Archidiocèse de Santiago du Chili

diocèse catholique au Chili

L'archidiocèse de Santiago du Chili (Archidioecesis Sancti Jacobi in Chile) est un siège métropolitain de l'Église catholique du Chili. En 2014, il comptait 4 254 000 baptisés sur 6 358 210 habitants.

TerritoireModifier

L'archidiocèse comprend 36 communes de la région métropolitaine de Santiago du Chili : Colina, Til-til, Lampa, Quilicura, Huechuraba, Renca, Conchalí, Independencia, Recoleta, Lo Barnechea, Vitacura, Las Condes, Providencia, La Reina, Ñuñoa, Macul, Peñalolén, La Florida, Puente Alto, San Ramón, La Cisterna, La Granja, Lo Espejo, San Miguel, San Joaquín, Pedro Aguirre Cerda, Santiago du Chili, Cerrillos, Maipú, Estación Central, Pudahuel, Lo Prado, Quinta Normal, Cerro Navia et des parties des communes de La Pintana et d'El Bosque.

Le siège archiépiscopal est à Santiago du Chili, où se trouve la cathédrale de l'Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge.

Son territoire s'étend sur 9 132 km2 ; il est subdivisé en 212 paroisses[1].

Églises particulièresModifier

 
Te Deum œcuménique d'action de grâces en la cathédrale de Santiago du Chili, le , en présence du président Sebastián Piñera, du gouvernement, du président de la Bolivie Evo Morales et président du Paraguay Fernando Lugo, ainsi que des autorités du pays et de délégations étrangères.

Diocèses suffragantsModifier

HistoireModifier

Le diocèse de Santiago du Chili a été érigé le , recevant son territoire du diocèse de La Plata (aujourd'hui archidiocèse de Sucre) et de l'archidiocèse de Lima.

Le et le , il cède des portions de territoire à l'avantage des diocèses de Concepción et de Córdoba (archidiocèses aujourd'hui).

L'évêque Diego de Medellín fut le premier à organiser le diocèse qu'il subdivise en quatorze paroisses et en vingt-six missions pour les Indiens. En 1584, il institue le séminaire diocésain et en 1586, il convoque le premier synode diocésains. C'est en 1745 que commence la construction de la cathédrale qui est terminée peu avant la fin du siècle sous l'épiscopat de Mgr Manuel de Alday.

Il cède le une portion de territoire pour l'érection du diocèse de Salta (aujourd'hui archidiocèse).

Il connaît au XIXe siècle de graves tourments politiques à la suite de l'indépendance du Chili ; en effet les clercs sont divisés entre partisans de la monarchie espagnole et indépendantistes. On assiste de fait après 1810 à une interruption de l'évangélisation et à la mainmise des francs-maçons sur l'appareil d'État. L'évêque José Santiago Rodríguez Zorrilla, nommé en 1815, est jugé défavorablement par l'autorité civile et envoyé deux fois en exil. À sa mort en 1832, le nouvel évêque, Mgr Manuel Vicuña Larraín, réinstaure le séminaire diocésain qui avait été fermé par l'État pendant plusieurs années. Il fonde le journal La Revista Católica (La Revue catholique), avec lequel il soutient les prétentions du gouvernement chilien de maintenir le « patronat » sur les diocèses chiliens, conservant ainsi le droit de présentation des évêques qui précédemment n'était concédé qu'au roi d'Espagne.

Le , le diocèse est élevé au rang d'archidiocèse métropolitain par Grégoire XVI par la bulle Beneficentissimo Divinæ Providentiæ.

Plus tard, il cède plusieurs portions de territoires à l'avantage de nouvelles circonscriptions ecclésiastiques :

  • le pour le diocèse de La Serena (aujourd'hui archidiocèse) ;
  • le pour la mission sui juris de Valparaíso (aujourd'hui diocèse) ;
  • en 1913 pour la mission sui juris de Talca (aujourd'hui diocèse) ;
  • le pour les nouveaux diocèses de Rancagua et de San Felipe ;
  • le pour le diocèse de San Bernardo ;
  • le à l'avantage du nouveau diocèse de Melipilla.

C'est le qu'est fondée l'université pontificale catholique du Chili, aujourd'hui encore une des plus importantes du pays.

Le sanctuaire de l'Immaculée-Conception est élevé le sur la colline de San Cristóbal. Cette même année voit l'arrivée sur la chaire épiscopale de Mgr Juan Ignacio González Eyzaguirre qui prête une grande attention aux problèmes sociaux des classes laborieuses, selon l'encyclique Rerum Novarum de Léon XIII. En 1915, il consacre l'archidiocèse au Sacré-Cœur de Jésus.

En 1950, Pie XII concède aux archevêques de Santiago le titre de primat du Chili.

OrdinairesModifier

  • Rodrigo González de Marmolejo † ( - )
    • Sede vacante (1564-1566)
  • Fernando de Barrionuevo, O.F.M. † ( - )
    • Sede vacante (1571-1574)
  • Diego de Medellín, O.F.M. † ( - )
    • Sede vacante (1592-1596)
  • Pedro de Azuaga, O.F.M.Obs. † ( - )
    • Sede vacante (1597-1600)
  • Juan Pérez de Espinosa, O.F.M.Obs. † ( - )
  • Francisco González de Salcedo Castro † ( - )
    • Sede vacante (1634-1637)
  • Gaspar de Villarroel, O.S.A. † ( - , nommé évêque d'Arequipa)
  • Diego de Zambrana de Villalobos † ( - )
    • Sede vacante (1653-1660)
  • Diego de Humanzoro, O.F.M.Obs. † ( - )
  • Bernardo de Carrasco y Saavedra, O.P. † ( - , nommé évêque de La Paz)
  • Francisco de la Puebla González † ( - )
  • Luis Francisco Romero † ( - , nommé évêque de Quito)
  • Alejo Fernando de Rojas y Acevedo † ( - , nommé évêque de La Paz)
  • Alonso del Pozo y Silva † ( - , nommé archevêque de La Plata o Charcas)
  • José Manuel de Sarricolea y Olea † ( - , nommé évêque de Cuzco)
  • Juan Bravo del Rivero y Correa † ( - , nommé évêque d'Arequipa)
  • Juan González Melgarejo † ( - , nommé évêque d'Arequipa)
  • Manuel de Alday y Axpée † ( - )
  • Blas Sobrino y Minayo † ( - , nommé évêque de Trujillo)
  • Francisco José Marán † ( - )
    • Sede vacante (1807-1815)
  • José Santiago Rodríguez Zorrilla † ( - )
 
Mgr Ezzati en 2017.

StatistiquesModifier

L'archidiocèse comptait à la fin de l'année 2016 sur une population de 6 358 210 personnes un nombre de 4 254 000 baptisés, correspondant à 66,9 % du total[1]. L'archidiocèse fait face depuis les années 1990 à une forte avancée du protestantisme évangélique venu des États-Unis et parallèlement à une montée de l'indifférentisme religieux après les années de l'ère Pinochet. En 1950, 89,5 % des 1 620 000 habitants étaient baptisés et en 1990, 71,9 % des 4 497 000 habitants.

En 2016, l'archidiocèse comptait 862 prêtres (dont 612 réguliers), 385 diacres permanents, 1 081 religieux et 1 951 religieuses dans 212 paroisses[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Annuaire pontifical, 2017.
  2. Déjà vicaire apostolique depuis le . Cf. Eubel, vol. 7, p. 146.
  3. Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le ).

Lien externeModifier