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Cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila d'Amos

cathédrale du diocèse catholique d'Amos
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Cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila d'Amos
La cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila d'Amos.
La cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila d'Amos.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Début de la construction 1922
Style dominant Romano-byzantin
Protection Immeuble patrimonial classé (2003, no 93438)
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Québec
Ville Amos (Québec)
Coordonnées 48° 34′ 23″ nord, 78° 07′ 03″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila d'Amos

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila d'Amos

La cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila est un lieu de culte catholique situé à Amos, au Québec (Canada). Elle a été construite en 1922 et 1923 en remplacement d'une chapelle construite 9 ans plus tôt lors de la fondation de la ville. Pour pallier le risque d'incendie d'un édifice construit dans un milieu forestier, on choisit le béton comme matériau de construction. L'édifice de style néobyzantin est construit selon les plans de l'architecte Aristide Beaugrand-Champagne. Elle a été élevée au rang de cathédrale en 1939 lors de la création du diocèse d'Amos. Elle a été classée comme immeuble patrimonial en 2003. Elle est nommée d'après Thérèse d'Avila.

ArchitectureModifier

La cathédrale fut construite selon le style dit romano-byzantin, ce qui la rend unique en Amérique du Nord. La particularité de ce style est qu'elle est de forme circulaire, contrairement aux cathédrales romanes qui sont en forme de croix. Elle est située sur la colline centrale de la ville, sur la rive est de la rivière Harricana. De sa position, elle est visible de loin et de presque toutes les entrées routières de la ville.

La structure de la cathédrale est d'acier et de béton armé, matériaux assez inhabituels dans la construction de lieux de culte à cette époque[1]. Le dôme du bâtiment est fait des mêmes matériaux, hormis le fait qu'il soit recouvert de cuivre. Aujourd'hui, le vert-de-gris lui donne une teinte plus verdâtre. Il mesure 30,48 mètres de diamètre (100 pieds), mesure qui coïncide avec le diamètre de la cathédrale elle-même. Ce dôme qui, à la construction, est le plus grand dôme de béton armé au Québec, ne sera dépassé que par le dôme de l'oratoire Saint-Joseph de Montréal, en 1937, qui fait 35,05 mètres de diamètre (115 pieds). Soutenu par huit arches disposées à équidistance sur un plan circulaire, le dôme de la cathédrale devient la plus grosse coupole autoportante en Amérique du Nord. La cathédrale culmine à 49 mètres, à la pointe de la coupole. Le bâtiment fait 31 mètres sous la voûte.

La cathédrale peut contenir jusqu'à 900 personnes assises et peut accueillir jusqu'à 1200 personnes en de grandes occasions.

L'intérieur de la cathédrale est chaleureux. Un tapis rouge recouvre l'allée centrale et recouvre tout le sanctuaire, où se trouve l'autel. Les lambris sont de marbre rose d'Italie, les mosaïques ont été conçues en Italie et les verrières, œuvre de la maison Rault de Rennes en France, seront posées lors de rénovations en 1963. Les bancs sont tous de bois foncé. Les murs sont ornés par endroits de peintures représentatives des personnages les plus importants de la religion catholique. On trouve à la droite de l'autel un renfoncement dans le mur, où sont célébrés les baptêmes. Le plafond bombé de cette section de l'église est orné d'une mosaïque de céramique représentant le Christ étant baptisé au Jourdain. Le renfoncement du côté gauche est le lieu de prière, où les bougies brûlent.

Le dôme est divisé en 24 lanières partant du centre, où l'on trouve une immense colombe de marbre blanc. Cette colombe fait 3 mètres d'envergure. Chaque lanière du dôme est divisée en deux par une fleur rouge et le pourtour du dôme est orné des mêmes fleurs.

HistoireModifier

Les premiers colons s'installent à Amos en 1912, avec la construction du chemin de fer National Transcontinental. En 1913, la paroisse est érigée sous le patronage de Thérèse d'Avila et confiée à l'abbé Joseph-Oscar-Viateur Dudemaine, qui doit desservir tout l'Abitibi. L'emplacement est choisi par l'évêque du diocèse de Haileybury, Élie-Anicet Latulipe. Une chapelle en bois est construite en 1913 et 1914 et est aussi utilisée comme école. En 1915, la paroisse est érigée canoniquement et le presbytère est construit[2].

En 1918, la chapelle est jugée trop petite. Un comité est alors formé pour étudier la construction d'une nouvelle église. La fabrique souhaite que la nouvelle église soit à l'épreuve du feu, Amos étant construit en milieu forestier. On confie à l'architecte montréalais Aristide Beaugrand-Champagne la conception des plans du nouveau temple. Celui-ci propose la construction d'une vaste église de style néobyzantin avec une structure en béton[2].

C'est en 1922 que Monseigneur Dudemaine, premier curé de la paroisse et premier prêtre desservant tout l’Abitibi, et l’architecte montréalais Aristide Beaugrand-Champagne s'unissent dans le but d'ériger une cathédrale qui fera foi de la fierté des Amossois. D'ailleurs, sa construction fut rendue possible grâce à la population locale, qui mit l'épaule à la roue afin d'en élever l'impressionnante charpente. En 1939, ce qui était église devint cathédrale. Monseigneur Desmarais est alors le premier évêque du jeune diocèse d’Amos. Ce n'est que 40 ans après la fin de sa construction que l'intérieur fut terminé, tel qu'on le connait aujourd'hui.

La cathédrale est la construction dominante du parc de la Cathédrale, joli petit parc urbain qui intègre le bâtiment en son sein.

En 1997, on fêtait le 75e anniversaire du début de la construction de la cathédrale.

Durant la première décennie des années 2000, Québec apporte une aide financière pour des travaux de rénovations intérieures de la cathédrale. De ces travaux, on dénote surtout la longue opération consistant à enlever toute trace d'amiante de la structure du bâtiment, substance aujourd'hui connue comme très néfaste pour la santé. On restaure aussi les maçonneries et les bancs.

OrgueModifier

L'orgue de la cathédrale fut acheté en 1953. Issu de la prestigieuse facture d'orgues Casavant Frères, de Saint-Hyacinthe en Montérégie (Québec, Canada), c'est un très bel orgue comprenant 22 jeux.

GalerieModifier

RéférencesModifier

  1. L'utilisation du béton armé, indice d'une modernité naissante
  2. a et b « Cathédrale d'Amos », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 9 octobre 2016).

Liens externesModifier