Comité du Musée lorrain, 1880, 29 année, p. 101-108 (lire en ligne)
  • «Instruments d'agriculture d'époque gauloise », dans Journal de la Société d'archéologie et du Comité du Musée lorrain, 1890, 39e année, p. 291-291 (lire en ligne)
  • Jean Lamour, serrurier du roi Stanislas à Nancy, Librairie de l'art, J. Rouam éditeur, Paris, 1886 (lire en ligne)
  • Ligier Richier, statuaire lorrain du XVIe siècle, Librairie de l'art, J. Rouam éditeur, Paris, 1887 (lire en ligne)

Notes et référencesModifier

  1. Bibliothèque centrale de l'École polytechnique : promotion X 1798
  2. Auguste Salmon, Étude sur M. le colonel Cournault, dans Mémoires de l'Académie nationale de Metz, 1869, p. 193-231 (lire en ligne)
  3. Mémoires de l'Académie de Stanislas, 1881, p. 340
  4. Musée lorrain : Tintinnabulum

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Léopold Quintard, « Charles Cournault (1815-1904) », dans Bulletin mensuel de la Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, 1904, p. 46-48 (lire en ligne)
  • Charles de Meixmoron de Dombasle, « Charles Cournault », dans Mémoires de l'Académie de Stanislas, 1904, p. 219-240 (lire en ligne)
  • Emmanuel Hecre, Les Orients de Charles Cournault, S. Domini, Metz, 1905
  • Lee Johnson, « La collection Charles Cournault », dans Bulletin de la Société l'histoire de l'art français, 1978, p. 249-262
  • Marianne Barrucand, « Charles Cournault, « Orientaliste » lorrain du XIXe siècle », dans Le pays lorrain, volume 63, 1982, p. 25-38 (lire en ligne)
  • Jeanne-Marie Demarolle, « L'aquarelle au service des Antiquités : l'album archéologique de Charles Cournault », dans Académie nationale de Metz, 1993, p. 83-98 (lire en ligne)
  • Sous la direction de Valérie Péché, L’objet archéologique. Aquarelles de Charles Cournault 1815-1904, catalogue d’exposition, Musées de la Meuse, Commercy, 1999

Liens externesModifier