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Église Saint-Ours de Loches

ancienne collégiale située en Indre-et-Loire, en France
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Église Saint-Ours de Loches
Collégiale St-Ours.jpg
Les « dubes » vues de l'extérieur
Présentation
Type
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Place Charles-VIIVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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Dube vue de l'intérieur

L'église Saint-Ours est une église de Loches (Indre-et-Loire), dont l'architecture est marquée par deux pyramides creuses à huit faces, les « dubes », élevées vers 1165, ainsi que par son portail polychrome sculpté de personnages et d’animaux tirés du bestiaire du Moyen Âge. Elle est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

Elle est collégiale sous le vocable de Notre-Dame puis, après la Révolution, le chapitre étant dispersé, elle devient église paroissiale dédiée à saint Ours, abbé de la fin Ve siècle, mais dans le langage commun, la confusion demeure parfois quand elle est désignée sous le nom de collégiale Saint-Ours.

Elle renferme, depuis avril 2005, le tombeau de marbre d'Agnès Sorel.

HistoriqueModifier

D'après Grégoire de Tours, la première église aurait été construite au Ve siècle par saint Eustache, évêque de Tours.

Selon la légende, Geoffroy Grisegonelle, comte d'Anjou fonde la collégiale entre 963 et 985 pour servir d'écrin à la relique d'une moitié[2] de la ceinture de la Vierge[3] apportée de Constantinople au Xe siècle. La nef et le transept s'effondrant entre 1030 et 1050, Thomas Pactius, notaire et chapelain du comte d'Anjou Foulques le Jeune, prieur de la collégiale Notre-Dame, la fait reconstruire au milieu du XIIe siècle[4].

Exposée à la vénération populaire 3 fois par an (le 3 mai, le 15 août et le 8 septembre), la relique se voit offrir par Agnès Sorel un reliquaire en or et en agate qui disparaît à la Révolution[5]. Des reliques de contact appelées « mesures de la vraie ceinture » (rubans blancs coupés aux dimensions exactes de la vraie), possédaient le pouvoir de protéger les futures mères des dangers de l'accouchement, aussi étaient-elles utilisées par toutes les familles chrétiennes de la région Lochoise jusqu'aux reines de France[6].

Ludovic Sforza qui a fini ses jours à Loches serait selon François de Belleforest enterré dans la collégiale. Des fouilles archéologiques en ce sens ont été effectuées en 2019, elle ont mis au jour de nombreuses sépultures.[7]

L'église n'a pris sa forme actuelle qu'à la fin du XVIIIe siècle, à la suite de la destruction de l'ancienne église paroissiale Saint-Ours, située Rue Saint-Ours, baptisée en l'honneur d'Ours de Loches (ou Ursus de Cahors), abbé-fondateur du monastère à la fin Ve siècle. Elle était auparavant nommée Collégiale Notre-Dame[8].

ArchitectureModifier

Sculptures romanes de Denis vers 1130-1150

MobilierModifier

DiversModifier

Selon Viollet-le-Duc, la collégiale est « un édifice d'une étrange et sauvage beauté, unique au monde ».[réf. nécessaire]

Paroles de la duchesse de Dino, nièce de Talleyrand : « J'ai déjeuné à Loches, où j'ai tout visité en détail : le tombeau d'Agnès Sorel, l'oratoire d'Anne de Bretagne, une église curieuse, la prison de Ludovico Sforza ; j'ai admiré le panorama, qui, du haut des tours, se déploie avec magnificence. »[9].

Notes et référencesModifier

  1. « Collégiale Saint-Ours », notice no PA00097824, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. L'autre moitié fut divisée en 3 parties que l'on peut vénérer en France, en Italie et aux Pays-Bas.
  3. Selon M. Demonte, fabricant de soie à Tours, « il s'agit d'un tissu (de 2,10 m de longueur et 3 cm de largeur) dont la chaîne est en soie et la trame en fils de lin. Elle porte, tissées à ses deux extrémités, des lettres grecques ».
  4. Eugène Pépin, Histoire de Touraine, Boivin, , p. 88
  5. André-Roger Voisin, Tours, Alan Sutton, , p. 111
  6. Loches - Collégiale Saint Ours La ceinture de la Vierge
  7. « Mais où est passé Sforza ? », sur France Culture (consulté le 11 juin 2019)
  8. Fleury 2013, p. 13.
  9. duchesse de Dino, de Valençay, le 15 juillet 1837, "Chronique de 1831 à 1862" - Plon, 1909, p. 165

Pour en savoir plusModifier

BibliographieModifier

  • Marcel Deyres, Belles églises de Touraine, Chambray-lès-Tours, CLD, , 203 p. (EAN 265-0004782839)
  • Gérard Fleury, L'église Saint-Ours de Loches, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 63 p. (ISBN 978-2-91604-363-0)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier