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Les Wendes (Venedi) en l'an 125, dans la perspective historique. Ce mot désigne l'ensemble des Slaves.

Le nom de Wendes (transcription germanique du latin Venedi[1]) peut avoir plusieurs sens.

Les migrations des Serbes entre l'an 50 et 1000 dans la perspective protochroniste :

Notes et référencesModifier

  1. Ces deux noms désignent les Slaves : l'un en langue germanique, l'autre en latin. Les Slaves, eux, se désignaient par « Sloveni » (les glorieux).
  2. Wendes ou Vendes - Encyclopédie Larousse
  3. (fr) (de) Brandebourg : Loi sur la désignation des droits des Sorabes - Trésor de la langue française au Québec
  4. Le Protochronisme fait fi des sources historiques concernant les migrations des Slaves comme De administrando Imperio ou De l'administration de l'Empire (en grec Pros ton idion yion Romanon - Προς τον ίδιον υιόν Ρωμανόν, manuel politique de Constantin VII Porphyrogénète pour son fils et successeur Romain II). Dans les pays issus de la fragmentation de l’ex-Yougoslavie et en Bulgarie, les auteurs protochronistes, très prolifiques et influents, promeuvent la théorie dite « iranienne », avatar européen de la théorie de l'invasion aryenne (TIA) qui soutient que les Alains et les Slaves, tels les Serbes, descendent directement d’un peuple de « race indo-européenne », les « Aryens », originaires de l’Asie centrale, qui a connu une grande expansion démographique et militaire entre les XVIIe et XVIe siècles av. J.-C. : cette théorie de l'invasion aryenne a été proposée pour la première fois par l'abbé Jean-Antoine Dubois, un indianiste français, et développée par l'indianiste germano-britannique Max Müller durant le XIXe siècle. Pour les protochronistes, le nom de Serbes dérive directement de la racine indo-européenne *ser, qui s'apparente au latin servare (« conserver », « garder », « protéger », « préserver », « respecter »). Selon Heinz Schuster-Šewc, la racine indo-européenne *srb, qu’on retrouve dans de nombreuses langues slaves, aurait pour signification initiale « apparenté, appartenant à la tribu » (voir Poreklo i istorija etnonima Serb - H. Schuster-Šewc, Project Rastko). La plupart de ces théories dites « iraniennes » stipulent que ce peuple proto-serbe n’était pas de souche slave, mais d’origine caucasienne ou sarmate. Il aurait, par la suite, dominé certaines tribus slaves après une migration vers l’ouest, dans l'actuelle Allemagne orientale. Mélangés aux Slaves de ces zones, les proto-Serbes se seraient progressivement « assimilés », pour ne laisser que leur nom à leurs anciens sujets slaves, avant de migrer vers les Balkans.
    Il existe une théorie « iranienne » semblable en Croatie, selon laquelle le nom « Horouathos » figurant dans deux textes de la « pierre de Tanaïs », inscription grecque de l’an -520 retrouvée dans le port de Tanaïs sur la mer d'Azov, en Crimée est interprété comme signifiant « Croate », de même que celui de la ville de Cracovie ou des montagnes Carpates, et bien d’autres noms, qui seraient issus de Horvat dans cette théorie.
  5. Tacite, Annales, XII, 15) en 50 apr. J.-C.

AnnexeModifier