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Abbaye du Bouschet-Vauluisant

abbaye située dans le Puy-de-Dôme, en France
À ne pas confondre avec l'abbaye de Vauluisant, également cistercienne, mais située dans le département de l'Yonne.

Abbaye du Bouschet-Vauluisant
image de l'abbaye
Article à illustrer

Nom local Bouchet
Valluisant
Diocèse Clermont
Patronage Sainte Marie
Numéro d'ordre (selon Janauschek) DXVIII (518)[1]
Fondation 1192
Dissolution 1791
Abbaye-mère Féniers
Lignée de Morimond
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Cisterciens (1192-1791)
Période ou style

Coordonnées 45° 36′ 29″ nord, 3° 15′ 07″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Province Comté d'Auvergne
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Commune Yronde-et-Buron

Géolocalisation sur la carte : France

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Abbaye du Bouschet-Vauluisant

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Abbaye du Bouschet-Vauluisant

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Abbaye du Bouschet-Vauluisant

L’abbaye du Bouschet-Vauluisant (également souvent orthographiée Bouchet et Valluisant) est une ancienne abbaye cistercienne située sur l'actuelle commune d'Yronde-et-Buron, dans le département du Puy-de-Dôme. Elle fut fondée à la fin du XIIe siècle. Elle est en particulier connue pour être la principale nécropole des comtes d'Auvergne.

Sommaire

SituationModifier

L'abbaye était située dans la commune d'Yronde-et-Buron, le long du ruisseau de la Palle, petit affluent de rive droite de l'Allier[3]. Il n'en reste aujourd'hui que quelques ruines qu'un auteur contemporain qualifie de « sans intérêt »[4].

HistoireModifier

FondationModifier

Selon la plupart des sources, l'abbaye est fondée en 1197[5] ou 1198[2]. Mais cela aurait fait nécessairement de Guy II le fondateur. Or toutes les sources s'accordent sur la fondation par le comte d'Auvergne Robert IV. Il faut donc retenir comme date de fondation 1192[6],[7] et non une date postérieure. D'ailleurs, la fondation est confirmée en mai 1192 par Célestin III[8]. En revanche, la dédicace de l'église est effectivement datée de 1197, en présence du comte Guillaume IX[9].

Quel que soit le fondateur, les premiers occupants sont des moines de Féniers (Cantal) qui viennent fonder la communauté[10].

En plus de sa simple vocation monastique, le Bouschet était conçu comme une nécropole pour l'accueil des sépultures des comtes[5].

Moyen ÂgeModifier

Économie de l'abbayeModifier

L’abbaye est réputée pour la technicité de son aménagement hydraulique, lequel détournait sur une grande distance l'eau pour l'amener au moulin du monastère, ainsi que pour fournir un ravitaillement en poissons[5]. L'abbaye avait été richement dotée, notamment des droits de pêches et de navigation sur l'Allier « depuis le basteau de Coudes jusqu'à la roche Rotgier », même si, en pratique, les religieux ne disposaient que d'environ un tiers de ce droit, contre deux tiers aux comtes de Buron[11]. Ce droit, également préempté aux deux tiers par le comte, s'exerçait notamment sur la gestion du bac fluvial entre Coudes et Montpeyroux[12].

Sépultures dans l'abbayeModifier

 
Tombeau de Robert IV, dans l'abbaye du Bouschet.

Une trentaine de tombeaux comtaux sont recensés au Bouschet, dans la chapelle funéraire construite en 1362 et située du côté gauche de la nef, près du chœur. Y sont inhumés presque tous les comtes du XIVe siècle, tous ceux du XVe siècle sauf un, la plupart de leurs épouses et quelques-unes de leurs filles[13].

Sont notamment enterrés au Bouschet :

Les sépultures semblent avoir déjà disparu à l'époque révolutionnaire[15].

Ruine à la RévolutionModifier

L'abbaye est détruite par la Révolution[7].

Notes et référencesModifier

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, , 491 p. (lire en ligne), p. 201.
  2. a et b (it) « Bouschet-Valluisant, Le », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 29 janvier 2015).
  3. « Carte d'État-Major » sur Géoportail (consulté le 29 janvier 2015)..
  4. André Montel, Monographie de la commune de Coudes, Coudes, (lire en ligne), chap. 11 (« La population »).
  5. a b et c Pierre Charbonnier, Histoire de l'Auvergne des origines à nos jours : Haute et Basse-Auvergne, Bourbonnais et Velay, Sayat, Éditions De Borée, , 540 p. (ISBN 9782908592986, lire en ligne), « Les nouveautés du XIIe siècle — À la recherche de l'austérité », p. 195.
  6. Pierre Mondanel 2000, Chapitre IV, « Le bassin de l'Allier », p. 52.
  7. a et b Caroline Drillon et Marie-Claire Ricard, L'Auvergne pour les nuls, Paris, EDI8, coll. « Pour les nuls », , 500 p. (ISBN 9782754044851, lire en ligne), chap. 20 (« Au fil de l'Allier »), p. 285.
  8. Étienne Baluze 1708, Chapitre XVII, « Robert IV comte d'Auvergne », p. 70.
  9. Étienne Baluze 1708, Chapitre XVII, « Enfans de Robert IV comte d'Auvergne et de Mahaud de Bourgogne sa femme », p. 71.
  10. « Abbaye du Bouschet », sur Yronde-et-Buron (consulté le 26 mars 2017).
  11. Pierre Mondanel 2000, Chapitre VI, « Les pêcheries de poissons euryhalins », p. 114.
  12. Pierre Mondanel 2000, Chapitre VII, « Bacs et bateaux de passage », p. 129.
  13. Danièle Bohler et Catherine Magnien-Simonin, Écritures de l'histoire (XIVe – XVe siècle) : actes du colloque du Centre Montaigne, Bordeaux, 19-21 septembre 2002, Genève, Librairie Droz, , 565 p. (ISBN 9782600010115, lire en ligne), « Histoire et mythes familiaux chez les Boulogne-Auvergne », p. 400.
  14. Étienne Baluze 1708, Chapitre XIX, « Guy II, comte d'Auvergne », p. 79.
  15. a et b Pierre-Germain Aigueperse, Biographie : ou Dictionnaire historique des personnages d'Auvergne, illustres ou fameux par leurs écrits, leurs exploits, leurs vertus, Clermont-Ferrand, Berthier, , 381 p. (lire en ligne), « Guillaume X », p. 318.
  16. Étienne Baluze 1708, Chapitre XXII, « Robert V, comte d'Auvergne et de Boulogne », p. 103.
  17. Étienne Baluze 1708, Chapitre XXIII, « Guillaume XI, comte d'Auvergne et de Boulogne », p. 106.
  18. Étienne Baluze 1708, Chapitre XXV, « Robert VII, comte d'Auvergne et de Boulogne, surnommé le Grand », p. 117.
  19. Pierre Mondanel 2000, Chapitre VII, « Bacs et bateaux de passage », p. 137.
  20. Étienne Baluze 1708, Chapitre XXV, « Enfans dudis Robert VII & de Marie de Flandres, sa seconde femme », p. 118.
  21. Étienne Baluze 1708, Chapitre XXX, « Jean I. du nom Comte d'Auvergne et de Boulogne », p. 141.
  22. Étienne Baluze 1708, « Louise de la Tour », p. 333.
  23. Étienne Baluze 1708, Chapitre XVII, « Bertrand seigneur de la Tour VII du nom Comte d'Auvergne & de Boulogne », p. 343.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • [Étienne Baluze 1708] Étienne Baluze, Histoire genealogique de la maison d'Auvergne : justifiée par chartres, titres, histoires anciennes, & autres preuves authentiques, t. 1er, Paris, A. Dezallier, , 563 p. (notice BnF no bpt6k1041285c, lire en ligne)
  • [Dorier 1987] M.A. Dorier, « L’abbaye du Bouschet », Bulletin Historique et Scientifique de l’Auvergne, Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand, vol. 93, nos 692-693,‎ , p. 321-324 (ISSN 1153-2599)
  • [Pierre Mondanel 2000] Pierre Mondanel, L'ancienne batellerie de l'Allier & de la Dore : de Langeac à Nevers, Sayat, Éditions De Borée, , 689 p. (ISBN 9782844940537, lire en ligne)
  • [Bouvard & Pignot 2009] Emma Bouvard et Isabelle Pignot, « L’hydraulique cistercienne : aménagements et usages dans le Massif central », dans colloque MSH Clermont-Ferrand : Au fil de L'eau, , p. 111-129.