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Épineuil-le-Fleuriel

commune française du département du Cher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Épineuil.

Épineuil-le-Fleuriel
Épineuil-le-Fleuriel
L’église Saint-Martin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Châteaumeillant
Intercommunalité Communauté de communes Berry Grand Sud
Maire
Mandat
Philippe Amizet
2014-2020
Code postal 18360
Code commune 18089
Démographie
Gentilé Épineuillois
Population
municipale
449 hab. (2016 en diminution de 2,18 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 35″ nord, 2° 35′ 04″ est
Altitude Min. 163 m
Max. 260 m
Superficie 41,60 km2
Localisation

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Épineuil-le-Fleuriel

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Épineuil-le-Fleuriel

Épineuil-le-Fleuriel est une commune française, située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Le village a été rendu célèbre par l'écrivain français Alain-Fournier, qui y a passé une partie de son enfance et le décrit dans son ouvrage Le Grand Meaulnes sous le nom de Sainte-Agathe.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Épineuil-le-Fleuriel se trouve dans le Cher entre Montluçon et Saint-Amand-Montrond. Cette commune est traversée par la Queugne et le Cher. Elle se trouve dans le canton de Saulzais-le-Potier et l'arrondissement de Saint-Amand-Montrond. Le bourg le plus proche est celui de Vallon-en-Sully qui se situe dans le département voisin de l'Allier.

Épineuil-le-Fleuriel se trouve à 27 km de Montluçon, 23 km de Saint-Amand-Montrond, 86 km de la préfecture du Cher c'est-à-dire Bourges et 320 km de la capitale française Paris[1].

Si on considère le territoire métropolitain (avec ses îles), Épineuil-le-Fleuriel se situe pile au centre de la France[2].

Communes limitrophesModifier

Les communes limitrophes d'Épineuil-le-Fleuriel sont : Meaulne, Saint-Vitte, Vallon-en-Sully, Saulzais-le-Potier.

Lieux-ditsModifier

La Mariatte, La Surprise, Le Champ Blanc, Le Font A Grille, Le Moulin de Cornençay, Le Portu, Les Bergerats, Les Gerpins, Les Margueuriaux, Les Raies, La Queugne, La Villatte, Le Champ de Vallon, Le Grand Bœuf, Le Moulin Drot, Le Pré Breux, Les Bernardons, Les Greniers, Les Merrosses, Les Riaudes, La Rue, Le Bourg, Le Champs des Barres, Le Mat, Le Petit Bœuf, Les Auberts, Les Contemines, Les Landats, Les Petits Coins, Les Turlons, La Sence, Le Breu, Le Chetif Bois, Le Moulin, Le Pont Chambrette, Les Bardais, Les Durands, Les Marmounets, Les Pinaudats, Champfort, La Bouchatte, Le Château de Cornençay, La Chaume, Ecluse de Grand Fond , La Croix Lombrée, Grand fond, La Jobinière, Lieu-dit Antoinette, Lieu-dit Fougerolle, Villeneuve, Beaufauche, Estivaux, Neuville, Piaujean, Channay[3].

Géologie et ReliefModifier

Épineuil-le-Fleuriel se trouve à une altitude moyenne de 212 m. Le bourg se trouve à une altitude minimum de 163 m et maximum 260 m[3].

ToponymieModifier

Le nom Épineuil-le-Fleuriel signifie épine fleurie[4]. Autrefois, ce village s'appellait Épineuil et la commune limitrophe Saint-Vitte s'appellait Saint-Vitte-le-Fleuriel. En 1840, Épineuil a pris le nom Fleuriel à Saint-Vitte. Épineuil est donc devenu Épineuil-le-Fleuriel et Saint-Vitte-le-Fleuriel, Saint-Vitte.

HistoireModifier

  • 1792-1793 : Jean-Baptiste Petitjean (v. 1740 - ap. 1793), curé d'alors – acquis aux idées nouvelles et "partageux" comme Babeuf – provoque un soi-disant "soulèvement de la population" d'Épineuil, à propos des abus qu'il constate dans l'application de la Révolution française. La garde nationale de Saint-Amand doit intervenir. Le curé et ses partisans sont arrêtés, jugés et condamnés, mais finalement le curé est libéré par le représentant du pouvoir révolutionnaire dans le Cher, le citoyen Laplanche. En fin de compte, Torné – l'évêque constitutionnel de Bourges – déplace ce curé "agitateur" à Saint-Caprais. « Cet incident fit donner par la suite le nom de "prêtre communiste" à ce curé berrichon philanthrope »[5].

Politique et administrationModifier

Liste des maires[4]Modifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Bord De Grand Fond    
1791 1793 Jamet Gilbert    
1793 1795 Débize Gilbert    
1795 1797 Feaux François    
1797 1799 Débize Marc    
1799 1803 Lelonte Jean-Baptiste    
1803 1814 Délize Marc    
1814 1816 Bardonnet Cornancais    
1816 1830 Dantigny Pierre-Charles    
1830 1839 Bidault Didier    
1839 1848 De Baudonnet Arthur   Conseiller général
1848 1848 Simmonet Gilbert    
1848 1849 Chambon Jules-Mathias    
1849 1851 Simmonet Jean-Baptiste    
1851 1853 Dantigny Pierre-Charles    
1853 1869 Dantigny Pierre-Jules    
1869 mai 1871 Bidault Frédéric    
mai 1871 juin 1876 Girard de Villesaison Louis    
juin 1876 mai 1884 Bidault Frédéric    
mai 1884 mai 1892 Lalliot Jean-Baptiste    
mai 1892 mai 1896 Olivier Jean-Baptiste    
mai 1896 octobre 1902 Rabot Gaston    
octobre 1902 novembre 1905 De Fadate Emile    
novembre 1905 mai 1929 Dumas Gilbert Alexandre    
mai 1929 octobre 1942 Boujardon Vincent    
octobre 1942 1944 Pérony Jean    
1944 novembre 1944 Vincent Boujardon    
novembre 1944 mai 1945 Vénuat Auguste    
mai 1945 octobre 1947 Lucien Billon    
octobre 1947 mars 1951 Bénézit Jules    
mars 1951 mai 1953 Léon Auclair    
mai 1953 mars 1983 Émile Fayat    
mars 1983 mars 1995 Robert Judet    
mars 1995 mars 2008 Jean Regrain    
mars 2008 En cours
(au 2 avril 2014)
Philippe Amizet PG Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Administration municipaleModifier

À Épineuil-le-Fleuriel il y a 11 conseillers car c'est une commune de moins de 500 habitants. Le nombre d'habitants en 2015 était de 473.

Population et sociétéModifier

EnseignementModifier

Il y avait deux écoles sur la commune. L'école actuelle, construite en 1870, était celle des filles et la Maison-école du Grand Meaulnes était l'école des garçons. À partir de 1946, les écoles sont devenues mixtes[4]. Pour l'école des filles, il y avait des institutrices et pour celle des garçons, des instituteurs.

SportModifier

La commune d'Épineuil-le-Fleuriel possède, un club d'équitation, un terrain de basket et un terrain de football. Dans la commune voisine de Meaulne , il y a deux terrains de tennis, un terrain de football, un club de danse, un club de football et un complexe sportif. La commune de Vallon-en-Sully possède un club de taekwondo, un club de football, un club de danse, un club de tennis, des terrains de football, de tennis et de cross.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2016, la commune comptait 449 habitants[Note 1], en diminution de 2,18 % par rapport à 2011 (Cher : -1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8129069429801 0741 0991 0011 0611 094
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0671 0581 2861 3601 3101 4091 3761 4321 259
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2871 3041 2501 066958935878819819
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
729681578551478414448452456
2013 2016 - - - - - - -
458449-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

PatrimoineModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

  • Alexandre Dumas (1852-1941), maire de Montluçon (1888-1892), député de l'Allier (1889-1893) ; il a été maire d'Épineuil et il y est mort.
  • Alain-Fournier (1886-1914), écrivain français, auteur du Grand Meaulnes en 1913, a vécu une partie de son enfance à Épineuil où ses parents étaient instituteurs. La commune est appelée Sainte-Agathe dans le roman.
  • Bernard Stiegler, né en 1952, philosophe, auteur d'une vingtaine d'ouvrages, réside dans la commune et y organise l'académie d'été d'Ars Industrialis, association qu'il a créée en 2005[15].

Notes et référencesModifier

Notes
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
Références
  1. « Itinéraire avec Mappy. Calculez vos itinéraires routiers. », sur Mappy (consulté le 1er mars 2016)
  2. Selon calcul SIG de centroïde sur le polygone France en projection RGF_1993_Lambert_93.
  3. a et b « Mairie d'Épineuil-le-Fleuriel, la Commune d'Épineuil-le-Fleuriel et son village (18360) », sur Annuaire-Mairie (consulté le 4 mai 2016)
  4. a b et c Thierry MAUGUIN, Épineuil-le-Fleuriel Des origines au milieu du vingtième siècle, Ecole du Grand Meaulnes, 53 p.
  5. « Le curé Petitjean, un soulèvement communiste à Épineuil en 1792 » par P. Lassœur, op. cit.
  6. « Les maires déjà élus dans le canton », L’Écho du Berry (Édition du Cher), no 3124,‎ , p. 18
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Notice no PA00096795, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Le Château de Cornançay. », notice no PA00096794, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « L'église Saint-Martin d'Épineuil-le-Fleuriel », notice no PA00096796, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Motte castrale d'Épineuil-le-Fleuriel. », notice no PA00096797, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. http://www.arsindustrialis.org/acad%C3%A9mie-d%C3%A9t%C3%A9-2013

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Edmond Campagnac, « Un prêtre communiste : le curé Petitjean à Épineuil », in La Révolution française, 23e année, no 5, 1903.
  • Pierre Lassœur, « Le curé Petitjean : un soulèvement communiste à Épineuil en 1792 », in Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher, 4e série, vol. 31, 1918-1919, p. 241-269.

Lien externeModifier