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Argentré (Mayenne)

commune française du département de la Mayenne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Argentré.

Argentré
Argentré (Mayenne)
La mairie d'Argentré depuis 2007 (ancien presbytère).
Blason de Argentré
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Canton Bonchamp-lès-Laval
Intercommunalité Laval Agglomération
Maire
Mandat
Christian Lefort
2014-2020
Code postal 53210
Code commune 53007
Démographie
Gentilé Argentréens
Population
municipale
2 782 hab. (2016 en augmentation de 3,42 % par rapport à 2011)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 03″ nord, 0° 38′ 29″ ouest
Altitude Min. 55 m
Max. 128 m
Superficie 36,77 km2
Localisation

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Argentré
Liens
Site web argentre.fr

Argentré est une commune française située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée au dernier recensement de 2016 de 2 782 habitants[Note 1] appelés les Argentréens.

GéographieModifier

La commune est située sur une colline dominant la Jouanne.

 
Rive de la Jouanne.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Argentrato au IXe siècle[1]. Argentré remonte au type toponymique gaulois Argento-raton « fortification d'argent » latinisé en Argentoratum dans les textes (cf. Strasbourg ancien Argentoratum également)[1]. L'évolution phonétique est régulière ARGENTR-ATU a abouti à Argentr-é (cf. QUADRATU > carré, SACRATU > sacré, etc.). En revanche, beaucoup de nom de lieux de la région présentent une terminaison qui correspond à la variante régionale de la forme prise par le suffixe -(I)ACU, d'origine gauloise (-acon).

HistoireModifier

 
L'un des fours à chaux de la commune au lieu-dit Montroux.

En 1884, ont été découverts dans une carrière un trésor du IVe ou Ve siècle, une tombe riche d'un romain, avec une sépulture en bois ferré, contenant deux bagues en or, trois bracelets en argents décorés, une chaînette en or fin en fil tressé, un vase de verre aux parois épaisses, une chevalière en or, un gobelet, verre fin en forme de tulipe, un gobelet en céramique et deux vases de poterie grise. Ils sont conservés au Musée archéologique départemental de Jublains.

Article détaillé : Marbre noir d’Argentré.

Les fours à chaux du Rocher sont construits en 1843, éteints depuis 1980, deux fours sont détruits en 1987. Il existait antérieurement, au lieu-dit Montroux, un premier four à chaux dont les vestiges sont en assez bon état de conservation. L'autorisation avait été donnée en 1828 à Alexandre Patier de faire construire un four à chaux, alimenté au charbon de terre, au lieu appelé la Vallée de Montroux [2].

Le chemin de ferModifier

Argentré était desservi par la ligne de chemin de fer départemental reliant Laval à Saint-Jean-sur-Erve. Cette ligne fut ouverte à l'exploitation le . À partir du 8 novembre 1934, le service fut transféré sur route. En 1935, seuls vingt-quatre trains spéciaux circulèrent sur la ligne qui fut définitivement fermée le 1er mai 1935. En 1902, la gare d'Argentré avait accueilli 16 118 voyageurs, ce qui en faisait la 2e gare la plus fréquentée de la ligne après Laval-Ville. La halte du Rocher, située dans la commune, avait accueilli 7 745 voyageurs cette même année[3].

HéraldiqueModifier

  Blason Parti d'or à trois forces de sable, et de gueules à la croix dentelée d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1817 Ambroise Verger    
1817 1825 Denis Turmeau    
1825 1832 M. Berset d'Hauterive    
1832 1836 Mathurin Rousseau    
1836 1840 Paul Nourry    
1840 1850 Jean Baptiste Sébastien Gabriel Berset d'Hauterives    
1855 1864 M. Gaultier de la Villaudray    
1865 1871 Louis Augustin Paumard    
1871 1906 Henri Le Tourneurs du Val   Avocat, propriétaire
1906 1908 Auguste Fouquet   Propriétaire
1908 1925 Henri Le Tourneurs du Val   Propriétaire
1925 1959 François Brisard URD puis DVD Entrepreneur, conseiller général (1919 → 1940 puis 1945 → 1959)
1959 1983 René Brisard   Entrepreneur
1983 2001 Michel Descottes   Notaire
mars 2001[4] En cours Christian Lefort[5] SE Directeur de société

JumelagesModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 2 782 habitants[Note 2], en augmentation de 3,42 % par rapport à 2011 (Mayenne : +0,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6001 4861 4801 4901 5911 7021 7021 7331 777
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7821 7451 6761 5641 5761 4581 4271 4681 414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4561 4011 3301 2031 2011 1551 0781 1581 155
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0871 0431 2461 8442 1602 3252 4872 6812 766
2016 - - - - - - - -
2 782--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église paroissiale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, dédiée à saint Cyr et à sa mère sainte Julitte, martyrs chrétiens du IVe siècle. Comme l’atteste une inscription, en 1460, la voûte, la nef et la charpente furent restaurées et les deux arcades latérales du chœur ainsi que les bas-côtés furent alors construits. En 1867, un appendice est ajouté à la sacristie. La façade romane a été démolie en 1901, remplacée par la façade actuelle ; la tour du clocher est alors refaite et les bas-côtés sont surélevés[10]. Elle est classée partiellement monument historique depuis l'arrêté du [11]. De l'époque romane, l'église a conservé le chœur (qui contient des fresques du XIIIe siècle), le transept et la tour située au sud de l’église. L'horloge du clocher a été installée vers 1875 par la société Lussault de Tiffauges en Vendée[12] et ce mécanisme, qu'il fallait remonter chaque jour, et désormais remplacé, est exposé dans le hall de la mairie.
  • Le château d'Hauterive.
  • La base de loisirs de l'étang des Alleux.

CultureModifier

En 2014, Jean Echenoz place sa nouvelle Caprice de la reine – homonyme au recueil de sept intitulé Caprice de la reine – au centre d'une colline au lieu-dit le Pirli à Argentré de laquelle il effectue une description cinématographique à 360 degrés du paysage de la Mayenne qui l'entoure[13],[14].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, DENLF, p. 26b.
  2. Archives départementales de la Mayenne, 5M 107.
  3. Un demi-siècle de petits trains en Mayenne, Pierre-Alain Menant, Éditions du Petit Pavé.
  4. « Christian Lefort a été réélu maire par 18 voix samedi », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 23 novembre 2014)
  5. Réélection 2014 : « Argentré (53210) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 juillet 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. http://www.laval53000.fr/dans-le-departement/argentr%C3%A9/
  11. « Église paroissiale Saint-Cyr et Sainte-Julitte », notice no IA53001778, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=53007_2
  13. Caprice de la reine sur le site des éditions de Minuit.
  14. Caprice de la reine de Jean Echenoz par Patrick Grainville dans Le Figaro du 27 mars 2014.