Bruno de Segni

saint catholique

Bruno de Segni
Image illustrative de l’article Bruno de Segni
Saint, évêque
Naissance entre 1040 et 1048
Solero, (Italie)
Décès 23 juillet 1123 
Segni, Latium
Ordre religieux Ordre de Saint-Benoît
Vénéré par Église catholique
Fête 18 juillet

Bruno de Segni, né à Solero près d'Asti entre 1040 et 1048 et mort le [1] à Segni au Latium, est un théologien, abbé du Mont-Cassin et évêque de Segni. Il est reconnu comme saint par l'Église catholique romaine et célébré le 18 juillet d'après le Martyrologe romain[2].

FormationModifier

Après des études dans une école monastique près de Solero, il étudie à l'université de Bologne avant de devenir chanoine de Sienne. Au concile de Rome en 1079, il défend la doctrine catholique de l'eucharistie contre Bérenger de Tours qui y niait la présence réelle du Christ[3].

Soutien de la réforme grégorienneModifier

L'année suivante, le pape Grégoire VII, qui le tient en grande estime, le choisit comme évêque de Segni. Ensuite, selon les sources et les avis, il serait devenu cardinal en 1086 malgré un premier refus par humilité, ou bien qu'il aurait été seulement assimilé aux autres cardinaux en signant S.R.E. episcopus et cardinalis, ou bien encore que le diocèse de Segni n'admettait pas de cardinal[4].

Il partage et soutient l'ensemble des projets des papes pour la réforme de l'Église. Par ses écrits, il s'attaque à la simonie et combat les abus de l'investiture. Il est l'un des plus grands commentateurs bibliques de son époque et il est estimé par la curie romaine notamment des papes Victor III, Urbain II et dans un premier temps Pascal II.

En 1103, Il devient moine au Mont-Cassin, puis en est élu abbé quatre ans plus tard.

Après avoir entreprit une mission au royaume de France en 1106 pour le pape Pascal II, celui-ci le relèvera de ses fonctions d'abbé pour l'obliger à reprendre son siège épiscopal à la suite d'un désaccord au sujet du concordat de Sutri en 1111 lorsque Bruno et d'autres ecclésiastiques refuseront le texte attribuant au roi Henri V des marges d'autonomie jugées inacceptables (querelle des Investitures). Bien qu'il participa au synode du Latran en 1116, son influence fut par la suite moindre qu'auparavant.

Il est l'auteur de commentaires sur treize livres de la Bible ; d'une vie du pape Léon IX ; d'une autre de Pierre, évêque d'Anagni ; d'un traité sur les sacrements et d'un autre sur l'eucharistie. Cent quarante-cinq homélies et six recueils de préceptes ont été conservés[5].

ÉcritsModifier

Saint Bruno fut évêque de Segni, en Italie, et abbé a l'Abbaye territoriale du Mont-Cassin[6]'[7].

Commentaire selon saint Luc (Lc 14, 1.7-11) :

Quand quelqu'un t'invite à des noces

« Chaque jour le Seigneur célèbre des noces, car chaque jour il s'unit les âmes fidèles lors de leur baptême ou de leur passage de ce monde-ci au royaume céleste.
Eh bien ! nous qui avons reçu la foi en Jésus Christ et le sceau du baptême, nous sommes tous invités à ces noces. Une table y est dressée pour nous, dont l'Écriture dit : Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis (Ps 22, 5). Nous y trouvons les pains de l'offrande, le veau gras, l'Agneau qui enlève les péchés du monde. Ici nous sont offerts et le pain vivant descendu du ciel et le calice de l'Alliance nouvelle. Ici nous sont présentés les Évangiles et les épitres des Apôtres, les livres de Moïse et des prophètes, qui sont comme des mets remplis de toutes les délices.

Que pourrions-nous donc désirer de plus ? Pourquoi choirions-nous les premières places ? Quelle que soit la place que nous occupions, nous avons tout en abondance et ne manquons de rien. Mais toi qui cherches à avoir la première place, qui que tu sois, va t'asseoir à la dernière place. Ne permets pas que ta science te gonfle d'orgueil, et ne te laisse pas exalter par la renommée. Mais plus tu es grand, plus il faut t'humilier en toute chose et tu trouveras grâce auprès de Dieu (cf. Lc 1, 30), si bien qu'au moment favorable il te dira : Mon ami, avance plus haut, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. »

— Bruno de Segni. Commentaire sur l'Évangile de Luc, 2, 14, trad. dir. par H. Delhougne, Les Pères de l'Église commentent l'Évangile, Brepols, Turnhout, 1991, n° 192.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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