Robert Kotcharian

personnalité politique arménienne

Robert Kotcharian
Ռոբերտ Քոչարյան
Illustration.
Robert Kotcharian en 2001.
Fonctions
Président de la République d'Arménie
[N 1]
(10 ans, 2 mois et 5 jours)
Élection
Réélection
Premier ministre Armen Darbinian
Vazgen Sargsian
Aram Sargsian
Andranik Margarian
Serge Sarkissian
Prédécesseur Levon Ter-Petrossian
Successeur Serge Sarkissian
Premier ministre d'Arménie

(1 an et 20 jours)
Président Levon Ter-Petrossian
Lui-même (intérim)
Gouvernement Kotcharian
Prédécesseur Armen Sargsian
Successeur Armen Darbinian
Président de la République du Haut-Karabagh

(2 ans, 2 mois et 19 jours)
Élection
Premier ministre Leonard Petrosian
Prédécesseur Garen Babourian (intérim)
Poste créé
Successeur Leonard Petrosian (intérim)
Arkadi Ghukasian
Premier ministre du Haut-Karabagh

(2 ans et 4 mois)
Président Georgi Petrosian (intérim)
Garen Babourian (intérim)
Prédécesseur Oleg Esaian
Successeur Leonard Petrosian
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Stepanakert (URSS)
Nationalité arménienne
Parti politique Sans étiquette
Conjoint Bella Kotcharian
Diplômé de Institut polytechnique d'Erevan
Religion Église apostolique arménienne

Robert Kotcharian Robert Kotcharian
Premiers ministres du Haut-Karabagh
Présidents de la République du Haut-Karabagh
Premiers ministres d'Arménie
Présidents de la République d'Arménie

Robert Sedraki Kotcharian (en arménien Ռոբերտ Սեդրակի Քոչարյան), né le à Stepanakert, est un homme d'État arménien. Il est président de la République du Haut-Karabagh de 1994 à 1997, puis Premier ministre, de 1997 à 1998, et président de la République d'Arménie de 1998 à 2008.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Robert Kotcharian est né à Stepanakert, alors capitale de la région autonome du Haut-Karabagh, une enclave peuplée d'Arméniens au sein de la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan.

Premier ministre puis président du Haut-KarabaghModifier

Kotcharian devient président de la République auto-proclamée du Haut-Karabagh en 1994.

Premier ministre d'ArménieModifier

Premier ministre d'Arménie le . À la suite de la démission du président Levon Ter-Petrossian le , Kotcharian devient président de la République par intérim.

Président de la RépubliqueModifier

Il est élu à ce poste le 30 mars 1998 avec 59,5 % des voix face au candidat communiste Karen Demirtchian. Kotcharian est réélu à ce poste pour cinq ans le avec 67,5 % des voix face à Stepan Demirtchian, fils de Karen Demirtchian.

Les positions ultra-nationalistes de Kotcharian sont son atout politique majeur. Il a régné sur le Haut-Karabagh en gardant ses positions belliqueuses face à l'Azerbaïdjan et en matant de manière autoritaire toute opposition à son pouvoir. Habile politique, il a, malgré ses positions, réussi à faire subsister le cessez-le-feu en vigueur depuis 1994 avec le voisin azéri.

Ancien cadre du parti communiste à l'époque de l'Union soviétique, il est désormais indépendant de tout parti.

Certains voient la main de Kotcharian derrière l'irruption le d'un commando au Parlement[1] et l'assassinat de deux rivaux de Kotcharian : le président de l'Assemblée nationale Karen Demirtchian et le Premier ministre Vazgen Sargsian.

En avril 2002, des manifestants protestent contre l'acquisition par des proches de Kotcharian de la chaîne de télévision indépendante A1+ ; en août la compagnie nationale d'électricité est vendue à une obscure société financière off-shore. Beaucoup de voix se sont aussi élevées, dont celle de l'OSCE, pour protester contre les fraudes électorales qui ont accompagné la réélection de Kotcharian à la présidence le .

Début 2004, des centaines de personnes manifestent à Erevan demandant la mise en place d'un référendum pour révoquer Kotcharian[2].

ArrestationModifier

 
Manifestation contre la décision de la cour d'Erevan de libérer Kotcharian (mai 2019).

Le , peu après la révolution arménienne de 2018, il est accusé de « rupture de l'ordre constitutionnel », accusation pour laquelle il risque 15 ans de prison, pour des soupçons de fraudes électorales lors de l'élection présidentielle arménienne de 2008 en faveur de Serge Sarkissian[3]. Il est arrêté le lendemain 27 juillet[4].

Son procès pour « rupture de l'ordre constitutionnel » s'ouvre le 13 mai 2019[5]. Il risque 15 ans de prison[6].

Le 20 mai 2019, peu après une décision de la cour d'Erevan de le libérer provisoirement, le Premier ministre Nikol Pachinian appelle à des blocus des tribunaux[7]. Il promet alors de « purger le système judiciaire » qu'il accuse d'être « illégitime » et d'être un « vestige » de l'ancien gouvernement[8]. Le 25 juin, il est de nouveau arrêté[9].

Vie privéeModifier

Il est marié et père de trois enfants Sedrak, Gayane et Levon.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par intérim jusqu'au .

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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