Xénophon de Corinthe

vainqueur olympique antique

Xénophon de Corinthe (grec ancien : Ξενοφῶν Κορίνθιος / Xenophỗn Korínthios) est un athlète grec originaire de la cité de Corinthe. Il remporta de nombreux titres lors des Jeux panhelléniques dans les décennies 470 et 460 av. J.-C., dont le stadion et le pentathlon lors des 79e Jeux olympiques, en 464 av. J.-C.

Xénophon de Corinthe
Panathenaic amphora Kleophrades Louvre F277.jpg
Coureurs de stadion
Amphore panathénaïque à figures noires, vers 500 av. J.-C.
Peintre de Cléophradès (Louvre G65)
Biographie
Naissance
Activité
Père
Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
Vainqueur du stadion aux Jeux olympiques antiques (d) ()
Vainqueur du pentathlon aux Jeux olympiques antiques (d) ()
Vainqueur des Jeux de Némée (d)
Vainqueur des Jeux isthmiques (d)
Vainqueur des Jeux pythiques (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

FamilleModifier

Xénophon de Corinthe était issu d'une des principales familles aristocratiques de Corinthe, les Oligéthides[1],[2]. Il faisait aussi partie d'une lignée d'athlètes : son père, Thessalos, avait déjà été vainqueur à Olympie[3],[4], peut-être du diaulos (double stade, soit environ 384 m) en 504 av. J.-C.[2],[5]. Thessalos aurait aussi remporté dans la même journée les courses du stadion et du díaulos aux Jeux pythiques et, durant le même mois, la course en armes lors des Panathénées[4],[5]. Ptoéodoros, le grand-père, Terpsias, l'oncle, et Éritime, le cousin de Xénophon, s'étaient aussi fait connaître sur les stades[3],[4]. Au total, la famille est créditée, en plus des victoires de Thessalos et Xénophon, de quatre couronnes à Delphes, d'une soixantaine de victoires aux Jeux isthmiques et d'une soixantaine de victoires aux Jeux néméens[5].

Victoires athlétiquesModifier

Xénophon de Corinthe remporta trois couronnes aux Jeux olympiques, deux épreuves aux Jeux isthmiques, six victoires aux Jeux pythiques et un nombre inconnu de victoires aux Jeux néméens. Il remporta aussi trois épreuves aux Panathénées, sept aux fêtes d'Athéna Hellotide, dans sa cité de Corinthe, et de nombreuses autres en Arcadie ou à Argos[2],[3],[4].

Il remporta la course à pied du stadion d'une longueur d'un stade (environ 192 m) lors des 79e Jeux olympiques, en 464 av. J.-C. Cette victoire figure dans la longue liste compilée par Eusèbe de Césarée dans sa Chronique[2],[3],[4],[6],[7],[8],[9].

Avant de partir aux Jeux olympiques, Xénophon de Corinthe aurait fait le vœu à la déesse Aphrodite d'offrir, selon les sources, vingt-cinq, cinquante ou cent hétaïres pour servir dans son temple sur l'Acrocorinthe[2],[3],[5],[10]. Il remporta trois couronnes lors des Jeux mais seules ses victoires du stadion et du pentathlon sont rapportées par les textes : Pindare dit dans sa XIIIe Olympique, écrite en son honneur, que cette double victoire était alors sans précédent[3],[4]. Il tint sa promesse à la déesse[2],[5],[10]. Selon l'historienne Leslie Kurke, l'analyse de la XIIIe Olympique et d'une scolie (chanson de banquet) également écrite par Pindare[11], toutes les deux commandées par Xénophon, permet d'imaginer la façon dont cela aurait pu se passer : Xénophon aurait offert un banquet ou symposion au cours duquel le poète aurait déclamé les deux œuvres tandis que les hétaïres auraient dansé[12],[13].

Notes et référencesModifier

  1. Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology, article « Xenophon ».
  2. a b c d e et f Zarnowski 2013, p. 95.
  3. a b c d e et f Matz 1991, p. 101.
  4. a b c d e et f Pindare, Odes [détail des éditions] (lire en ligne), (Olympiques, XIII).
  5. a b c d et e Golden 2004, p. 177.
  6. Eusèbe de Césarée, Chronique, Livre I, 74.
  7. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne], (11, 70).
  8. Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines [détail des éditions] [lire en ligne] (9, 61).
  9. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], (4, 24, 5).
  10. a et b Athénée, Deipnosophistes [détail des éditions] (lire en ligne) (13, 573E-574B).
  11. Pindare fr. 122 (cité par Athénée).
  12. Kurke 1999, p. 102.
  13. Pour une analyse détaillée du skolion de Pindare et une critique nuancée de l’hypothèse de Kurke, voir Anne Pippin Burnett, Servants of Peitho: Pindar fr.122 S., Greek, Roman, and Byzantine Studies 51 (2011), p. 49–60

AnnexesModifier

Sources antiquesModifier

BibliographieModifier

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 26 août 2017 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.
La version du 26 août 2017 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.