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Les massettes ou Typha sont des plantes monocotylédones, également appelées quenouilles[1], typiques des bords des eaux calmes, des fossés, des lacs, des marais et plus généralement dans les milieux humides. Elles poussent en colonies denses. Typha est l'un des deux ou trois genres de la famille des Typhacées.

Elles ont une large aire de répartition des régions tempérées et tropicales. L'espèce la plus répandue est Typha latifolia qu'on trouve dans les régions tempérées de l'hémisphère nord. Typha angustifolia est quant à elle tout aussi répandue, bien qu'elle s'avance moins au nord. On trouve Typha domingensis plutôt au sud, elle s'étend des États-Unis jusqu'en Amérique du Sud. On la trouve également à l'état indigène en Nouvelle-Calédonie. Typha laxmannii, Typha minima et Typha shuttleworthii sont confinées à l'Asie et à quelques régions du sud de l'Europe.

Noms vernaculairesModifier

Sesca / Sesque est le nom gascon des massettes, en concurrence avec l'Iris des marais. Des toponymes sont formés à partir de ce mot, cf. les communs de Cescau (09 et 64). On désigne aussi ces plantes sous le nom de quenouilles[2], notamment au Québec où le nom « massette » est inconnu.

La massette est parfois appelée à tort « roseau ».

DescriptionModifier

Les massettes sont des plantes de milieux humides qui possèdent un rhizome. Elles ont une inflorescence typique : dense et en forme de quenouille, dans laquelle les fleurs femelles et mâles sont clairement séparées (monoécie), les fleurs mâles étant placées au-dessus des fleurs femelles au bout d'une tige florifère.

Les feuilles sont plates (ou légèrement triangulaires) et croissent à la base de la plante. Elles forment une gaine qui entoure la tige.

UtilisationModifier

Les massettes sont comestibles : le rhizome charnu cru (salade, confit dans le vinaigre) ou cuit après avoir été pelé, était jadis employé contre le scorbut et, distillé, pour aromatiser une eau-de-vie. Les très jeunes pousses, la base des feuilles, l'inflorescence femelle avant maturité, sont également consommées crues, cuites à la vapeur ou grillées, de même que le pollen des fleurs mâles, les graines (mais elles sont petites et couvertes d'un duvet)[3].

Les feuilles servaient à faire des nattes, des chaises, des paillassons et des toitures aux habitations rustiques. Le gros épi noirâtre et duveté était utilisé comme brosse par les horlogers ou pour nettoyer les rouages des montres[4].

ConfusionModifier

Lorsqu'elles ne sont pas en fleur, les massettes comestibles peuvent être confondues avec l'Iris des marais toxique mais ce dernier porte des feuilles à nervure centrale saillante, et avec le rubanier d'eau qui porte des feuilles coupantes, triangulaires à leur base[5].

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EspècesModifier

Selon Kew Garden World Checklist (22 avr. 2010)[6] :

 
Typha austro-orientalis dans la région de la Volga

Selon NCBI (22 avr. 2010)[7] :

Selon [réf. nécessaire] :

Notes et référencesModifier

  1. quenouille - Office Québécois de la langue française
  2. Définitions lexicographiques et étymologiques de « quenouille » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  3. François Couplan, Le régal végétal : plantes sauvages comestibles, Editions Ellebore, , p. 106-107.
  4. A. Dupuis, Flore médicale usuelle et industrielle du XIXe siècle, A. Le Vaseur et Cie Éditeurs, , p. 304.
  5. François Couplan, Eva Styner, Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, Delachaux et Niestlé, , p. 197.
  6. Kew Garden « World Checklist », consulté le 22 avr. 2010
  7. NCBI, consulté le 22 avr. 2010

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier