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Union valdôtaine progressiste (2013)

Parti politique régionaliste italien de la Vallée d'Aoste
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Page d'aide sur l'homonymie Pour le parti du même nom fondé en 1973, voir Union valdôtaine progressiste (1973).

Union valdôtaine progressiste
(2013)
Image illustrative de l’article Union valdôtaine progressiste (2013)
Logotype officiel.
Présentation
Présidente Giuliano Morelli
Fondation
Siège 87, loc. Pont-Suaz
11020 Charvensod
Positionnement Centre gauche
Idéologie Régionalisme[1]
Autonomisme
Progressisme
Couleurs Rouge et noir
Site web unionvaldotaineprogressiste.org
Représentation
Conseil de la Vallée
4 / 35
Chambre des députés
0 / 630
Sénat
0 / 315
Parlement européen
0 / 73

L’Union valdôtaine progressiste (UVP) est un parti politique régionaliste italien de la Vallée d'Aoste.

HistoriqueModifier

Scission de 2012/2013Modifier

Vers la fin de 2012, plusieurs membres de l'Union valdôtaine, ne pouvant plus envisager de maintenir une alliance avec le parti de Silvio Berlusconi, Le Peuple de la liberté (PdL) (alliance confirmée lors des élections administratives de 2010), décident de lancer une nouvelle formation politique, déplorant que l'actuel parti ait perdu de vue les valeurs fondamentales sur lesquelles l'Union valdôtaine s'était depuis toujours appuyées. Ainsi va naître l'Union valdôtaine progressiste, menée par Laurent Viérin[2],[3],[4],[5].

À partir du , la nouvelle formation politique forme un groupe autonome au sein du Conseil de la Vallée d'Aoste composé de trois conseillers, Laurent Viérin, l'ancien député et ancien président de la région, Lucien Caveri ainsi qu'Andrea Rosset, ce qui réduit le nombre des conseillers de l'UV à 14[6].

La formation de l'UVP n'a évidemment pas été bien accueillie par les autres partis autonomistes de la Vallée d'Aoste. Ego Perron, président de l'Union valdôtaine a qualifié cette scission d'« attaque directe au cœur de notre mouvement »[7].

Le conseiller valdôtain Alberto Bertin, membre du parti autonomiste de gauche ALPE, dont l'UVP ambitionne surement d'attirer pour lui l'électorat, n'a pas épargné non plus ses critiques. Selon Bertin, la création de l'UVP obéit seulement à la quête du pouvoir pour lui-même[8].

Le parti est créé officiellement le dans la perspective des élections générales italiennes de 2013, il reprend le nom d'une scission antérieure de l'Union valdôtaine, l'Union valdôtaine progressiste (1973-1984).

Liste des présidentsModifier

  • 2012-2013 : Claudio Brédy
  • 2013-2016 : Alessia Favre
  • 2016-2017 : Luigi Bertschy
  • Depuis 2017 : Elisa Bonin

Élections générales de 2013Modifier

Lors des élections générales des 24 et 25 février 2013, l'UVP manque de peu, par 185 voix, l'élection d'un député, Laurent Viérin, face à la coalition de l'Union valdôtaine, de la Fédération autonomiste et de la Stella Alpina menée par Rudi Marguerettaz[9]. Viérin devance ALPE qui n'arrive qu'en troisième position avec Jean-Pierre Guichardaz.

Élections régionales de 2013Modifier

Aux élections régionales de 2013, les premières pour l'UVP, elle remporte plus de 19 % des voix, second parti de la Vallée et obtient 7 conseillers au Conseil régional. L'UVP est alors membre de la coalition Autonomie Liberté Démocratie, avec Autonomie Liberté Participation Écologie (ALPE) et le Parti démocrate, qui totalise 40,5 % des voix.

Participation au gouvernementModifier

En mai 2016, l'UVP rejoint la majorité gouvernementale quand Laurent Viérin est nomme assesseur à la santé, au bien-être et aux politiques sociales dans la junte dirigée par Auguste Rollandin. Le 7 juin suivant, Andrea Rosset est élu président du Conseil régional.

En mars 2017, l'UVP s'associe à une motion de censure constructive contre Rollandin qui doit démissionner. Pierluigi Marquis lui succède à la tête d'une junte de coalition regroupant la Stella Alpina, l'UVP, ALPE et Pour notre vallée, dans laquelle Viérin est vice-président et assesseur à l’agriculture et aux ressources naturelles et qui comprend un autre membre de l'UVP, Luigi Bertschy, assesseur à la santé[10]. Le 13 octobre suivant, Viérin succède à Marquis, démissionnaire, à la tête de la région et forme une nouvelle junte de gouvernement réunissant l'UVP, l'UV, le PD et EPAV.

Élections régionales de 2018Modifier

IdéologieModifier

Cette nouvelle formation aspire à réunir les nouvelles générations désintéressées par la politique, les électeurs déçus, les personnes qui veulent suivre des méthodes politiques différentes pour reprendre le projet autonomiste et progressiste. L'UPV met en garde l'opinion publique valdôtaine contre les tendances centralisatrices que manifeste la grande majorité des partis politiques italiens, et oppose donc au centralisme étatique, la nécessité de récupérer les valeurs qui façonnent l'identité du peuple valdôtain[11]. Le premier article du code éthique du parti affirme que Les femmes et les hommes qui adhérent au mouvement reconnaissent dans la Constitution italienne et dans le Statut de la Vallée d’Aoste la source primaire des règles de la communauté politique[12].

Notes et référencesModifier

  1. (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe » (consulté le 17 juillet 2015)
  2. (it) Moreno Vignolini, « Presentata la nuova Union valdôtaine progressiste », (consulté le 6 février 2013)
  3. (it) Marco Camilli, « Union Valdôtaine, è scissione », (consulté le 6 février 2013)
  4. (it) Daniele Mammoliti, « Scissione Uv, a Hone rinasce l'Union Valdotaine Progressiste », (consulté le 6 février 2013)
  5. « Groupes du Conseil », Conseil de la Vallée (consulté le 4 mars 2013)
  6. (it) Valledaostaglocal.it, « A Fenis è nato il nuovo movimento di Laurent Vierin. Dal primo gennaio nuovo gruppo in Consiglio Valle », (consulté le 6 février 2013)
  7. Le président du Mouvement a ensuite parlé des dernières vicissitudes concernant la naissance de la soi-disant Union Valdôtaine Progressiste : « Cette manœuvre a représenté une attaque directe au cœur de notre Mouvement, mais je pense qu’après les blessures on peut guérir et se présenter plus forts et plus unis ». « L’Union a les hommes et les capacités pour réagir », Union valdôtaine, (consulté le 4 mars 2013)
  8. (it) Valledaostaglocal.it, « Alberto Bertin (Alpe) impallina Laurent Viérin (Uvp) », (consulté le 4 mars 2013)
  9. « ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2013 - CHAMBRE DES DÉPUTÉS », Région Vallée d'Aoste (consulté le 4 mars 2013)
  10. (it) « Marquis nuovo presidente Regione Vda », sur ansa.it,
  11. (ca) « En plena campanya electoral, a Aosta emergeix un moviment federalista escindit de la Unió Valldostana », Nationalia, (consulté le 4 mars 2013)
  12. (it) « Codice etico », Union valdôtaine progressiste (consulté le 4 mars 2013)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier