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Ne doit pas être confondu avec Charles-Urbain Bricogne.
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Charles Bricogne
Charles Bricogne
Charles Bricogne entre 1936 et 1940

Naissance 8 juillet 1913
Quincy-le-Vicomte (Côte-d'Or)
Décès 11 juin 1942 (à 28 ans)
Bir Hakeim
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Capitaine faisant fonction de commandant
Années de service 1934-1942
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Col d'Halfaya
Bataille de Bir Hakeim
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945
Famille Famille d'Athanase Bricogne et de Charles-Urbain Bricogne

Emblème
Liste des Compagnons de la Libération

Charles Bricogne, né en 1913, disparu et présumé mort à Bir-Hakeim en 1942, est un officier français qui s'est illustré à Halfaya et à la bataille de Bir Hakeim. Il est compagnon de la Libération.

Sommaire

BiographieModifier

 
Armes des Bricogne.

Charles Adolphe Marie Bricogne est né le 8 juillet 1913 à Quincy-le-Vicomte en Côte-d'Or. Il est le fils aîné des dix enfants du colonel Alfred Emmanuel Bricogne et d'Édith Marie Edmée Labouré[1], elle-même petite-fille, par sa mère Louise Royer, d'Édith Royer.

Son oncle Joseph Labouré (né en 1898)[2], aspirant au 7e régiment d'artillerie de campagne, est tué au deuxième jour de l'offensive finale des alliés, le , à Villers-Hélon (Aisne)[3].

École polytechnique puis officier d'artillerieModifier

Charles Bricogne entre à l'École polytechnique et fait partie de la promotion 1932 ; il y est boursier[1]. Il est ensuite major de sa promotion à l'École d'application de l'artillerie, à Fontainebleau. En 1936, il est lieutenant au 72e régiment d'artillerie, à Lunéville[4].

Début de la Seconde Guerre mondialeModifier

En mai 1940, comme capitaine, il commande une batterie d'artillerie, et résiste à un important groupe de blindés. Pendant la retraite, il continue à détruire de nombreux chars ennemis. Son régiment ayant fait retraite vers la Manche, à bout de munitions, il est fait prisonnier à Saint-Valery-en-Caux en juin 1940[4]. Son frère cadet Michel Bricogne (né en 1914), lieutenant au 11e régiment de dragons portés[5], est tué le à Berneville[6], lors de la bataille d'Arras.

Charles Bricogne s'évade et passe la ligne de démarcation. Nommé d'abord à Vichy, il demande et obtient son affectation en Syrie[4],[7]. Il y sert auprès du colonel Philibert Collet et commande un des escadrons de Tcherkesses[4].

Officier de la France libreModifier

Il rejoint la France libre en mai 1941[4]. Le commandant Laurent-Champrosay le charge alors de former le 2e groupe du 1er régiment d'artillerie des Forces françaises libres (1er RAFFL). Il part pour le désert de Libye en décembre 1941, avec le général Kœnig et sa 1re brigade française libre[4].

Il combat à la tête de son groupe et s'illustre notamment à Halfaya où ses obus pilonnent l'adversaire. Il facilite les opérations vers Mechili et Gazala[4].

À Bir Hakeim, au printemps 1942, Charles Bricogne participe à toutes les sorties de jock columns, unités mixtes de mitrailleuses et de fantassins attaquant en force sur un point précis dans une tactique de harcèlement. Il fait fonction de commandant en second du régiment. Il résiste avec succès à plusieurs attaques de l'ennemi sur le fort. Dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, lors de la sortie, il est en tête des tracteurs remorquant les canons[4]. D'après le témoignage de Saint-Hillier : « Le capitaine Bricogne part, avec un fusil et deux grenades, attaquer une mitrailleuse allemande ... On ne le reverra jamais »[8]. Son corps n'a pas été retrouvé[4].

Il est présumé mort le 11 juin 1942[4].

TémoignagesModifier

Charles de Gaulle, dans ses Mémoires de guerre, cite le commandant Bricogne parmi les trois officiers supérieurs tués[9], alors qu'il n'était officiellement que capitaine. Pierre Kœnig évoque le capitaine Bricogne comme un Bourguignon à forte moustache roussâtre, peu élégant mais d'excellente famille ; il vante son agressivité contre l'ennemi et son charisme sur ses subordonnés[10].

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Site de la bibliothèque de l'École polytechnique, fiche matricule sous la rubrique Catalogues, famille polytechnicienne.
  2. « Édith Labouré », sur Geneanet (consulté le 16 juillet 2014)
  3. « Joseph Marie Labouré », sur Mémoire des hommes (consulté le 16 juillet 2014)
  4. a b c d e f g h i j et k Trouplin 2010.
  5. « 11e RDP », sur MemorialGenWeb.org (consulté le 16 juillet 2014)
  6. « Michel Joseph Bricogne », sur Mémoire des hommes (consulté le 16 juillet 2014)
  7. « Charles Bricogne (1913-1942) », sur france-libre.net (consulté le 8 août 2016)
  8. Bernard Saint-Hillier, « Bir-Hakeim », Historia magazine,‎
  9. Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, tome 2, Plon, 1962, p. 86.
  10. Pierre Kœnig, Bir-Hakeim, 10 juin 1942, Éditions du jour, 1971, p. 77.

Sources bibliographiquesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier