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Andrea Leadsom

femme politique britannique

Andrea Leadsom
Illustration.
Andrea Leadsom en 2017.
Fonctions
Leader de la Chambre des communes
Lord-président du Conseil
En fonction depuis le
(1 an, 8 mois et 12 jours)
Premier ministre Theresa May
Gouvernement May II
Prédécesseur David Lidington
Secrétaire d'État à l'Environnement, à l'Alimentation et aux Affaires rurales

(10 mois et 28 jours)
Premier ministre Theresa May
Gouvernement May I
Prédécesseur Elizabeth Truss
Successeur Michael Gove
Ministre d'État à l'Énergie

(1 an, 2 mois et 3 jours)
Premier ministre David Cameron
Gouvernement Cameron II
Prédécesseur Matthew Hancock
Successeur Greg Clark (secrétaire d'État)
Secrétaire économique du Trésor

(1 an, 1 mois et 2 jours)
Premier ministre David Cameron
Gouvernement Cameron I
Prédécesseur Nicola Morgan
Successeur Harriett Baldwin
Membre de la Chambre des communes
En fonction depuis le
(8 ans, 9 mois et 17 jours)
Élection 6 mai 2010
Réélection 7 mai 2015
8 juin 2017
Circonscription South Northamptonshire
Législature 55e, 56e et 57e
Prédécesseur Circonscription créée
Biographie
Nom de naissance Andrea Jacqueline Salmon
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Aylesbury, Buckinghamshire (Royaume-Uni)
Nationalité Britannique
Parti politique Parti conservateur
Diplômée de Université de Warwick
Profession Banquière
Religion Christianisme

Andrea Jacqueline Leadsom, née Salmon le à Aylesbury dans le Buckinghamshire, est une financière et femme politique britannique, membre du Parti conservateur et de l'actuel gouvernement britannique.

Sommaire

BiographieModifier

Origines et jeunesseModifier

Issue d'un milieu familial bourgeois et rural[1], Andrea Leadsom étudie au Tonbridge Grammar School, avant de poursuivre ses études à l'université de Warwick, où elle est nommée B.A. (licenciée ès lettres). Elle effectue sa carrière professionnelle dans le secteur bancaire, notamment chez Barclays[2].

Députée et membre du gouvernementModifier

Élue députée de la circonscription de South Northamptonshire depuis 2010, elle est nommée secrétaire économique du Trésor au sein du gouvernement Cameron en avril 2014, avant de devenir ministre du département de l'Énergie et du Changement climatique en mai 2015[3].

Candidate à la direction de Parti conservateurModifier

Après avoir milité en faveur de la sortie de l'Union européenne lors du référendum de juin 2016 (bien qu'en 2013, elle jugeait qu'une telle idée pouvait causer des « conséquences économiques catastrophiques »[1]) et après la démission du Premier ministre David Cameron, elle se porte candidate à l'élection à la direction du Parti conservateur[2]. Elle reçoit le soutien de l'ancien maire de Londres Boris Johnson, un temps pressenti comme candidat et favori du scrutin[4].

Elle se retrouve alors en compétition avec la secrétaire d'État à l'Intérieur, Theresa May, à la différence de laquelle elle n'a pas obtenu de portefeuilles ministériels d'importance. Lui est également reproché le fait d'avoir gonflé son CV lorsqu'elle travaillait dans la finance ; son frère et son époux sont aussi pointés du doigt pour une affaire d'optimisation fiscale[1]. Elle renonce à sa candidature à la tête du Parti conservateur le 11 juillet 2016, ce qui permet à Theresa May de rester seule en lice et de l'emporter[5].

Membre des gouvernements de Theresa MayModifier

Le 14 juillet 2016, elle entre au premier gouvernement de Theresa May comme secrétaire d'État à l'Environnement, à l'Alimentation et aux Affaires rurales. Depuis le 11 juin 2017, elle fait partie du deuxième gouvernement May en tant que leader de la Chambre des communes et lord président du Conseil.

Prises de positionModifier

Elle appartient au courant libéral et mondialiste du Parti conservateur. Elle considère le marché unique comme biaisé et voit l'avenir économique du pays dans sa relation avec les États-Unis[1]. Elle souhaite abroger le droit des Européens de s'installer librement au Royaume-Uni, tout en garantissant le droit de ceux établis avant le 23 juin 2016 à rester[6].

Sur le plan économique, elle proposait en 2012 « qu'il n'y ait absolument aucune règlementation du tout — pas de salaire minimum, pas de droit à un congé maternité ou paternité, pas de droits liés aux licenciements abusifs, pas de droit à la retraite — pour [les salariés des] plus petites entreprises qui tentent de se lancer, pour qu'elles aient une chance ». En 2016, elle précise que la législation européenne sur les droits des salariés serait toutefois préservée, au moins jusqu'en 2020[7].

Elle appartient par ailleurs à l'aile droite du parti[7] concernant les sujets de société : elle s'est opposée au mariage homosexuel (adopté par le gouvernement conservateur en 2013), et estime que le mariage aurait dû être exclusivement « un service chrétien » entre un homme et une femme[8]. Elle souhaite par ailleurs rétablir la chasse à courre des renards[8]. En tant que ministre de l'Énergie, elle admet la réalité du changement climatique, mais s'est opposée aux subventions publiques pour les éoliennes, et soutient la fracturation hydraulique, qu'elle considère comme « sans danger »[9],[10], ce qui a vivement fait réagir plusieurs organisations de protection de l'environnement.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier