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Tihomir Orešković

homme d'affaires et homme politique croate

Tihomir Orešković
Illustration.
Fonctions
Premier ministre de Croatie

(8 mois et 27 jours)
Président Kolinda Grabar-Kitarović
Gouvernement XIIIe
Législature VIIIe
Coalition HDZ-MOST
Prédécesseur Zoran Milanović
Successeur Andrej Plenković
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Zagreb (Yougoslavie)
Nationalité Croate
Canadienne
Parti politique Indépendant
Diplômé de Université McMaster
Profession Homme d'affaires

Tihomir Orešković
Premiers ministres croates

Tihomir Orešković, né le à Zagreb, est un homme d'affaires et homme d'État croate n'appartenant à aucun parti politique.

Né en Yougoslavie communiste, ses parents émigrent au Canada dans son enfance. Il y passe l'immense majorité de sa vie et devient cadre dirigeant de Teva, une entreprise pharmaceutique.

Il est nommé Premier ministre de Croatie en par une coalition de centre droit après dix semaines de négociations. Premier chef de gouvernement sans affiliation politique depuis l'indépendance du pays, ses premières semaines au pouvoir sont marquées par des polémiques et la démission d'un ministre. Il est renversé dès le mois de par une motion de censure après avoir perdu le soutien de la HDZ et remplacé quatre mois plus tard.

Sommaire

BiographieModifier

Carrière professionnelleModifier

Élevé au Canada, Tihomir Orešković y poursuit ses études avant de devenir expert financier pour la multinationale pharmaceutique Teva, jusqu'à en devenir, avant sa nomination comme Premier ministre, le directeur financier chargé du marché mondial des médicaments génériques[1].

Carrière politiqueModifier

Premier ministreModifier

À l'issue des élections législatives du 8 novembre 2015, aucun parti n'obtient la majorité absolue. Après plusieurs semaines de négociations, une coalition est finalement formée entre l'Union démocratique croate (HDZ), parti de la droite nationaliste, et Le Pont, constitué d'élus locaux indépendants. Le 22 janvier 2016, le gouvernement est investi par le Parlement en obtenant 83 votes favorables sur 151 députés élus. Tihomir Orešković, totalement novice en politique et membre d'aucun parti, est nommé Premier ministre, cependant que Tomislav Karamarko, président de la HDZ, devient vice-Premier ministre. Orešković est par ailleurs très proche de l’organisation religieuse Opus Dei[2].

PolémiquesModifier

Dès le début, la composition de ce gouvernement suscite de vives réactions, notamment par la présence en son sein d'une part de Mijo Crnoja, ministre des Anciens combattants, qui doit démissionner dès le 28 janvier après avoir voulu créer un « registre des traîtres à la Nation » et pour des faits de fraude fiscale[3], et d'autre part, du ministre de la culture, Zlatko Hasanbegović, historien fortement controversé pour ses prises de positions révisionnistes quant à l'action du mouvement fasciste et antisémite oustachi pendant la Seconde Guerre mondiale[4].

Une polémique s'ensuit avec la Serbie qui accuse son gouvernement de procéder à une réhabilitation du régime fasciste des oustachis[2].

DestitutionModifier

Le 15 juin suivant, après cinq mois au pouvoir, Tomislav Karamarko annonce sa démission et la HDZ retire son soutien au cabinet[5] qui est renversé le lendemain, quand le Parlement adopte une motion de censure par 125 voix pour, 15 contre et 2 abstentions[6].

Le , le nouveau président de la HDZ Andrej Plenković lui succède.

RéférencesModifier

  1. AFP, « Un nouveau gouvernement pour la Croatie », sur www.lemonde.fr/, (consulté le 16 juin 2016)
  2. a et b Jean-Arnault Dérens, « Le choc des mémoires au mépris de l'histoire », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2018)
  3. « Un ministre croate forcé de démissionner », sur lefigaro.fr,
  4. AFP, « En Croatie: le retour des ultranationalistes », sur www.lemonde.fr/, (consulté le 16 juin 2016).
  5. AFP, « Croatie: le gouvernement de droite tombe après un règne éclair », sur www.lepoint.fr/, (consulté le 16 juin 2016).
  6. AFP, « Croatie : chute du gouvernement après cinq mois de controverse », sur www.lemonde.fr/,

AnnexesModifier