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Officier général francais 2 etoiles.svg Camille Viotte
Camille Viotte

Naissance
Charquemont
Décès (à 57 ans)
Metz
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de brigade
Années de service 1892-1928
Commandement 230e Régiment d'Infanterie
163e Régiment d'Infanterie
42e Division d'Infanterie
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Commandeur de Saint-Michel et Saint-Georges
Officier de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
Chevalier de la Couronne d'Italie

Camille Viotte, né le à Charquemont et mort le à Metz, est un général de brigade français.

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Camille Viotte est le fils de Marie Gigandet et de Charles Viotte, un modeste ouvrier horloger. Il est le père de cinq enfants, dont Yves Viotte, Général de corps d'armée et Paule Defline, adjointe au maire de Lille, conseiller général du Nord.

CarrièreModifier

Il entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1890, pour en sortir Lieutenant au 2e bataillon de chasseurs à pied à Lunéville. Il entre à l'École supérieure de guerre en 1898.

Il est nommé le 6 novembre 1902, Officier d’ordonnance du général adjoint du gouverneur de Belfort. Il est ensuite Capitaine successivement au 146e Régiment d'Infanterie à Toul, à la 48e Division d'Infanterie, à la 43e Division d'Infanterie, et à la 22e Division d'Infanterie à Vannes.

Lors de la Première Guerre mondiale, il est nommé Commandant au 19e Régiment d'Infanterie, chef d'État-Major à la 40e Division d'Infanterie à Saint-Mihiel, puis Lieutenant-colonel au 230e Régiment d'Infanterie.

Il est nommé sous chef d'État-Major du 12e Corps d'Armée le 24 janvier 1917, puis chef d'État-Major du 13e Corps d'Armée le 1er juin 1918. Il fait les campagnes d’Italie. Après la campagne d'Italie, il est reconnu Officier de la Couronne d'Italie et reçoit la Croix de guerre italienne (8 août 1918). Il est fait Commandeur de Saint Michel et Saint Georges de Grande-Bretagne (8 août 1918).

Il est promu Colonel en 1923, il est affecté au 163e Régiment d'Infanterie dans la Sarre,en Allemagne. Il est nommé Général de Brigade en 1927, il reçoit le commandement de la 42e Division d'Infanterie à Metz.

Il meurt en fonction à l'âge de 57 ans, et est inhumé à Luneville le 5 novembre 1928.

Citations à l'ordre de l'ArméeModifier

Nommé Chevalier de la Légion d'honneur le 5 mars 1915, il est Chef de Bataillon, Commandant le 2e Bataillon du 19e régiment d'Infanterie :

  • « A fait preuve, en toutes circonstances, des plus belles qualités militaires, notamment le 5 Octobre 1914, en ramenant lui-même, deux fois, à l'assaut de la position attaquée, les hommes de deux Compagnies de son régiment, et en les maintenant pendant plus d'une heure sous un feu d'enfer de mitrailleuses. »
  • [1] « Le 17 Décembre 1914, où, chargé de la mission la plus périlleuse dans le secteur des attaques, il maintenait son bataillon pendant plusieurs heures sous des feux venant de trois directions, à dix mètres de la lisière d'un village, donnant personnellement l'exemple de la plus grande bravoure et du plus grand sang-froid, perdant dans cette action les trois quarts de l'effectif qu'il commandait. »
  • « Le 7 Février 1915, en dirigeant une contre-attaque sur des excavations de mine, occupées par les Allemands, et en lui imprimant une telle énergie qu'une seule Compagnie de son Bataillon réussissait à repousser l'ennemi en lui tuant 120 à 130 hommes. »Ovillers la Boisselle).

Chef d'État-Major de la 40e division d’infanterie, le 2 Novembre 1915 :

  • Bataille de Champagne (1915) « Chef d'État-Major remarquablement doué. A montré les plus belles qualités d'intelligence, de méthode et de sens tactique aiguisé dans la préparation et l'exécution des attaques des 25, 26 Septembre 1915 et dans l'organisation du terrain conquis. »

Nommé Officier de la Légion d'honneur le 14 Novembre 1916, il est Lieutenant-colonel, Commandant le 230e Régiment d'Infanterie :

  • Bataille de Verdun « Chef de Corps d'une grande valeur et d'une activité exceptionnelle : a amené à l'attaque du 24 Octobre 1916 un régiment remarquablement préparé, a eu, malgré l'opiniâtreté de la défense ennemie, conserver la direction de l'action et enlever de haute lutte les objectifs qui lui avaient été assignés. »

DécorationsModifier

SourcesModifier