Charles-Henri Baker

Charles-Henri Baker
Illustration.
Fonctions
Président du parti Respè
En fonction depuis le
(14 ans, 5 mois et 20 jours)
Prédécesseur Création du parti
Député haïtien

(13 ans, 8 mois et 23 jours)
Élection 21 avril 2006
Réélection 3 février 2011
20 novembre 2016
Législature 48e, 49e, 50e
Biographie
Nom de naissance Charles Henri Jean-Marie Baker
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Port-au-Prince (Haïti)
Nationalité Haïtienne
Parti politique Respè
Conjoint Marie Florence Apaid
Profession Industriel

Charles-Henri Jean-Marie Baker, né le à Port-au-Prince, est un industriel et un homme politique haïtien, plusieurs fois candidat à l'élection présidentielle. C'est un ancien membre du Groupe des 184[1].

Baker a été candidat à la présidence de la République aux élections de 2006, 2010 et 2015.

FamilleModifier

Baker est né à Port-au-Prince. Son père Édouard Baker était un mulâtre qui était un éminent ingénieur, agronome, joueur de football bien connu et fils[2] d'un missionnaire épiscopalien anglais[3], qui a épousé une femme afro-haïtienne. Sa mère, Louise Barranco, était une femme d'affaires d'une famille d'élite mulâtre qui était la fondatrice de la première chaîne de supermarchés en Haïti et dont le père était commerçant. Baker a deux frères et trois sœurs.

Après avoir terminé ses études élémentaires en Haïti, il s'est rendu aux États-Unis. En 1972, il est diplômé de Redondo Union High School à Redondo Beach, en Californie. Il a ensuite fréquenté l'Université Saint Leo en Floride, où il a obtenu un baccalauréat en arts en administration des affaires en 1976.

En 1975, il a épousé Marie Florence Apaid, sœur d'André Apaid. Il a quatre enfants et onze petits-enfants.

Carrière professionnelleModifier

Baker a commencé sa carrière en tant que directeur à l'âge de 21 ans dans sa chaîne de supermarchés familiale. Lorsque son père est tombé malade, il a repris la ferme familiale qui cultivait la canne à sucre, la banane et le tabac. Finalement, le terrain s'est agrandi ce qui en a fait la plus grande ferme de tabacs séchés à l'air chaud en Haïti. Parallèlement, de 1982 à 1985, il a travaillé avec les producteurs de tabac d'Haïti par le biais de la société "Comme il faut", où il a occupé le poste d'assistant du directeur de la culture des feuilles.

À la fin des années 80, Baker a acheté une usine de confection, Pantalon Boucanier SA. Cette usine, qui est surveillée par Betterworks, une filiale de l'OIT, adhère à des normes internationales strictes. Il emploie des centaines d'haïtiens qui reçoivent le salaire minimum requis par la loi haïtienne.

Il a mis en place un programme d'incitation qui permet aux travailleurs de gagner 50% de plus que le salaire minimum tout en bénéficiant des 25% d'avantages requis par la loi haïtienne. Baker vend les vêtements produits dans ces usines à de grandes sociétés telles que Walmart et K-Mart.

En 2000, il rejoint l'Association des Industries d'Haïti en tant que membre et en devient un an plus tard vice-président.

Baker était également un membre éminent du Groupe des 184 (G 184), une coalition d'organisations haïtiennes s'opposant au président haïtien Jean-Bertrand Aristide. Les actions du groupe ont contribué au coup d'État orchestré par les États-Unis contre Aristide en 2004[4].

Parcours politiqueModifier

En août 2005, Baker a annoncé son intention de se présenter pour la présidence d'Haïti lors des élections générales de 2006. Il met en place sa propre formation politique, Respè, et obtient 8,24% des voix, s'inclinant face à René Préval. Lors des élections législatives, son parti obtient 10 sièges à la Chambre des députés et 2 au Sénat.

Baker se présente à nouveau comme candidat lors des élections générales de 2010[5]. Des articles de journaux ont allégué que Baker avait tenté d'acheter des votes à l'approche des élections[6]. Il obtient 2,38% des voix et perd six sièges de députés et un siège au Sénat.

Candidat de nouveau lors de l'élection présidentielle de 2015[7], il recueille 1,14%. Pressenti pour être candidat à la présidentielle de 2016, il renonce à faire campagne et ne déclare ne plus être candidat[8].

Lors des élections législatives de 2016, son parti perd deux de ses quatre sièges à la Chambre des députés.

Notes et référencesModifier

  1. OAS Secretary General’s Quarterly Report on the Situation in Haiti, October 24, 2005 « https://web.archive.org/web/20120425092921/http://scm.oas.org/doc_public/ENGLISH/HIST_05/CP15235E06.DOC »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  2. « Haiti divided by Race, Wealth » [archive du ], Port-au-Prince, The Washington Times, (consulté le 5 mai 2014) : « (...) Marie Louise Baker (...) Mrs. Baker's grandfather was an Episcopal missionary from England, her other grandfather a trader, and her father an agronomist. She and some of her siblings opened their first, small sewing operation in 1970, making it grow through hard work, constant attention and steady reinvestment of the profits. Her brother, Charles, is one of the most outspoken leaders of the Group of 184, a coalition of business, civic and peasant groups that sprang up in the past 18 months seeking to resolve Haiti's political crisis. »
  3. Michael R. Hall, Historical Dictionary of Haiti, Lanham, Maryland, U.S.A., Scarecrow Press, (ISBN 978-0-8108-7810-5, lire en ligne), p. 31
  4. The Puzzling Alliance of Chavannes Jean-Baptiste and Charles Henri Baker, CounterPunch, March 1, 2006
  5. « Charles Henri Baker » [archive du ] (consulté le 27 juin 2019)
  6. (en) Kim Sengupta, « Politics in a time of cholera, marked by chaos and anger », sur The Independent,
  7. « Haïti - Présidentielle 2015 : Charles Henri Baker, programme et promesses... - HaitiLibre.com : Toutes les nouvelles d’Haiti 7/7 », sur HaitiLibre.com (consulté le 14 février 2020)
  8. Rezo Nodwes, « Après 3 échecs, Charles Henri Baker déclare qu`il ne sera plus candidat! », sur Rezo Nòdwès, (consulté le 14 février 2020)