Banc Ganges

atoll submergé de l'archipel des Chagos

Banc Ganges
Illustration sous licence libre bienvenue !
Géographie
Altitude −10 m[1]
Massif Archipel des Chagos
Coordonnées 7° 23′ 00″ sud, 70° 58′ 00″ est
Administration
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de Maurice Maurice
Territoire britannique d'outre-mer
Dépendance
Territoire britannique de l'océan Indien
Archipel des Chagos
Géologie
Roches Récif corallien
Type Atoll
Géolocalisation sur la carte : océan Indien
(Voir situation sur carte : océan Indien)
Banc Ganges
Géolocalisation sur la carte : Territoire britannique de l'océan Indien
(Voir situation sur carte : Territoire britannique de l'océan Indien)
Banc Ganges

Le banc Ganges, en anglais Ganges Bank, est un atoll submergé de l'archipel des Chagos, dans le territoire britannique de l'océan Indien, un territoire britannique d'outre-mer[1].

GéographieModifier

 
Carte de l'archipel des Chagos montrant le banc Ganges au sud-ouest.

Le banc Ganges est situé dans le centre de l'océan Indien, dans le sud-ouest de l'archipel des Chagos, à 30 kilomètres au sud-ouest du banc Pitt et à 135 kilomètres à l'ouest de Diego Garcia[1]. Administrativement, il est inclus dans le territoire britannique de l'océan Indien, un territoire britannique d'outre-mer. Cependant, Maurice réclame la souveraineté de l'archipel des Chagos, y compris le banc Ganges[2].

Le banc Ganges est un atoll d'origine corallienne entièrement submergé, de forme triangulaire[1]. Il mesure 5 kilomètres de longueur[1] pour une superficie de 30 km2. Sa profondeur minimale est de 10 à 12 mètres[1].

Le , dans un avis consultatif, la Cour internationale de justice estime que le Royaume-Uni a « illicitement » séparé l’archipel des Chagos de l’île Maurice après son indépendance en 1968[3],[4].

L'assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution le , commandant à la Grande-Bretagne de restituer l'archipel des Chagos à la République mauricienne dans les six mois[5], ce qui permettrait aux Chagossiens de retrouver leurs terres.

En mai 2019, l'Assemblée générale de l'ONU avait adopté à une très large majorité une résolution, non contraignante mais à forte valeur politique, donnant six mois à Londres pour procéder à cette rétrocession. Ce délai a pris fin le 22 novembre 2019 sans que le Royaume-Uni se conforme à cette résolution, ni à l'avis consultatif formulé en février par la Cour internationale de justice (CIJ) demandant à Londres de mettre fin "dans les plus brefs délais" à son administration des Chagos[6].

Le 15 janvier 2020, Pravind Jugnauth premier ministre des île Maurice, était à Londres pour assister à un sommet sur les investissements de la Grande-Bretagne en Afrique. il s'est entretenu avec les chefs des gouvernements de l'Afrique du Sud, du Kenya, de Côte d'Ivoire et du Mozambique. Il a indiquait que : "Port-Louis étudiait la possibilité d’entamer des poursuites contre des responsables britanniques devant la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité", écrit IonNews.[7].

Le 25 mai 2020, la nouvelle carte publiée par l'ONU fait apparaitre l'archipel des chagos comme territoire Mauricien.[8]

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f (en) « Oceandots - Colvocoresses Reef », sur http://www.oceandots.com/ (consulté le )
  2. (en) « The World Factbook - British Indian Ocean Territory », sur https://www.cia.gov/ (consulté le )
  3. « Le Royaume-Uni doit mettre fin à son administration des Chagos, selon la CIJ »  , sur nouvelobs.com, L'Obs, (consulté le ).
  4. « Cour internationale de Justice - Avis consultatif du 25 février 2019 » (consulté le )
  5. Julien Sartre, « Les bras de fer diplomatiques et postcoloniaux reprennent dans l’océan Indien », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  6. « Archipel des Chagos : manifestation à Maurice suite à l'expiration du délai donné à Londres », sur la 1ère France TV info,
  7. « Chagos : l'île Maurice envisage de déposer une plainte pour crime contre l'humanité », sur la 1ère France TV info,
  8. « Chagos apparaît comme un territoire mauricien sur la nouvelle carte du monde des Nations Unies », sur Le Défi Plus (consulté le ).