Zoran Milanović

homme politique croate
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Zoran Milanović
Illustration.
Zoran Milanović.
Fonctions
Président de la république de Croatie
En attente d'investiture –
Élection 5 janvier 2020
Premier ministre Andrej Plenković
Prédécesseur Kolinda Grabar-Kitarović
Premier ministre

(4 ans et 30 jours)
Président Ivo Josipović
Kolinda Grabar-Kitarović
Gouvernement XIIe gouvernement
Législature VIIe législature
Coalition SDP-HNS-IDS-HSU
Prédécesseur Jadranka Kosor
Successeur Tihomir Orešković
Président du Parti social-démocrate de Croatie

(9 ans, 5 mois et 24 jours)
Prédécesseur Željka Antunović (intérim)
Ivica Račan
Successeur Davor Bernardić
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Zagreb (Yougoslavie)
Nationalité Croate
Parti politique SDP
Diplômé de Université de Zagreb
Profession Fonctionnaire

Signature de Zoran Milanović

Zoran Milanović
Premiers ministres de Croatie
Présidents de la république de Croatie

Zoran Milanović (/zǒran mǐlanoʋit͡ɕ/[1]), né le à Zagreb, est un homme d'État croate, élu président de la République le 5 janvier 2020.

Il est président du Parti social-démocrate de Croatie (SDP) de 2007 à 2016 et Premier ministre entre 2011 et 2016. Il remporte au second tour l'élection présidentielle de 2019-2020 face à la présidente sortante, Kolinda Grabar-Kitarović.

BiographieModifier

Études et vie professionnelleModifier

En 1986, il fait des études de droit à l'université de Zagreb et apprend l'anglais, le russe et le français.

Après ses études, il obtient un poste d'interne à la cour de commerce de Croatie et en 1993 travaille au ministère des affaires étrangères croates. Un an plus tard, il est envoyé au Haut-Karabagh et est le premier Croate à participer à une mission de paix de l'Organisation des Nations unies.

En 1996 il est conseiller au sein de la mission croate auprès de l'Union européenne et de l'OTAN à Bruxelles. À la fin de son mandat en 1999 il retourne au ministère des affaires étrangères.

Entrée en politiqueModifier

En 1999, il rejoint le SDP. Après la victoire du SDP aux élections législatives croates de 1999, il devient responsable des relations avec l'OTAN et, trois ans plus tard, il est nommé vice-ministre des Affaires étrangères auprès du ministre Tonino Picula. Il quitte son poste après les élections législatives de 2003.

En 2004 il rejoint le comité directeur du parti et en est brièvement le porte-parole, lorsqu'il remplace Gordana Grbić. Il est élu coordinateur à l'approche des élections législatives de .

Président du partiModifier

Le une convention extraordinaire du parti est tenue à Zagreb en raison de la démission du président du parti Ivica Račan le 11 avril. Milanović est candidat, face aux favoris Željka Antunović, Milan Bandić et Tonino Picula. Au premier tour, il mène avec 592 voix[2]. Au second tour, il gagne face à Antunović et devient ainsi le président du parti.

Les législatives de 2011Modifier

Il signe, le , un accord avec le Parti populaire croate - Démocrates libéraux (HNS-LD), la Diète démocrate istrienne (IDS) et le Parti croate des retraités (HSU) afin de constituer une coalition politique, baptisée Alliance pour le changement (SZP) en vue des élections législatives de 2011.

Le , les quatre partis de la SZP adoptent formellement un accord de coalition pré-électorale, qui prend le nom de Coalition Cocorico. Lors du scrutin, organisé le 4 décembre, l'alliance remporte 40 % des voix et 80 députés sur 151, contre 47 à l'Union démocratique croate (HDZ) de Jadranka Kosor.

Premier ministreModifier

Dix jours plus tard, il est chargé, par le président Ivo Josipović, de former le douzième gouvernement de Croatie. La séance d'investiture au Parlement est prévue dès la semaine suivante. Il annonce alors que son gouvernement s'attachera à relancer la croissance économique, d'à peine 0,5 % du PIB en 2011, à faire voter un budget d'austérité, et à assurer le succès du référendum sur l'adhésion de la Croatie à l'Union européenne[3]. Il est investi, avec son gouvernement, le 23 décembre, par le Parlement, avec 89 voix pour, 28 contre et 12 abstentions, 24 députés n'ayant pas pris part au vote[4].

Retour dans l'oppositionModifier

En , l'indépendant Tihomir Orešković lui succède à la tête du gouvernement. L'échec de la coalition au pouvoir mène à la convocation des élections législatives anticipées du . À l'issue du scrutin, la Coalition populaire (NK) formée autour du SDP est de nouveau devancée par l'Union démocratique croate (HDZ). Il indique au lendemain des élections qu'il ne postulera pas à un nouveau mandat à la présidence du Parti social-démocrate au cours de l'élection qui doit être convoqué dans les cinq mois[5].

Il n'est pas particulièrement populaire auprès des électeurs de gauche, qui lui reprochent d'avoir rapproché son parti du centre[6].

Élection présidentielle de 2019-2020Modifier

Vie personnelleModifier

Son père Stipe et sa mère Gina sont originaires de Sinj. Il se marie en 1994 avec Sanja Musić avec qui il a deux fils Anto et Marko.

RéférencesModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier