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Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur de Westmalle

édifice religieux belge
(Redirigé depuis Abbaye de Westmalle)

Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur
Image illustrative de l’article Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur de Westmalle
Portail d'entrée de l'abbaye
Présentation
Nom local Abdij van Westmalle
Culte Catholicisme
Type Prieuré élevé en abbaye en 1836
Rattachement Trappiste
Début de la construction 1794
Style dominant XIXe siècle
Site web http://www.trappistwestmalle.be/
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Drapeau de la province d'Anvers Province d'Anvers
Ville Malle
Coordonnées 51° 17′ 05″ nord, 4° 39′ 24″ est

Géolocalisation sur la carte : Province d'Anvers

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Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur

L'abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur de Westmalle est une abbaye trappiste située à Westmalle (commune de Malle), entre Anvers et Turnhout, dans la province d'Anvers (Région flamande de Belgique).

Elle fut fondée en 1794, lorsqu'un groupe de moines qui se trouvait à Anvers, avec l'intention de partir en Amérique, fut convaincu par l'évêque d’Anvers de s'installer dans son diocèse, dans une modeste ferme. Le prieuré connut de suite les vicissitudes de la politique, alternant les situations d'exil et les retours, du fait de l'avancée des troupes républicaines françaises en 1794, du décret impérial de 1810 supprimant les ordres contemplatifs.

La communauté retrouve son prieuré définitivement en 1814, lequel est élevé en abbaye en 1836. L'abbaye essaime en 1838 à Meersel, entre 1872 et 1896 à Tegelen aux Pays-Bas, puis plus tard au Congo belge.

L'ensemble monastique que l'on peut voir aujourd’hui fut construit à la fin du XIXe siècle. Il possède une bibliothèque abritant plusieurs dizaines de milliers de volumes. La communauté trappiste compte en 2015 une vingtaine de moines. Elle assure sa propre subsistance en travaillant à la ferme, à la fromagerie ou à la brasserie.

FondationModifier

Le dernier évêque d’Anvers de l’ancien régime, Corneille-François de Nélis, souhaitait la présence dans son diocèse d’une communauté de moines cisterciens, issue de la réforme de l’abbé de Rancé. Il s’adresse à Augustin de Lestrange, supérieur des moines de La Trappe installés, en exil, dans l'ancienne chartreuse de La Valsainte, en Suisse.

Lorsqu'en 1794, un groupe de ces moines se trouve à Anvers, avec l’intention de partir en Amérique, l’évêque les persuade de s’installer dans son diocèse, et leur offre une modeste ferme pertinemment appelée Nooit Rust (c’est-à-dire: 'Jamais-de-repos’!). Ils acceptent et la date du est considérée comme date de fondation du monastère.

HistoireModifier

À peine commencent-ils à aménager la petite ferme que les moines trappistes doivent repartir. Le l’avancée des troupes républicaines françaises les envoie de nouveau en exil.

Après la signature du concordat entre Napoléon et le Saint-Siège (en 1801), une relative liberté religieuse permet aux moines de revenir à Westmalle (1802). Cela ne dure pas : un décret impérial () supprimant les ordres contemplatifs remet leur présence en question. Les moines abandonnent de nouveau leur prieuré. En août 1814, cependant, leur retour à Westmalle est définitif ; ils y sont encore…

En 1836, le prieuré est érigé en abbaye par Grégoire XVI. Martin Dom en est le premier abbé. Il est également le Vicaire Général des trappistes dans la « nouvelle Belgique ». Son abbatiat est marqué par une première fondation : en 1838 un groupe de moines s’installe à Meersel. La communauté déménagera à Achel en 1846 : c’est l’abbaye d'Achel.

Sous l’abbatiat du second abbé, Benoît Wuyts (1872 à 1896) un prieuré est fondé à Tegelen (aux Pays-Bas).

À la demande expresse de Léon XIII, faisant suite à la requête de Léopold II, un groupe de moines part fonder une communauté trappiste au Congo belge.

Aujourd’huiModifier

Une communauté de moines cisterciens-trappistes, moins nombreuse qu’auparavant, anime toujours l’abbaye. L’hospitalité y est importante, comme le veut la règle de saint Benoît.

Fidèles au Ora et labora bénédictin (Prie et travaille), les moines travaillent de leurs mains. Ils assurent leur propre subsistance en travaillant dans un des trois secteurs de production de l’abbaye : la ferme, la fromagerie ou la brasserie. Les revenus générés, s’ils dépassent les besoins de la communauté et de l’abbaye, sont distribués aux personnes dans le besoin ou à des œuvres apostoliques, missionnaires ou caritatives.

Aspects culturelsModifier

ArchitectureModifier

La plus grande partie du complexe monastique que l’on peut voir aujourd’hui fut construite à la fin du XIXe siècle. Les travaux se terminent au début du XXe siècle, en 1900 précisément, sous l’abbatiat de Ferdinand Broechoeven, sauf pour l'église qui en est antérieure d'une trentaine d'années. Dans les années 1930, les bâtiments sont agrandis, la ferme et la brasserie sont modernisées.

On distingue finalement deux vastes quadrilatères :

  • celui de la communauté comprenant l'église abbatiale, la bibliothèque, le cloître et d'autres lieux de la vie communautaire ;
  • l’autre abritant les ateliers (une imprimerie par exemple), la ferme et la brasserie, à quelque distance du premier.

Autres aspectsModifier

Ce centre cistercien règne sur une imposante collection de toiles anciennes et de manuscrits : cartulaires, parchemins, antiphonaires, graduels et autres documents de grande valeur, s'additionnant aus plusieurs dizaines de milliers de volumes que rassemble la bibliothèque.

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Joseph-Marie Canivez, L'Ordre de Cîteaux en Belgique, Forges-lez-Chimay, 1926.
  • Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, pp. 38 et 39  

Articles connexesModifier