Yánnis Spanós

compositeur grec
Yánnis Spanós
Surnom Yani Spanos
Nom de naissance (el) Γιάννης Σπανός
Naissance
Kiato (en) (Grèce)
Décès (à 85 ans)
Kiato (Grèce)
Activité principale Compositeur
Activités annexes Parolier
Genre musical Chanson française, pop, folk, musique grecque, nouvelle vague grecque (Νέο Κύμα)
Instruments Piano
Années actives Années 1960-

Yani Spanos[1], nom de plume en France de Yánnis Spanós, aussi romanisé Giannis Spanos ou Yiannis Spanos (en grec moderne : Γιάννης Σπανός), est un compositeur et parolier grec né le [2] à Kiato (en) en Corinthie (Grèce) et mort le dans la même ville[3].

Yannis Spanos en concert à Ermoúpolis (île de Syros, Grèce) août 2017

BiographieModifier

Ce fils d'un dentiste grec était destiné par son père à embrasser une formation scientifique. Obtenant une dérogation avant d'effectuer son service armé, il profite de son année sabbatique pour voyager en Europe.

Après avoir visité l'Italie, le Royaume-Uni et l'Allemagne, il vient en France et, à Paris, découvre la chanson « rive gauche » et ses cabarets, courant musical dans le sillage de grands auteurs-compositeurs-interprètes comme Georges Brassens et Jacques Brel, et d'interprètes intemporelles comme Édith Piaf.

Il auditionne dans les cabarets comme pianiste-accompagnateur et commence sa carrière dans les conditions minimalistes des tours de chants d'alors : un piano et une guitare, quelques bougies pour l'ambiance intime et, sur une scène minuscule, derrière un micro, des chanteurs comme Barbara, Pia Colombo qui interprètent un répertoire dégagé de toutes contingences commerciales.

Il s'intéresse aussi à la poésie française (Charles Cros, Robert Desnos, Pierre Seghers) et met en musique quelques-uns de ses plus beaux poèmes interprétés par des chanteuses comme Béatrice Arnac et surtout Juliette Gréco pour laquelle il compose un album entièrement dédié aux poètes : Complainte amoureuse (1969).

Sa carrière française (son meilleur souvenir[4]), l'incite à persévérer pour avoir réussi à se faire un nom en partant de zéro, de surcroît dans un pays étranger. Des années 1960 jusqu'aux années 1970, il va passer les étés dans son pays natal et, à l'écoute des aspirations musicales de toutes les couches sociales du public, des ouvriers jusqu'aux étudiants, il quitte la France pour s'installer en Grèce. Au début des années 1970, porté par l'élan musical déclenché des décennies auparavant par de grands compositeurs comme Mános Hadjidákis, Míkis Theodorákis et Stávros Xarchákos, il participe à la « nouvelle vague » (el) Νέο Κύμα de la chanson grecque.

Il rencontre un grand succès en renouant avec la musique populaire rebetiko (el) Ρεμπέτικη μουσική, réutilisant des instruments traditionnels comme la lyra et le bouzouki, mais en continuant toutefois de composer des chansons pop ou folk.

Musique de filmModifier

Interprètes d'expression françaiseModifier

Liste non exhaustive.
  • Michèle Arnaud :
    • Le ciel est une plage, adaptation française par Jean Naty[5] d'un texte grec
  • Brigitte Bardot :
    • Sidonie, poème de Charles Cros, musique cocomposée avec Jean-Max Rivière, 1962
    • Les Amis de la musique, paroles de Jean-Max Rivière, musique cocomposée avec Jean-Max Rivière, 1962
    • Rose d'eau, paroles de Jean-Max Rivière, musique cocomposée avec Jean-Max Rivière, 1962
    • Une histoire de plage, paroles de Jean-Max Rivière, musique cocomposée avec Gérard Bourgeois, 1964
    • La Chasse, paroles de Jean-Max Rivière, musique cocomposée avec Jean-Max Rivière, 1982
  • Serge Lama :
    • L'orpheline est partie, paroles de Serge Lama, 1970
    • La Voisine, paroles de Serge Lama, 1970

Sources, notes et référencesModifier

  1. Enregistré à la SACEM sous le nom de Jean Spanos.
  2. « Demande d'adhésion de Yani Spanos en qualité de compositeur », sur musee.sacem.fr (consulté le 14 septembre 2019).
  3. (en) Nick Kampouris, « Renowned Composer Giannis Spanos Passes Away at 85 », sur greekreporter.com, (consulté le 31 octobre 2019).
  4. Source : son entretien avec Alexis Vakis. Voir lien externe.
  5. a et b Pseudonyme de Jean Boyer, source SACEM.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier