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Tsakhkadzor
(hy) Ծաղկաձոր
Tsakhkadzor
Administration
Pays Drapeau de l'Arménie Arménie
Région Kotayk
Maire
Mandat
Artur Harutyunyan[1]
2012-2016
Démographie
Population 1 256 hab. (Recensement 2011)
Densité 237 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 31′ 33″ nord, 44° 41′ 58″ est
Altitude 1 840 m
Min. 1 750 m
Max. 2 940 m
Superficie 530 ha = 5,3 km2
Fuseau horaire UTC+4
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Arménie

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Tsakhkadzor

Géolocalisation sur la carte : Arménie

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Tsakhkadzor
Liens
Site web http://www.tsakhkadzor.am

Tsakhkadzor, Tsaghkadzor ou Dzaghgadzor (en arménien Ծաղկաձոր ; anciennement Darachichak[2]) regroupe une ville, un centre thermal et une station de ski situés dans le marz de Kotayk en Arménie. Elle compte 1 610 habitants en 2008[3].

Tsakhkadzor signifie « vallée des fleurs » en arménien.

Sommaire

GéographieModifier

 
Vue de la ville en été.

Tsakhkadzor est une petite ville de la région de Kotayk. Construite entre 1 750 et 2 000 mètres d'altitude sur les montagnes Teghenis, à l'ouest du lac Sevan, elle est à 50 km au nord-est d'Erevan et à 75 km de l'aéroport international Zvartnots.
La station est située au milieu d'un massif montagneux — boisé jusqu'à 2 300 mètres — culminant à 3 000 mètres d'altitude (les télésièges permettent d'atteindre 2 940 m). Elle est aussi réputée pour ses sources naturelles.

HistoireModifier

 
Monastère de Ketcharis.

La région est habitée depuis très longtemps, mais l'histoire débute réellement au IIIe siècle lorsque les premières maisons furent construites pour permettre les chasses royales organisées dans les forêts environnantes.
Au VIe siècle, le territoire passa aux mains de la maison des Kamsarakan qui fusionna quatre siècles plus tard avec la maison des Pahlavuni. Son chef, Grégoire Pahlavuni, édifia au cours du XIe siècle ce qui allait devenir le monastère de Ketcharis (achevé au XIIIe siècle), en commençant dès 1033 par l'église Saint-Grégoire l'Illuminateur en l'honneur de ce dernier. Il continua au sud de la première avec l'église Saint-Signe en 1051. Les phases suivantes sont la construction, deux siècles plus tard, de l'église Katoghiké (1203-1214) puis de l'église Saint-Haroutyoun en 1220. La construction du monastère se poursuivit jusqu'au XIVe siècle. Il a été entièrement restauré entre 1998 et 2001 pour devenir la résidence du diocèse de la région de Kotayk.

Par la suite, la région fut régulièrement le terrain des batailles entre Perses et Ottomans. En 1828, en conséquence du rattachement de l'Arménie orientale à l'Empire russe, des milliers d'Arméniens quittèrent la Perse pour venir s'installer en Arménie et particulièrement à Tsakhkadzor.

À la fin du XIXe siècle, la ville fut prisée par les industriels, marchands et autres notables d'Erevan et de Tbilissi qui possédaient une datcha ou un cottage. Tous ces bâtiments historiques furent nationalisés après la Révolution d'Octobre. Ainsi, sous l'ère soviétique, la ville, qui était jusque-là le lieu de villégiature des officiels d'Erevan, se transforma rapidement en une station de vacances moderne. Pour attirer des touristes de toute l'Arménie, mais aussi du reste de l'URSS, des camps de vacances et des « maisons de repos » furent construits.
En 1966-1967, la construction du principal complexe sportif d'URSS apporta une renommée internationale à la ville. Les équipes nationales venaient s'y préparer pour les Jeux olympiques et les championnats du monde.

En 1972, la station fut dotée d'un système de remontée mécanique. Elle devint alors définitivement une station de ski et vit sa croissance s'accélérer. En 1984, Tsakhkadzor reçut le statut de communauté urbaine.

La chute de l'empire soviétique apporta à Tsakhkadzor, comme au reste du pays, son lot de difficultés. La station ne commença à revivre réellement qu'à partir de 2000, lorsque la plupart des « maisons de repos » furent totalement restaurées et mises aux standards occidentaux. Le renouveau de la ville continua aussi les années suivantes avec la modernisation des camps de vacances et de quelques hôtels, la construction de plusieurs autres, le goudronnage et l'éclairage des rues de la ville et l'installation d'un square en centre-ville.

AdministrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1996 1999 Armen Petrosyan   1er maire
1999 2002 Garun Mirzoyan   Maire
2002 2005 Garun Mirzoyan   Maire (réélu)
2005 2008 Garun Mirzoyan   Maire (réélu)
2008 2012 Garun Mirzoyan   Maire (réélu)
2012 2016 Artur Harutyunyan   Maire (en cours)
Les données manquantes sont à compléter.

JumelageModifier

EnseignementModifier

  • Maternelle : construite en 1975, elle a récemment été restaurée et accueille une soixantaine d'enfants.
  • École communale : construite en 1971, elle accueille près de 200 élèves, de l'école primaire au lycée.
  • École d'Arts : créée en 1990, l'école enseigne à quelque 70 élèves 5 disciplines artistiques : piano, peinture, danse, design et art dramatique.

Sports et loisirsModifier

Le complexe sportifModifier

Construit et mis en service en 1966-1967 pour l'entraînement des athlètes soviétiques pour les Jeux olympiques de Mexico, le complexe, perché à plus de 2 000 mètres d'altitude, permet aujourd'hui la pratique de 35 sports. À l'époque déjà le plus grand centre sportif de toute l'URSS, il est naturellement aujourd'hui le plus grand d'Arménie.

Depuis 2004, la piscine olympique chauffée de 50 m est couverte et complètement rénovée.

Centre d'enseignement de skiModifier

Fondée en 1986, l'école a déjà entraîné plus de 300 athlètes, dont Arsène Haroutiounian qui a participé aux JO de Lillehammer, Nagano et Salt-Lake City, et Abraham Sarkakhyan pour les JO de Turin.

Aujourd'hui, le centre accueille près de 120 apprentis.

Domaine skiable et tourismeModifier

 
Télésiège.

Situé entre 1 900 et 2 819 mètres, le domaine de Tsakhkadzor fait en 2008, fait plus de 25 kilomètres de long[5]. Les remontées mécaniques sont composées d'un téléski (260 m de long) et de 5 télésièges (longueur totale de 6 105 m)[5], dont le dernier fut ouvert en 2008.

Le domaine est skiable du mois de décembre jusqu'au mois d'avril.

Télésiège Capacité Volume Longueur
I 1200 pers./heure 73 sièges - 292 places 1 137 m
II 800 pers./heure 141 sièges - 282 places 1 388 m
III 600 pers./heure 96 sièges - 192 places 1 624 m
IV 600 pers./heure 56 sièges - 112 places 987 m
V 800 pers./heure 1 030 m

En 2006, la capacité hôtelière de Tsakhkadzor est de 1 735 lits dont la moitié correspond à des catégories de 2 à 4 étoiles, le reste demandant toujours restauration.
Les magasins et les restaurants sont toujours en sous-effectif mais la mairie met en œuvre depuis quelques années le développement de ces secteurs.

ProjetsModifier

Après les restaurations et constructions de remontées mécaniques, d'hôtels, restaurants et des diverses structures de la ville, les autorités locales, en accord avec le président de l'époque Kotcharian, ont contacté en janvier 2005 la société suisse TigerDev Swiss dans le but de mettre en œuvre le développement des infrastructures pour les 15 ans à venir.

Les discussions mènent aux objectifs suivants :

  • Organiser le développement sur le long terme
  • Concerner la population locale
  • Créer des zones de repos, de sports, d'évènements culturels et d'activités sportives et festives
  • Organiser les zones commerciales en rapport avec les traditions
  • Recréer une image de marque pour la station

Plus concrètement[6], il s'agit, dans les 15 ans à venir, de faire évoluer le nombre de lits des hôtels de 2 000 à 15 000, d'entamer la construction de maisons et de chalets de vacances et surtout le développement de boutiques, de magasins de sports, de cinémas, de boîtes de nuit et de restaurants. Il est également prévu de détruire ou restaurer les anciens immeubles pour créer des logements pour touristes ainsi que d'attirer entrepreneurs et hommes d'affaires en créant des centres de convention.

Côté sports et activités, il est prévu de créer des écoles de ski, davantage de magasins de location de matériel (ski, surf, VTT, quads, etc.), des postes de secours, des maisons de guides et d'accueil des touristes, etc.

Chronologiquement :

  • 2007 : Formation de la population locale aux métiers du tourisme et construction d'un bureau du tourisme (en cours)
  • 2008 : Doublement du nombre de pistes de ski, installation de canons à neige (et d'un réservoir d'eau), développement d'un système de mesure de qualité des services (en cours)
  • 2009 : Amélioration et augmentation du nombre des remontées mécaniques
  • 2010-2020 : Développement de toutes les infrastructures et remplacement des anciens bâtiments plus aux normes internationales.

Autres propositions :

  • Rues piétonnes
  • Utilisation de la place actuelle du village comme centre de la station
  • Hôtels en altitude
  • Parking au bas de la station puis montée en tram
  • Téléphériques
  • Évolution du complexe sportif en y ajoutant SPA, centre de santé et de sports, etc.
  • Aire de jeux pour les enfants
  • Parcours de motoneige en hiver et 4x4 en été
  • Parcours de golf à moins de 10 km de la station

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. (hy+en) « Central Electoral Commission of the Republic of Armenia » (consulté le 11 septembre 2012).
    Pour obtenir la page en anglais, cliquez en haut à droite sur « English » ; ensuite, dans le menu vertical de gauche, cliquez sur « Elections », puis sur « Head of Community » et sélectionnez la dernière élection correspondant à la communauté voulue.
  2. (en) Brady Kiesling, Rediscovering Armenia, (lire en ligne), p. 57.
  3. (en) ArmStat, Marzes of the Republic of Armenia in figures, 2008, « RA Kotayk Marz », (consulté le 11 mai 2009).
  4. (en) « Our sister cities », sur http://www.tsakhkadzor.am/ (consulté le 11 mai 2009).
  5. a et b (en) « Rope-way », sur http://www.tsakhkadzor.am/ (consulté le 11 mai 2009).
  6. (en) « Future Development Program » (consulté le 11 mai 2009).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier