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2010 par pays en Océanie

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Les événements de l'année 2010 en Océanie. Cet article traite des événements ayant marqué les pays situés en Océanie.

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2008 en Océanie - 2009 en Océanie - 2010 en Océanie - 2011 en Océanie - 2012 en Océanie

OcéanieModifier

  • Dimanche  : une longue éclipse solaire totale a été visible dans une grande partie de l'océan pacifique. L'étroit corridor engendré par l'ombre porté de la lune qui a commencé une course de 11 000 km sur la Polynésie française dès le matin, puis est passé sur l'île de Pâques avant de terminer sa course au Chili et en Argentine peu avant le coucher du Soleil. Il s'agit de la septième éclipse totale du XXIe siècle[1].

AustralieModifier

Article détaillé : 2010 en Australie.

Îles CookModifier

FidjiModifier

 
Îles Fidji
  • Lundi  : un puissant cyclone, « Thomas », de catégorie 4 sur une échelle de 5, a frappé ce matin le nord des îles Fidji endommageant de nombreuses maisons et récoltes et provoquant l'évacuation de quelque 5 000 personnes vers des refuges. Il est accompagné de vents d'une vitesse moyenne de 170 à 200 km/h avec des rafales à 270 km/h. Vanua Levu est l'île la plus exposée.
  • Dimanche  : le pays faite les 40 ans de son indépendance obtenue en 1970.
  • Vendredi  : la responsable des archives du gouvernement, Salesia Ikaniwai, reconnaît que l'Ordre d'indépendance, confirmant l'accès à l'indépendance en 1970 et où sont écrits les fondements de la Constitution, a disparu il y a cinq ans. Auparavant colonie britannique, le gouvernement fidjien a finalement contacté les autorités britanniques pour obtenir une copie de ce document qui avait été remis formellement au nouveau pays indépendant par le prince Charles[2].

GuamModifier

  • Vendredi  : un séisme de magnitude 6,2 s'est produit à l'ouest de Guam. L'épicentre se situait à l'ouest de la capitale Hagatna à une profondeur de 10 km.
  • Samedi  : un séisme de magnitude 6,2 s'est produit au sud de Guam. L'épicentre se situait à 296 km au sud-est de la capitale Hagatna à une profondeur de 10 km.

KiribatiModifier

Îles MariannesModifier

  • Samedi  : un séisme de magnitude 7,2 s'est produit au large des îles Mariannes du nord, à 4,7 km de profondeur, sans faire de dégâts. Une série de répliques de magnitude supérieure à 5 s'est produite
  • Dimanche  : un séisme de magnitude 6,6 s'est produit au large des îles Mariannes du nord, à 570 km de la capitale Saipan à 22,5 km de profondeur, sans faire de dégâts.

Îles MarshallModifier

MicronésieModifier

NauruModifier

NiueModifier

Nouvelle CalédonieModifier

Article détaillé : 2010 en Nouvelle-Calédonie.
 
Nouvelle Calédonie et Vanuatu
  • Jeudi  : la cour d'appel de Nouméa décide la remise en liberté du président de l'USTKE, Gérard Jodar (58 ans), incarcéré depuis fin juin après des manifestations syndicales qui avaient dégénéré en échauffourées, après une manifestation lors d'un conflit à la compagnie locale Aircal, qui avait entraîné des affrontements avec les forces de l'ordre. La stratégie du dirigeant syndical avait engendré des différends au sein de l'organisation, deuxième syndicat de Nouvelle-Calédonie[3].
  • Jeudi  : Jacques Lafleur (77 ans), qui fut longtemps l'homme fort du territoire, annonce sa démission des deux derniers mandats qu'il détenait encore après une carrière politique de près de 40 ans. Fâché avec l'UMP locale, qui l'avait évincé de la direction du parti en 2006, il avait fondé ensuite le Rassemblement pour la Calédonie (RPC). Le point d'orgue de sa carrière politique a été la signature en 1988 des accords de Matignon avec son adversaire Jean-Marie Tjibaou, chef des Kanaks indépendantistes, assassiné l'année suivante. Cette réconciliation historique entre Caldoches et Kanaks, au lendemain du sanglant assaut de la grotte d'Ouvéa, a ouvert la voie à l'accord de Nouméa (1998)[5].
  • Mardi , Nouméa : la société « Le Nickel » (SLN, groupe Eramet) est accusée d'émettre des émanations de fioul de mauvaise qualité ce qui incommodent depuis deux semaines les habitants de plusieurs quartiers de Nouméa et provoque des irritations des voies respiratoires. L'association Scalair précise qu'il s'agit « d'émanations de sulfure d'hydrogène (H2S) et de Mercaptan, un traceur olfactif, qui permet d'identifier les fuites ». Cette pollution serait due à une livraison de 60 000 tonnes de fioul stockée à l'usine métallurgique SLN située à l'entrée de la ville de Nouméa[6].
  • Mardi  : le député UMP, Pierre Frogier, souhaite l'ouverture de discussions sur l'avenir politique de la Nouvelle-Calédonie, après avoir été reçu le à Paris, par le président de la République, Nicolas Sarkozy. Il propose que « la Nouvelle-Calédonie ait comme emblème le drapeau tricolore avec à ses côtés le drapeau indépendantiste du FLNKS », mais ne veut pas d'un drapeau calédonien spécifique. L'ambition de Pierre Frogier est loin cependant de faire l'unanimité.
  • Vendredi  : la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, est arrivée en Nouvelle-Calédonie, pour une visite de 4 jours, qui doit notamment préparer l'ordre du jour de la réunion annuelle du comité des signataires de l'accord de Nouméa (1998), prévue le à Paris.
  • Vendredi  : la ministre de l'Outre-Mer, Marie-Luce Penchard, se déclare « confiante » à l'issue d'une visite de quatre jours en Nouvelle-Calédonie, malgré les tensions politiques locales et où règne la discorde tant au sein des indépendantistes que de la droite non-indépendantiste, soulignant que la Nouvelle-Calédonie est un territoire stable où « le dialogue existe ». L'une des missions principales de son séjour était la définition de l'ordre du jour du comité des signataires de l'accord de Nouméa (1998), qui doit se tenir le à Matignon lors duquel « les transferts de compétence de l'État à l'archipel ainsi que les contrats de développement 2011-2015 seront notamment à l'ordre du jour ». Les questions de l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et des signes identitaires (drapeau, hymne, devise…) seront également abordées. L'accord de Nouméa organise la décolonisation par étapes de l'archipel, et prévoit la tenue entre 2014 et 2018 d'un référendum d'autodétermination[7],[8].
  • Lundi , Nouméa : le procureur révèle que deux gendarmes, une avocate et trois médecins sont impliqués dans des affaires de vol, détournement de scellés, recel et trafic de cannabis[9].
  • Jeudi  :
    • Réunion à Paris en présence du premier ministre, François Fillon et du ministre de l'Outre-Mer, Marie-Luce Penchard, du Comité des signataires de l'accord de Nouméa gérant l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Cette a pour but d'aboutir à la mise en place d'un comité de pilotage, avec des experts, pour commencer à réfléchir à l'élaboration d'un statut définitif pour l'île, où un referendum d'autodétermination, prévu par l'accord de Nouméa de 1998, doit être organisé entre 2014 et 2018.
    • Le président Nicolas Sarkozy reçoit au palais de l'Élysée, les membres du Comité des signataires de l'accord de Nouméa. Il estime que le drapeau tricolore et le drapeau de la Nouvelle-Calédonie pourraient flotter ensemble sur l'île, si le Congrès de la Nouvelle-Calédonie en exprime le vœu[10].
  • Mercredi  : l'aéroport international de Nouvelle-Calédonie a accueilli pour la première fois un Airbus A380 de la compagnie australienne Qantas qui arrivait de Los Angeles après le déroutement de l'appareil en raison de mauvaises conditions météorologiques à Sydney. L'aéroport de Nouméa est un aéroport de déroutement pour l'espace aérien régional.
  • Mercredi  : le Congrès de la Nouvelle-Calédonie approuve trois des cinq signes identitaires prévus par l'accord de Nouméa qui doit déboucher sur un référendum d'autodétermination entre 2014 et 2018. Il s'agit de l'hymne intitulé « Soyons unis, devenons frères », de la devise « terre de parole, terre de partage » et du graphisme des billets de banque. Les deux autres signes identitaires, le drapeau et le nom, suscitent de nombreuses controverses et feront l'objet d'un projet de loi ultérieur. 5 des 54 élus se sont abstenus : 4 élus du Parti travailliste et un élu du Rassemblement pour la République[12].
  • Samedi  : mort de Jacques Lafleur (78 ans), d'une crise cardiaque dans sa résidence australienne. Ancien député, il a dominé pendant près de trente ans, jusqu'en 2004, la vie politique du territoire. Fondateur du Rassemblement pour la Calédonie dans la République, il entre à l'Assemblée nationale en 1978, s'imposant comme le chef de file des anti-indépendantistes « caldoches » (Calédoniens d'origine européenne), face aux indépendantistes kanak. Lors des violences qui ont opposé les deux camps au début des années 1980, il incarne une ligne dure, hermétique à toute négociation avec le FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak Socialiste, indépendantiste). Mais après la tragédie de l'assaut de la grotte d'Ouvéa, qui fit 21 morts dont 19 activistes kanak, il signe contre toute attente les accords de Matignon, le , sous l'égide du premier ministre Michel Rocard, serrant la main de son ennemi d'hier, Jean-Marie Tjibaou, leader charismatique des Kanak. En 1998, il signe avec le FLNKS, l'accord de Nouméa, qui organise la décolonisation par étapes de la Nouvelle-Calédonie[13].

Nouvelle-ZélandeModifier

 
Régions de Nouvelle-Zélande
  • Mercredi  : un Allemand est condamné à trois mois de prison pour avoir tenté de faire sortir du pays 16 geckos, des reptiles protégés, d'une valeur marchande estimée à près de 100 000 euros. Il avait été interpellé il y a trois semaines à Christchurch en compagnie de deux autres hommes, un Mexicain et un Ougandais[14].
  • Mardi  : l'Assemblée nationale française vote la restitution à la Nouvelle-Zélande d'une quinzaine de têtes maories conservées dans les musées français. Le texte a déjà été déjà adopté, à l'unanimité, en par le Sénat. Près de 500 têtes maories étaient réparties dans les musées de la planète, environ 300 ont été restituées. La France en possède de 15 à 20 dont sept à huit au musée du quai Branly et d'autres à Marseille, Dunkerque, Rouen, Lille, Lyon, Nantes, La Rochelle, Rochefort et deux à l'université de Montpellier[15].
  • Jeudi  : deux jeunes hommes et une jeune femme ont été condamnés pour des pratiques de vampirisme et meurtre. Ils avaient attaqué, mordu et bu le sang d'un homme qui est décédé vraisemblablement à la suite de l'agression[16].
  • Mardi  : le rapport des experts judiciaires sur l'accident de l'A320 d'Air New Zealand en 2008 au large des Pyrénées-Orientales (France) montre que l'équipage a perdu le contrôle de l'appareil en faisant « un essai dans des conditions inappropriées ».
  • Vendredi  : 53 baleines se sont échouées sur une plage du nord du pays[17].
  • Samedi  : l'équipe des All Blacks remporte le dixième Tri-Nations de rugby de son histoire après avoir battu l'Afrique du Sud (29-22) à Johannesburg. L'ouvreur néo-zélandais Dan Carter avec 1.113 points marqués devient le meilleur réalisateur de l'histoire du rugby, en dépassant l'Anglais Jonny Wilkinson (1.111 pts)[18].
  • Samedi  :
    • Île du Sud : un séisme de magnitude 7 a frappé Christchurch, deuxième ville du pays, provoquant d'importantes destructions, l'effondrement de quelques immeubles et fait quelques blessés. Le courant a été coupé. Le ministère de la Défense civile a décrété l'état de crise nationale. L'épicentre était situé à 30 km au nord-ouest à une profondeur de 16,1 km[19].
    • Île du Sud : neuf personnes, dont quatre Européens, ont été tuées dans le crash d'un avion de tourisme Fletcher, de la compagnie « Skydive New Zealand », qui s'est écrasé près d'un site touristique célèbre, le glacier Fox, un haut lieu touristique classé par l'Unesco, sur la côte ouest.
  • Mercredi , île du Sud : une réplique de magnitude 5 qui a causé de nouveaux dégâts s'est produite près de Christchurch déjà éprouvée par le séisme du et l'état d'urgence a été prolongé d'une semaine. Le séisme de samedi, de magnitude 7, a provoqué des dégâts estimés à 2 milliards de dollars néo-zélandais (1,12 milliard d'euros), endommageant environ 100 000 habitations.
  • Mercredi  : le Tribunal Waitangi, une commission indépendante mise sur pied pour étudier les questions liées aux Maoris, estime que la langue maori, nommée localement « te reo », est « en déclin de manière inquiétante » parmi la population indigène à la Nouvelle-Zélande et pourrait disparaître si des actions gouvernementales ne sont pas prises de manière urgente[20].
  • Vendredi , Île du Sud : une explosion a déclenché un incendie dans la mine de charbon à coke de Pike River, creusée sous la montagne Paraoa, dans le District de Grey, où 29 mineurs sont portés disparus. Une équipe de 20 spécialistes des opérations de secours souterraines sont sur place, dans l'attente des conclusions de l'analyse des échantillons de gaz[21].
  • Mardi  : quatre jours après une explosion puissante, l'espoir de retrouver vivants les mineurs disparus s'amenuise tandis que les secouristes ne peuvent toujours pas descendre sous terre en raison de la présence de gaz toxiques. Aucun contact n'a été établi avec les 29 mineurs. Un robot militaire télécommandé envoyé dans le tunnel de la mine mardi matin est tombé en panne après avoir parcouru 550 mètres. Les disparus, âgés de 17 à 62 ans, sont 24 Néo-Zélandais, deux Australiens, deux Britanniques et un Sud-Africain. Après l'explosion, deux mineurs, légèrement blessés, étaient parvenus à revenir à la surface.
  • Mercredi  : nouvelle explosion dans la mine de Pike River qui ne laisse plus aucun espoir de retrouver vivants les 29 mineurs ensevelis.
  • Vendredi  : troisième explosion dans la mine de Pike River. La veille, le premier ministre John Key, a indiqué qu'il souhaitait une enquête approfondie pour trouver les causes de la plus grande catastrophe minière du pays depuis près d'un siècle.
  • Dimanche  : quatrième explosion dans la mine de Pike River ce qui a provoqué un nouvel incendie ce qui remet en question les opérations de récupération des corps des 29 mineurs. Le premier ministre John Key annonce qu'il allait demander au Parlement la création d'une commission dite royale, dotée des pouvoirs les plus importants, pour enquêter sur cette catastrophe. L'avenir des 4 mines souterraines de Nouvelle-Zélande va dépendre des conclusions de cette enquête, mais ces mines sont situées dans des endroits souvent isolés et à faible activité économique[22].

Papouasie-Nouvelle-GuinéeModifier

 
Le premier ministre Michael Somare
  • Mercredi  : un séisme de magnitude 6,2 a frappé l'île de Papouasie-Nouvelle-Guinée, où il n'a pas été fait état de victimes.
  • Dimanche  : un séisme de magnitude 6,3 dans la région minière du centre-est sans faire de blessés mais avec quelques dégâts matériels. La secousse s'est produite à 28 km et à une profondeur de 66 km à l'est de Lae, deuxième ville du pays.
  • Mercredi , Nouvelle Bretagne : un séisme de magnitude 6,2 s'est produit à 15 km à l'ouest de la ville de Kandrian et à une profondeur de 40 kilomètres. Il n'y a eu ni victimes, ni dégâts.
  • Dimanche , Nouvelle Bretagne : un double séisme, dont un de magnitude de 6,8 et un autre de 7,2, s'est produit à trente minutes d'intervalle, localisé à 117 km à l'est de Kandrian,
  • Dimanche , Nouvelle Bretagne : un séisme de magnitude 6,3 s'est produit à 3 km de la côte occidentale et à 183 km de profondeur.
  • Lundi  : un séisme de magnitude 6,1 s'est produit à 40 km au sud-est d'Arawa (région de Bougainville) à 144 km de profondeur.
  •  : accusé d'avoir rendu des déclarations de revenus incomplètes dans les années 1990, le premier ministre Michael Somare délègue temporairement ses fonctions au vice-premier ministre Sam Abal[23].

Île de PâquesModifier

 
Îles de Pâques et Sala y Gómez
  • Lundi  : l'arrivée annoncée de quelque 5 000 personnes pour assister à l'éclipse totale du soleil prévue pour le prochain inquiète le Conseil des anciens de l'île alors que les capacités d'accueil sont de 1 500 lits pour une population locale de quelque 4 000 habitants.
  • Lundi  : la marine chilienne a commencé l'évacuation de l'île de Pâques, en raison d'un risque de vagues géantes après le puissant séisme de magnitude 8,8 qui a frappé le Chili.
  • Jeudi  : les habitants ont refusé à 89 % par un référendum, qui a eu lieu début mars, au transfert d'une des célèbres statues moaïs de l'île qui devait être prêtée à la France fin avril pour une exposition du au au jardin des Tuileries[24].

Polynésie françaiseModifier

Article détaillé : 2010 en Polynésie française.
 
Polynésie française
 
Gaston Tong Sang
(juillet 2010)
 
Gaston Flosse
(juin 2006)
  • Jeudi , Tahiti : 3 400 personnes résidant en zone côtière de l'île ont été évacuées à cause du cyclone Oli qui a généré des vents forts et une houle de 6 mètres mais n'a pas frappé directement l'île. Seules quelques inondations, quelques toits arrachés et des routes coupées ont été constatés. Aux îles sous le vent, à l'ouest de Tahiti, « plus de 280 maisons ont été détruites, abîmées ou inondées, et une détruite par un incendie électrique ». 6 blessés légers ont été recensés à Raiatea, deux à Maupiti, et un grave à Bora Bora. Le cyclone a continué sa course vers les Îles Australes.
  • Jeudi  : création d'un fonds de secours pour l'Outre-mer qui devrait « permettre rapidement un remboursement forfaitaire des pertes subies par les particuliers et les entreprises » en situation de grande fragilité et de grande précarité après la catastrophe naturelle.
  • Samedi , Îles Marquises : une série de vagues de près de deux mètres a frappé l'archipel à la suite du séisme survenu au large du Chili. Quelques bateaux ont été légèrement endommagés. La mer s'est, par endroits, retirée de 15 mètres entre deux vagues, provoquant des tourbillons.
  • Vendredi , Tahiti : deux jours de pluies importantes ont provoqué la crue de nombreuses rivières jeudi et vendredi, conduisant les autorités à déplacer des dizaines de familles. Une deuxième vague de pluie est annoncée. Météo-France a relevé 200 millimètres de précipitations en 48 heures, ce qui correspond habituellement à un mois de pluies, et des rafales de vent atteignant 80 km/h. D'autres îles proches de Tahiti, comme Moorea et Huahine, ont aussi été affectées par ces précipitations abondantes.
  • Jeudi  : la ministre de l'Outre-Mer, Marie-Luce Penchard, annonce une aide de 10 millions d'euros, soit 120 millions de francs CFP, pour reconstruire les logements détruits par le passage du cyclone « Oli », qui a dévasté début février la Polynésie française.
  • Mercredi , Tahiti : un mouvement de grève d'une partie du personnel de la société qui gère l'aéroport de Tahiti-Faa'a, empêche les gros porteurs de décoller ou d'atterrir en Polynésie française depuis la veille. Ces personnels s'inquiètent de leur avenir, car la concession aéroportuaire va être confiée à une autre société, Aéroports de Tahiti, à partir du 1er avril.
  • Jeudi  : le président déchu de l'Assemblée de la Polynésie, Gaston Tong Sang, n'est pas parvenu à former une nouvelle majorité autour de Gaston Flosse (sénateur DVD, ex-UMP dont l'alliance autonomiste avait proposé la candidature. Douze gouvernements se sont succédé en Polynésie depuis 2004, souvent en raison des changements d'alliances à l'Assemblée.
  • Vendredi  : Oscar Temaru (« Tavini Huiraatira », indépendantiste) est élu au troisième tour président de l'Assemblée de la Polynésie par 30 voix contre 20 à Jean-Christophe Bouissou (« Ia Ora te Fenua », autonomiste) et 7 bulletins blancs. Le président sortant, Gaston Tong Sang, demande la dissolution de l'assemblée territoriale à Nicolas Sarkozy et une élection anticipée. La ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, compte déposer, avant fin 2010, une nouvelle loi organique statutaire pour la Polynésie française cherchant à ramener la stabilité qui fait défaut à cette collectivité d'outre-mer depuis 2004. Une réforme du mode de scrutin avec rétablissement de la prime majoritaire a été annoncée[25].
  • Mardi , Tahiti : le violeur et meurtrier d'une jeune fille de 15 ans est confondu 25 ans après son méfait grâce à l'analyse génétique des traces trouvées sur les vêtements de sa victime. Il s'agit d'un ancien membre de la police locale[26].
  • Jeudi  : le sénateur Gaston Flosse (DVD), ancien président de la Polynésie française, est à nouveau mis en examen par le juge d'instruction Philippe Stelmach à l'issue d'une audition de près de deux heures. En 2005, son adversaire, Oscar Temaru, figure indépendantiste, avait porté plainte en estimant avoir fait l'objet de surveillance de la part du « service études et documentation », une officine discrète de renseignements au service du président de la Polynésie. Gaston Flosse est impliqué dans plusieurs affaires judiciaires[27].
  • Vendredi  : le vice-président de la Polynésie, Édouard Fritch est relâché après 44 heures d'audition dans le cadre d'une enquête sur une affaire de corruption. Il est soupçonné d'avoir une responsabilité dans la chute du gouvernement d'Oscar Temaru en octobre 2004 grâce à la corruption de l'élu indépendantiste, Noa Tetuanui, contre 500 000 francs pacifiques (4 200 euros) et des billets d'avion pour la métropole. Dans cette affaire, Gaston Flosse et Noa Tetuanui sont mis en examen. Lors des auditions, Édouard Fritch a aussi été entendu dans l'affaire de la régie publicitaire de l'annuaire téléphonique de la Polynésie (OPT)[28].
  • Vendredi  : des préavis de grève ont été déposés « dans 700 à 800 entreprises » à l'appel du « Collectif pour la paix », qui regroupe 11 des plus importants syndicats locaux, dont ceux de la fonction publique. Si les négociations n'aboutissent pas, cette grève générale prendra effet le jeudi à 0 h 00, pendant les épreuves du baccalauréat. Selon le collectif, « nous avons perdu plus de 9 000 emplois en deux ans, l'économie est en train de s'effondrer, il y aura bientôt 70 000 Polynésiens en dessous du seuil de pauvreté […] L'État réduit leurs pensions de retraite aux fonctionnaires, qui assurent 71 % du PIB, l'armée s'en va : la France est en train de se désintéresser financièrement de la Polynésie ». Les deux principales organisations patronales, le CEPF et la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, ont dit comprendre les inquiétudes des salariés, mais ne soutiennent pas le mouvement de grève[29].
  • Mardi  : début de la grève des employés de l'aéroport international Tahiti Faa'a bloqué par une poignée de pompiers employés de la société Aéroport de Tahiti qui refusent de se plier aux réquisitions.
  • Jeudi  : la gendarmerie est à la recherche d'un père de famille récemment divorcé et de ses deux enfants de 3 ans et 18 mois, disparus depuis le vendredi , à bord d'un voilier. Trois pêcheurs affirment avoir le bateau de 38 pieds sombrer au large de Moorea[30].
  • Samedi , Tahiti : quelque 3 500 passagers en attente d'un vol sont bloqués au troisième jour de la grève générale. Les syndicats perturbent le trafic intérieur et bloque complètement le trafic international. Le blocage de l'aéroport est dû à la grève d'une dizaine de pompiers qui ont refusé d'obéir à une réquisition du Haut-commissaire de la République leur demandant d'assurer la sécurité des vols, comme le prévoit leur statut.
  • Lundi , Tahiti :
    • Reprise dans la soirée du trafic aérien à la suite de l'accord de sortie de crise signé la veille avec le principal syndicat des grévistes. Quelque 4 500 passagers étaient bloqué à l'aéroport international Tahiti Faa'a. Les passagers étrangers à la Polynésie française seront prioritaires dans la résorption du trafic, qui devrait prendre plusieurs jours.
    • Sur l'île, la grève générale était peu suivi mais les syndicats ont réussi à bloquer certains points stratégiques comme le Trésor public, la Caisse de prévoyance sociale, la zone industrielle de Motu Uta, qui abrite les réserves d'hydrocarbures et sert d'entrepôt aux camions-poubelles. Le déchargement des conteneurs et l'hôpital[31].
  • Mercredi  : remise du rapport de mission du conseiller d'État, Jacques Barthélemy, dépêché fin mai à Tahiti par la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, pour tenter de restaurer une stabilité politique en Polynésie française. Ce rapport évoque « un référendum d'autodétermination d'ici 15-20 ans » comme ultime recours, si la future loi organique de la fin de l'année 2010 ne réussissait pas à « stabiliser » les institutions polynésiennes alors que neuf présidents se sont succédé depuis , au gré des renversements d'alliances. À l'imitation de la Nouvelle-Calédonie, le rapport prône la négociation d'« accords de Polynésie » pour la partie politique et « des projets économiques structurants pour aider au renouveau du tourisme, de l'agriculture, de la perliculture, de l'aquaculture »[32].
  • Jeudi  : le sénateur (DVD) Gaston Flosse est condamné, pour obstacle à l'exercice des pouvoirs attribués aux magistrats et rapporteurs de la Chambre Territoriale des Comptes, à 1,5 million de francs Pacifique (12 570 euros) d'amende par la Cour d'appel de Papeete, dans l'affaire dite des « RG de la Présidence ». Sous la présidence de Gaston Flosse, le SED avait procédé à des filatures et à des écoutes téléphoniques, notamment de personnalités politiques[33].
  • Samedi , Tahiti : la direction de L'hôpital du Taaone annonce que le nouveau centre hospitalier qui a ouvert le mois dernier est touchée par la bactérie légionelle retrouvée en début de semaine dans certaines conduites d'eau[34].

Îles SalomonModifier

 
Îles Salomon
  • Lundi  : un séisme de magnitude 6,2 près des îles Salomon a frappé la région après un premier séisme de magnitude 7,2 qui avait détruit ou endommagé au moins 500 maisons. La réplique a eu lieu à une profondeur de 35 km et a frappé à environ 35 km de la ville de Gizo.
  • Lundi  : un puissant cyclone, « Ului », de catégorie 5 sur une échelle de 5, a frappé le sud des îles Salomon avec des vents moyens de 260 km/h.
  • Dimanche  : un séisme de magnitude 7,1 s'est produit au large des îles Salomon sans dégâts ni tsunami.
  • Samedi  : un séisme de magnitude 7,1 s'est produit au large des îles Salomon.

SamoaModifier

Samoa américainesModifier

Timor orientalModifier

  • Samedi  : un séisme de magnitude 6,1 s'est produit près du Timor oriental, sans faire ni dégâts ni victimes.

TokelauModifier

  • Mercredi  : trois adolescents des îles Tokelau, âgés de 14 et 15 ans, portés disparus depuis début octobre, après une sortie en mer dans un petit bateau en aluminium, ont été récupérés par un thonier après avoir dérivé en mer pendant 50 jours dans l'océan Pacifique. Présumés morts, les garçons ont été retrouvés au large des côtes des îles Fidji situées à 1 420 kilomètres de Tokelau. Les adolescents n'ont mangé qu'une mouette en sept semaines et souffrent de déshydratation et de brûlures[35].

TongaModifier

 
Îles Tonga
  • Samedi  : un séisme de magnitude 6,3 a frappé au large de l'archipel.
  • Samedi  : un séisme de magnitude 6,1 s'est produit à environ 450 kilomètres au nord-est de la capitale Nuku'alofa et à environ 37 km sous mer.
  • Lundi  : le rugbyman Finau Maka (33 ans), ancien troisième-ligne du Stade Toulousain (Top 14), puis à Aix-en-Provence (ProD2), est jugé pour d'avoir employé clandestinement un clandestin tunisien de 2006 à 2010 et l'avoir fait vivre dans des conditions relevant de l'esclavagisme moderne. Le rugbyman reconnaît seulement une relation d'aide mutuelle inspirée par la culture d'hospitalité de son pays d'origine et par les idéaux chrétiens[36].
  •  : élections législatives. Pour la première fois, une majorité des députés sont élus par les citoyens, à la suite des réformes enclenchant une démocratisation du pays. Le Parti démocrate des Îles des Amis remporte douze des six-sept sièges attribués aux élus du peuple, tandis que neuf sièges demeurent réservés aux élus de la noblesse, sans étiquette. Le , les députés élisent Lord Tu‘ivakano, un noble, au poste de premier ministre ; il devance le candidat ‘Akilisi Pohiva, un roturier, chef du Parti démocrate. Lord Tu‘ivakano est le premier chef de gouvernement tongien à avoir été élu par le Parlement plutôt que nommé par le roi[37].

TuvaluModifier

VanuatuModifier

 
Nouvelle Calédonie et Vanuatu
  • Jeudi  : un puissant séisme de 7,4 a eu lieu à proximité du Vanuatu déclenchant une alerte au tsunami.
  • Vendredi  : un fort séisme de magnitude 6,4 a frappé sans risque majeur. La secousse s'est déclenchée sous la mer à 222 kilomètres au nord-ouest de Luganville (île d'Espiritu Santo) à une profondeur de 35 kilomètres.
  • Mardi  : un séisme de magnitude 7,6 s'est produit sous la mer à environ 40 kilomètres de l'île d'Éfaté où se situe la capitale Port Vila, et à une profondeur de 60 km, sans faire de blessés ni dégâts importants, mais avec un mini-tsunami de 23 cm.
  • Mercredi  : un séisme de magnitude 6 s'est produit sous la mer à 75 kilomètres à l'ouest/nord-ouest de la capitale Port Vila et à une profondeur de 41 km,
  • Mercredi  : un séisme de magnitude 6,2 s'est produit sous la mer à 142 kilomètres au sud-est d'Isangel et à une profondeur de 54 km.
  • Samedi  : un séisme de magnitude 7,6 s'est produit à 135 km à l'ouest de'Isangel, sur l'île de Tanna et à une profondeur de 24 km.

Wallis et FutunaModifier

 
Wallis et Futuna
  • Dimanche  : un puissant cyclone, « Thomas », de catégorie 4 sur une échelle de 5, a frappé l'île de Futuna et a causé des dégâts matériels et sur la végétation.

RéférencesModifier

  1. Le Monde.fr, La septième éclipse totale du XXIe siècle a plongé le Pacifique sud dans le noir
  2. Le Figaro.fr, Fidji a perdu son "Ordre d'indépendance"
  3. Le Figaro.fr, Nouvelle-Calédonie: remise en liberté du syndicaliste Jodar
  4. Le Figaro.fr, Nouvelle-Calédonie : La TNT disponible fin 2010
  5. Le Monde.fr, Nouvelle-Calédonie: Jacques Lafleur jette l'éponge
  6. Le Figaro.fr, Nouvelle-Calédonie: Pollution au fioul à Nouméa
  7. Le Figaro.fr, Polynésie: Marie-Luce Penchard "confiante"
  8. Le Figaro.fr, Nouvelle-Calédonie: réflexion sur l'avenir politique
  9. Le Figaro.fr, Nouvelle-Calédonie: 2 gendarmes inculpés pour vol
  10. Le Figaro.fr, Deux drapeaux en Nouvelle Calédonie ?
  11. Le Figaro.fr, Nouvelle-Calédonie: François Fillon se recueille sur la tombe de Tjibaou
  12. Le Figaro.fr, Nouvelle-Calédonie: Adoption de 3 signes identitaires sur 5
  13. Le Figaro.fr, Mort de Jacques Lafleur
  14. Le Figaro.fr, Canberra : prison pour trafic de geckos
  15. Le Figaro.fr, La France va restituer des têtes maories
  16. Le Figaro.fr, Attaque de « vampires »
  17. The Guardian.uk, More than 50 whales die after being washed up on New Zealand beach
  18. Le Monde.fr, Rugby : la Nouvelle-Zélande s'assure la victoire dans le Tri-Nations
  19. Le Monde.fr, Destructions massives à Christchurch après un séisme
  20. Le Figaro.fr, La langue maori risque de disparaître
  21. Le Monde.fr, Explosion dans une mine de charbon
  22. Le Figaro.fr, Mine de Pike River: Quatrième explosion
  23. (en) "Papua New Guinea PM Somare steps down for tribunal", BBC, 14 décembre 2010
  24. Le Monde.fr, Les Pascuans s'opposent par référendum au voyage à Paris d'un moaï
  25. Le Figaro.fr, Polynésie: Oscar Temaru nouveau président
  26. Le Figaro.fr, Polynésie: Meurtrier confondu après 23 ans
  27. Le Figaro.fr, Polynésie: Gaston Flosse de nouveau mis en examen
  28. Le Figaro.fr, Polynésie: Édouard Fritch, 44 heures de garde à vue
  29. Le Figaro.fr, Polynésie: Préavis de grève pour jeudi 10 juin
  30. Le Figaro.fr, Polynésie: une famille disparue en mer
  31. Le Monde.fr, Polynésie: Reprise du trafic à l'aéroport de Tahiti
  32. Le Figaro.fr, Polynésie: rapport Barthélemy
  33. Le Figaro.fr, Gaston Flosse condamné en appel
  34. Le Figaro.fr, Légionelle à l'hôpital de Taaone
  35. Le Figaro.fr, 3 adolescents dérivent pendant 50 jours
  36. Le Figaro.fr, Le rugbyman Finau Maka au tribunal
  37. (en) "Lord Tu'ivakano becomes new Tongan prime minister", BBC, 21 décembre 2010