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Stelia Aerospace
Création 2015
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Reliability & Performance
Siège social Toulouse[1]
Drapeau de France France
Direction Cédric Gautier, président
Activité Aéronautique
Société mère AirbusVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 7000 employés dans le monde
Site web www.stelia-aerospace.com

Chiffre d'affaires 2.2 milliards € (2018)

STELIA Aerospace est une entreprise française du secteur aéronautique. Elle propose des solutions globales pour les constructeurs aéronautiques et les compagnies aériennes. Cette société a été créée le à partir de la fusion entre Aerolia et Sogerma.

STELIA Aerospace assure la conception et la fabrication d’aérostructures, de sièges pilotes et de fauteuils passagers des classes Premium. Son chiffre d'affaires de 2.2 milliards d'euros en 2018, positionne l’entreprise comme l’un des principaux leaders sur ses pôles d’activité.  

STELIA Aerospace est une filiale à 100 % d'Airbus Group[2] qui a pour clients les constructeurs aéronautiques dont Airbus, Boeing, Bombardier, Embraer, AgustaWestland ou encore Dassault, Singapore Airlines, Etihad Airways et Thai Airways International.

Elle compte plus de 6 900 employés, regroupés sur trois continents. Sa direction et ses fonctions centrales sont basées à Toulouse[3].

Sommaire

HistoireModifier

SogermaModifier

L'histoire de la SOGERMA remonte à l'implantation en 1924 à Bordeaux (dans le quartier de Bacalan) de la société Dyle et Bacalan. Le département aéronautique est absorbé en 1929 par la société Nieuport Delage, et en devient une filiale sous le nom de Société aérienne bordelaise (SAB).

La SAB devient autonome en 1934. En 1935, le groupe Bloch-Potez incorpore la SAB. Avec la nationalisation du secteur aéronautique en 1936 et 1937 les entreprises sont regroupées et deviennt la SNCASO qui emploie 3000 personnes et comprend 3 usines bordelaises (Bègles qui fabrique les pièces détachées, Bacalan qui effectue le montage des gros ensembles et Mérignac qui assemble les avions).

L’usine de Bacalan est entièrement rasée en 1942 par les bombardements alliés. Le 5 janvier 1944, c’est l’usine de Mérignac qui est presque complètement détruite. A la Libération, l’activité reprend à Mérignac ainsi que la reconstruction de l’usine. En 1949, la SNCASO filialise ses activités de révision, entretien et reconversion de tous types d’avions et l’usine de Mérignac devient le siège de la Société Française d’Entretien et de Réparation de Matériel Aéronautique (SFERMA). Peu à peu, l’activité de l’usine de Bègles se déplace à Mérignac. Dès 1950, l’usine de Mérignac est équipée pour accueillir de gros avions de transport.

En 1957, la SNCASO et la SNCASE se regroupent pour former Sud-Aviation. En 1958, avec la guerre d’Algérie, le marché militaire offre à la SFERMA de nouveaux débouchés. Elle équipe désormais les avions et transforme les équipements radio. La SFERMA est absorbée en 1965 par sa maison-mère, Sud-Aviation et en devient son Groupe d’Entretien et de Réparation (GER). C’est aussi en 1965, qu’une première caravelle vient en révision.

En 1970, création de la Société Nationale des Industries Aéronautiques et Spatiales (SNIAS, rebaptisée Aérospatiale en 1985) avec la fusion de Sud-Aviation, Nord-Aviation et de la société d’Etudes et de Réalisations d’Engins Balistiques (SEREB). Le 1er octobre, l’usine de Mérignac retrouve son autonomie financière et devient la Société Girondine d’Entretien et de Réparation de Matériel aéronautique (SOGERMA), spécialisée dans la maintenance aéronautique. Les activités sur les aérostructures et sièges sont héritées de l'acquisition de la Société Charentaise d’Equipements Aéronautiques (SOCEA, historiquement liée à Lioré et Olivier) de Rochefort en 1988[4]. En 2000 elle devient une filiale d'EADS.

En 2006, une restructuration conduit au retrait de ses activités MRO (Maintenance Repair and Overhaul) qui rejoignent Sabena technics, groupe TAT. Après cette étape, l’entreprise s’est consacrée au développement de ses activités aérostructures, sièges et fauteuils[5].

Après 2006, Sogerma a profité d’une conjoncture favorable du marché des aérostructures, avec une forte augmentation des cadences des programmes Airbus et ATR, et de nouveaux marchés remportés, telles la case de train centrale de l’A350 ou encore, la section 14A de l’A321. En 2013, Sogerma a poursuivi le développement de son activité de fauteuils passagers Premium, avec l’implantation de nouvelles surfaces de production et de bureaux à Rochefort.

AeroliaModifier

 
Logo d’Aerolia.

Aerolia est une filiale d'Airbus Groupe créée en janvier 2009 de l’externalisation de certaines activités d’aérostructures d’Airbus France. Les sites de Méaulte et de Saint-Nazaire, auxquels s’est ajoutée une partie du bureau d’études de Toulouse, ont été regroupés pour créer cette entreprise française spécialisée sur les aérostructures (parties d'un avion composant sa structure : fuselage, ailes, nacelles de réacteur). Cette externalisation découlait d’une stratégie d’Airbus, visant à se recentrer sur son cœur de métier et s’ajoutait aux autres opérations lancées en Europe (vente des activités du site de Filton à GKN en Angleterre et la création en Allemagne de Premium Aerotec)[6]. L'acte fondateur a été signé le à Paris par Louis Gallois (alors PDG d'EADS) et Christian Cornille[7]. Dès sa création, la société a obtenu les certifications de qualité EN 9100 et ISO 14001[8].

Le , Aerolia officialise sa première livraison de sous-ensemble à Airbus (destiné au nouvel A330-200 Freighter)[9]. Fin avril 2009, elle remporte un appel d'offre auprès d'Airbus pour la conception et l'installation des tuyauteries et conduits des systèmes hydrauliques et commerciaux qui équiperont l’ensemble du fuselage de l’A350 XWB d’Airbus[9].

Au niveau industriel, à la fin du mois de janvier 2009, la société et les autorités tunisiennes signent un accord portant sur les conditions d'implantation d'Aerolia en Tunisie, dont les travaux débutent en avril. La création de la filiale Aerolia ainsi que du site tunisien occasionne des conflits sociaux au sein d'Airbus en France, les syndicats dénonçant une délocalisation[10],[11],[12],[13]. Le 27 avril 2009, Aerolia entame la construction d'une nouvelle unité de production sur le site de Méaulte (Picardie). Il s'agit d'une unité composite pour l'A350 XWB[14].

Fin septembre 2011, Aerolia livre à Airbus sa première pointe avant pour l'A350 XWB[15].

En 2012, Aerolia a livré 612 ensembles complets d'avions pour Airbus contre 550 en 2011 et 509 en 2009, soit une augmentation de plus de 10% sur 4 ans[16]. L'entreprise a produit, au cours de la même année, plus de 6 millions de pièces élémentaires[16].

SteliaModifier

Le les deux entrepises Aerolia et Sogerma fusionnent pour former Stelia Aeropsace. Le siège social est fixé à Toulouse.

Productions et activitésModifier

STELIA Aerospace est présent sur trois segments de marché :

  • Aérostructures ;
  • Fauteuils passagers des classes Premium (Première, Affaires, Premium Economy) ;
  • Sièges pilotes.

AérostructuresModifier

 
Voilure d'ATR livrée à Toulouse pour l'assemblage.

STELIA Aerospace conçoit et produit des sections de fuselages équipées (pointes avant, tronçons centraux, voilures, sous-ensembles spécifiques tels que la Case de train centrale, la rampe arrière de l’A400M, la poutre de queue d’hélicoptères). Sur tous les programmes Airbus, les pointes avants (tronçons 11 et 12) sont réalisées par STELIA Aerospace, de même que les tronçons 13-14 (section située à l'arrière du cockpit) sur l'ensemble des avions monocouloirs Airbus (A318 à A320) et les barques des tronçons 15-21 des longs-courriers Airbus A330, A340 et A380. STELIA Aerospace conçoit et produit les structures du Global 7500.

En complément de ses activités d’assemblage, STELIA Aerospace dessine et fabrique des pièces d’aérostructures complexes composites et métalliques, comprenant une activité de production de tuyauteries.

STELIA Aerospace est dotée des capacités à livrer des sections complètes équipées, avec l’intégration des systèmes hydrauliques et électriques (« Plug & Fly »).

  • Voilures ATR, équipées et testées, jusqu’aux tests bancs d’essais finaux ;
  • Fuselage central du Global 7500 le nouvel avion d’affaires haut de gamme de Bombardier ;
  • Pointe avant et porte cargo du nouveau Beluga XL entièrement équipée de ses systèmes (électriques, hydrauliques, conditionnement d’air, oxygène, eaux usées, etc.).

Fauteuils passagers des classes PremiumModifier

Stelia Aerospace développe et produit une gamme de fauteuils pour les classes Affaires et Première. Son offre porte notamment sur l’équipement des cabines, et en particulier le choix des fauteuils des classes Premium. Les compagnies aériennes sont en effet à la recherche permanente du meilleur confort pour leurs fauteuils Première Classe.

Sièges PilotesModifier

STELIA Aerospace conçoit et fabrique les sièges pilote de toute la gamme d’Airbus, ainsi que celle de certains programmes d’Airbus Helicopters et de plusieurs avions d’affaires.

Autres activitésModifier

En complément de ses 3 pôles d’activité principaux, STELIA Aerospace, est également présent sur des activités de niches. Avec ses filiales, l’entreprise propose en effet :

  • Des équipements intérieur cabine, tels que des panneaux d’habillage du cockpit d’A320, des modules de toilettes ATR
  • Des pièces et des équipements pour le spatial, comme, des antennes de réflecteurs, des réservoirs de carburant de lanceurs…

Principaux clientsModifier

Constructeurs aéronautiquesModifier

Compagnies aériennesModifier

  • Aeroflot
  • Air Europa
  • Air Caraibes
  • Air France
  • Air Tahiti Nui
  • Alitalia
  • Asiana Airlines
  • China Eastern
  • Etihad
  • Gulf Air
  • Hainan Airlines
  • Iberia
  • Korean Air
  • Oman Air
  • Thai Airways
  • Tunisair
  • Turkish airlines
  • Royal Air Maroc
  • Singapore Airlines

Implantations dans le mondeModifier

STELIA Aerospace est présent sur onze implantations industrielles à travers le monde.

Le site de Toulouse regroupe le siège social et quelques directions opérationnelles : les finances, les ressources humaines, les achats, la qualité, les programmes et les ventes. En outre, le site comprend la principale partie du bureau d'études (avec environ 260 ingénieurs). 500 personnes environ travaillent à Toulouse.

Le site de Saint-Nazaire s'étend sur 10 hectares et emploie environ 900 personnes. Ce site est le centre d'excellence des pièces élémentaires et accueille de nombreuses spécialités : les activités de panneaux (l'étirage et l'usinage mécanique des grands panneaux de fuselage en 3D), l’usinage de pièces métalliques complexes, comme les encadrements du pare-brise cockpit, l’usinage de profilés et des rails de sièges, mais aussi la conception et la fabrication de tuyauteries et conduits. Saint-Nazaire est chargé de la fabrication de pièces de petites et grandes dimensions suivant le principe d’intégration verticale : du formage, à l’usinage, jusqu’à la protection et la livraison aux Clients. Environ 3,5 millions de pièces sont produites par an.

Le site de Méaulte comprend environ 1 500 personnes sur 47 hectares ; il est spécialisé dans la production des pointes avant de l'ensemble des avions de la gamme Airbus (A318 jusqu'à A380 et A400M). Il inclut un lycée professionnel (le lycée Henry Potez) qui forme sur le site des jeunes aux métiers de l'aéronautique (CAP/BEP ajusteur monteur cellule d'aéronefs et chaudronnier aéronautique, Bac professionnel technicien aérostructures).

STELIA Aerospace Tunisie est située dans la ville de M'Ghira (au sud de Tunis) et s'étend sur environ 15 000 m2. Elle est spécialisée dans l'assemblage de sous-ensembles. Stelia Aerospace Tunisie fédère, au sein d'un parc de 20 hectares, 6 partenaires : tels que : Figeac Aero (usinage), Corse composite Aéronautique (composite), Mecahers (tôlerie), Mecanyvois (outillage), Mecaprotec (traitement de surfaces), Blondel (logistique).

Les autres sites sont :

  • Sites en France
    • Rochefort (assemblage de sections de fuselage et sièges) ;
    • Méaulte (création de sections de fuselage et sièges) ;
    • Mérignac (voilures ATR42 / 72) ;
    • Salaunes (pièces élémentaires composites) - Filiale ;
    • Saint-Nazaire (pièces élémentaires).
  • Afrique du Nord
    • Casablanca, Maroc[17] (Pièces élémentaires composites et assemblage) ;
    • Tunis, Tunisie (pièces détaillées et assemblage).
  • Amérique du Nord

STELIA Aerospace s’étend également dans 9 autres villes :

Notes et référencesModifier

  1. « Mentions légales », Stelia Aerospace
  2. Marina Angel, « Airbus Group engage le rapprochement entre Aerolia et Sogerma », Usinenouvelle.com, (consulté le 6 janvier 2016)
  3. « Stelia pose la première pierre de son futur siège toulousain » (consulté le 10 août 2016)
  4. La grande saga de la Sogerma
  5. Bernard Broustet, « Le rebond de la Sogerma », Sud-Ouest,‎
  6. « Naissance d'Aerolia, filiale à 100% d'EADS », sur Aerolia.com,
  7. « Aerolia : Création du N° 1 français des aérostructures », sur La Dépêche,
  8. « Audit et certification ISO 14001 et EN 9100 », sur Aerolia.com,
  9. a et b « Première livraison à Airbus », sur Aerolia.com,
  10. CGT et CFDT appellent à manifester, Le Figaro, 17 septembre 2008
  11. Les salariés CGT d'Airbus vont poursuivre leurs actions vendredi , Le Point, 18 septembre 2008
  12. La CGT Aérolia dénonce les délocalisations, Le Courrier Picard, 15 octobre 2010
  13. http://www.aerolia.com/fr/actualites/communique-de-presse/2009::creation-d-une-filiale-aerolia-en-tunisie.html
  14. « A350 XWB composite et métallique : Aerolia, la combinaison gagnante », sur Aerolia.com,
  15. « Aerolia livre la 1re Pointe Avant de l'A350XWB », sur Aerolia.com,
  16. a et b [PDF] « Chiffre d'affaires d'Aerolia : la croissance dans les gênes »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Aerolia,
  17. L'Usine Nouvelle, « Stelia Aerospace lance les travaux de sa nouvelle usine à Casablanca - L'Usine Maroc », (consulté le 10 août 2016)