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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Colson.
Charles Colson
Chuck Colson.jpg
Chuck Colson
Fonction
Conseiller juridique de la Maison-Blanche
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
Falls ChurchVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Religion
Évangélisme (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Arme
Condamné pour
Lieu de détention
Federal Prison Camp, Montgomery (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Charles Wendell « Chuck » Colson, né le à Boston dans le Massachusetts et mort le [1], est une personnalité de la droite chrétienne américaine, conseiller de la Maison-Blanche du président Richard Nixon et à ce titre impliqué dans l'affaire du Watergate.

Sommaire

BiographieModifier

Originaire du Massachusetts, diplômé (BA) en 1953 en Histoire de l'Université Brown du Rhode Island, il obtient un JD de la faculté de Droit de l'Université George Washington en 1959. il est engagé dans le corps des marines (1953-1955) puis travaille au département de la Marine (1955-1956), pour le sénateur républicain du Massachusetts Leverett Saltonstall (1956-1961), et pour un cabinet d'avocats de Washington (1961-1969). En 1968, il conseille Nixon lors de la campagne présidentielle, dans un Comité sur les enjeux essentiels.

En novembre 1969, Colson est nommé conseiller spécial du président Nixon. Il sert de liaison entre la Maison Blanche et des groupes d'intérêt privés (vétérans, fermiers, mouvements conservateurs, syndicats, organisations industrielles, et de nombreux autres lobbys). Son influence se ressent sur le choix des invités de la Maison Blanche ou des dossiers importants, touchant à la défense, au Viêt Nam ou au budget. Colson a gagné la réputation d'un homme impitoyable. Il est l'auteur en 1971 d'un mémo listant des ennemis de Nixon, révélé lors du scandale du Watergate. John Dean, conseiller juridique de la présidence, affirma que Colson avait proposé de poser une bombe dans la Brookings Institution afin d'y récupérer des documents. Avec Ehrlichman, Colson a chargé Howard Hunt de l'opération de cambriolage du Watergate. Il avait commandité une opération de ce type pour récupérer des documents chez le psychiatre de Daniel Ellsberg, auteur de la fuite des papiers du Pentagone en 1971. Le 10 mars 1973, en plein scandale du Watergate, il démissionne de la Maison Blanche. Le , il est inculpé de conspiration et obstruction à la justice. Il plaide coupable dans l'affaire Ellsberg, il est condamné à 1 à 3 ans de prison, mais sort au bout de 7 mois pour cause de problèmes familiaux.

Après son séjour en prison, Colson a retrouvé la foi chrétienne et est un born again [2]. Il devient une figure médiatique et reconnue de l'évangélisme, exprimant les positions conservatrices propres à la droite chrétienne. À sa libération, il fréquente une église baptiste [3].

MinistèreModifier

En 1976, il fonde Prison Fellowship, une organisation chrétienne qui a pour but de soutenir les prisonniers [4]. En novembre 1978, une réunion a lieu en Grande-Bretagne pour la formation d’une antenne britannique et pour donner une dimension internationale à l’organisation[5]. Prison Fellowship International est ainsi officiellement fondé en 1979 [6].

DistinctionsModifier

En 1993, il reçoit le Prix Templeton.

OpinionsModifier

Colson est contre l'avortement, contre la liberté sexuelle et est critique de l'islam[7] .

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Chuck Colson dies at age 80 », USA Today, (consulté le 21 avril 2012)
  2. Telegraph, Charles Colson, telegraph.co.uk, UK, 22 avril 2012
  3. Jonathan Aitken, Charles W. Colson: A Life Redeemed, A&C Black, UK, 2005, p. 392
  4. Gregg Barak, Battleground: Criminal Justice [2 volumes], ABC-CLIO, USA, 2007, p. 279
  5. John Perry, God Behind Bars: The Amazing Story of Prison Fellowship, Thomas Nelson Inc, USA, 2006, p. 150
  6. OLIVER KENDRICK, The Origin and Development of Prison Fellowship International: Pluralism, Ecumenism and American Leadership in the Evangelical World 1974–2006, Journal of American Studies, Volume 51, Numéro 4, 2017, UK, p. 1224
  7. Samantha M. Shapiro, Charles Colson’s Jails for Jesus, Mother Jones (décembre 2003).