Tizi Ouzou

commune d'Algérie

Tizi Ouzou
ⵜⵉⵣⵉ ⵡⵣⵣⵓ
Tizi Wezzu (ber)
(ar) تيزي وزو
Tizi Ouzou.JPG
Tizi-ouzou wallpaper, hotel, Ancienne mairie.jpg Tizi Ouzou wallpaper, la bougie.jpg
Centre ville de Tizi Ouzou.jpg Tizi Ouzou wallpaper, la tour.jpg
Noms
Nom arabe تيزي وزو
Nom berbère ⵜⵉⵣⵉ ⵡⵣⵣⵓ
Tizi Wezzu
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Tizi Ouzou
Daïra Tizi Ouzou[1]
Président de l'APC Ouahab Aït-Menguellet[2]
2017-2022[3]
Code postal 15000
Code ONS 1501
Indicatif 026
Démographie
Gentilé Tizi-Ouzien(ne)
Population 135 088 hab. (2008[4])
Densité 1 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 43′ 00″ nord, 4° 03′ 00″ est
Altitude Altitude. (ville) 184 m
Min. (Oued Aïssi) 81 m
Max. (Imezdaten) 726 m
Superficie 122,36 km2
Divers
Saint patron Sidi Baloua[5]
Budget 1,77 milliard de DA (2020)[6]
Localisation
Localisation de Tizi Ouzou ⵜⵉⵣⵉ ⵡⵣⵣⵓ Tizi Wezzu (ber)
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
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Tizi Ouzou
ⵜⵉⵣⵉ ⵡⵣⵣⵓ
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Tizi Ouzou
ⵜⵉⵣⵉ ⵡⵣⵣⵓ
Tizi Wezzu (ber)
Liens
Site de la commune http://wilaya-tiziouzou.dz/la-wilaya/ada

Tizi Ouzou Écouter (en berbère : ⵜⵉⵣⵉ ⵡⵣⵣⵓ - Tizi Wezzu[c 1], en arabe : تيزي وزو), (surnommée « la capitale du Djurdjura[7] » ou « la ville des Olives ») est une commune algérienne situé à 30 km au sud des côtes méditerranéennes, et à 100 km à l'est de la capitale Alger. Elle est le chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou et de la daïra de Tizi Ouzou, en Grande Kabylie.

Connue en comme le village de Amraoua, la ville est fondée durant la période ottomane de l'Algérie sous l'ordre du caïd de Sébaou, Ali Khoudja. En est construit le Bordj de Tizi Ouzou. À partir de , au début de la colonisation française de l'Algérie, la ville amorce progressivement son processus de développement. qui résultera en une ville coloniale puis post-coloniale. Sa création officielle remonte ainsi à la seconde moitié du XIXe siècle, quand sont érigés les édifices publics et ses premiers services ; d'autres comme la section étatique et privée complètent l'ossature et la croissance de la ville après l'indépendance en .

Réputée dans la région pour la grande diffusion de genêts sur ses cols qui lui ont donné son nom : col des Genêts (Tizi Ouzou), elle est aussi connue sous le surnom de la « capitale du Djurdjura » en raison de sa situation sur le massif du Djurdjura, et « ville des olives » pour sa grande production dans le domaine de l'Oléiculture.

Jouissant d'une histoire riche et étant la ville d'origine de plusieurs personnages de l'histoire algérienne, Tizi Ouzou a la réputation d'une région farouche à toute incursion étrangère et joue un rôle important dans la guerre d'indépendance algérienne. Lors de l'indépendance de l'Algérie en 1962, Tizi Ouzou retrouve un rôle culturel plus important. En effet, parmi les grandes villes berbérophones, elle devient le plus grand foyer de la revendication identitaire berbère.

Avec ses 135 088 habitants au dernier recensement de 2008, Tizi Ouzou est la deuxième plus ville la plus peuplée de Kabylie (après Béjaïa), lui donnant le titre symbolique de « capitale » de la Grande Kabylie. Elle est aussi, grâce à sa situation géographique, parmi les plus importants pôles commerciaux de la région voire de l'Algérie.

GéographieModifier

SituationModifier

 
Panorama de la ville de Tizi Ouzou et ses environs (prise depuis la région de Betrouna; sud de la ville).

Tizi Ouzou se situe dans le bassin versant de l'Oued Sébaou qui la traverse de l'est a l'ouest. Entouré au sud par des montagnes qui forment les régions de Betrouna, Bouhinoune, Beni Aissi et d'Irdjen, et la mont de Redjaouna et de Ouaguenoun au nord.

Située au centre-ouest de la wilaya de Tizi Ouzou, la commune de Tizi Ouzou touche les communes de Draâ Ben Khedda et Tirmitine à l'ouest, de Maâtkas et Souk el Thenine au sud-ouest, de Ath Zmenzer et Ath Aïssi au sud, d'Irdjen et Tizi Rached au sud-est, de Freha à l'est et Ath Aissa Mimoun et Ouaguenoun au nord-est[8].

Communes limitrophes de Tizi Ouzou
Sidi Naâmane Sidi Naâmane / Ath Aissa Mimoune Ath Aissa MimounOuaguenoun
Draâ Ben KheddaTirmitine   Freha

MaâtkasSouk El Thenine
Ath ZmenzerAth Aïssi IrdjenTizi Rached

Elle couvre une superficie de 10 236 hectares.

Tizi Ouzou est située à 88 km à l'est de la capitale Alger, à 93 km à l'ouest de Béjaïa, à 52 km à l'est de Boumerdès et à 39,5 km au nord-est de Bouira.

Les coordonnées géographiques de la commune au point central de son chef-lieu valent respectivement 36° 43′ 00″ Nord et 4° 03′ 00″ Est.

ReliefModifier

 
La Ville de Tizi Ouzou et ses environs depuis le sud (région de Betrouna).

Tizi Ouzou est située dans la vallée de l’oued Sebaou. Elle occupe un col (d'où son nom) et est entourée de montagnes. La ville s'est construite à une altitude de 200 m et s'étale au pied du mont Sidi Belloua auquel s'adosse une partie de la vieille ville, dite la Haute Ville. Ce massif tient son nom du saint éponyme Sidi Belloua et culmine à plus de 600 m. Les villages de Redjaouna n'El Bor et de Redjaouna n'Tacht, tous deux rattachés à la commune de Tizi Ouzou, sont situés sur les hauteurs du mont Sidi Belloua.

GéologieModifier

La commune de Tizi-Ouzou, de point de vue géologique est hétérogène d'où trois types de formations sont citées[9] :

 
oued Sébaou à l'est de la ville

Mise à part sa couche littorale, la commune de Tizi Ouzou est comprise dans le bassin versant de l'oued Sébaou.

Le Bassin de la ville et la coupe ouest de la montagne de BellouaModifier

Sur la montagne de Redjaouna (Belloua) au Nord-Est de la ville, la terre est composée de formations cristallines — phyllades satinées et micaschistes quartzifères — qui reposent sur un sommet surplombant la ville à une hauteur estimée de 700 m. Au niveau de la couche suivante — en descendant vers la ville — des poudingues grossiers reposent sur une tranche de micaschistes, composée de débris empâtés dans un ciment calcaire très ferrugineux. Les éléments de ces poudingues sont empruntés à la formation cristalline dont des cailloux roulés de quartz, des galets de schistes, de gneiss, de calcaire cipolin, de diorite et de granulite éruptive. Au niveau de la partie supérieure, les éléments composant les poudingues sont plus fins, et finissent essentiellement constitués de grès calcarifères. Sur la pente de la montagne Belloua, les poudingues sont remplis de moules de bivalves et en particulier d'un Pecten voisin du Pecten scabrellus.

Après les poudingues apparaît du calcaire gréseux en bancs épais, ce dernier étant notamment exploité pour la construction des maisons de Tizi Ouzou au XIXe siècle. Dans la partie occidentale de la coupe, les fossiles sont peu abondants. Cependant, dans les carrières exploitées durant la période coloniale Tizi Ouzou, selon les sources[10] les géologues auraient trouvé des fossiles de Janira burdigalensis, de Lima, Pecten et autres bivalves, Schisaster curynolus, un Spatangus en mauvais état, des radiolcs de Cidaris et surtout de nombreux moules gastéropodes peu déterminables (turritella, voluta, conus, etc).

La partie supérieure de la coupe de cette montagne qui correspond directement à la ville, est occupée par des marnes sableuses qui passent en haut à des argiles un peu schisteuses. Ce sont ces argiles qui garnissent tout le centre du bassin et s'étendent jusqu'aux frontières de la commune de Larbaâ Nath Irathen et ses environs dont le centre-ville, la Nouvelle-ville et jusqu'à la montée de montagne de Betrouna et Bouhinoune[11].

Coupe Est de la montagne de BellouaModifier

La première couche depuis le sud vers le nord est composée de Poudingues et grès de l'étage tertiaire miocène, on couches très redressées, qui viennent s'appuyer sur les micaschistes. Puis, le schistes cristallins d'une grande puissance. Micaschistes bleuâtres avec nombreux filons et amas de quartz blanc amorpho : phyllades satinées, feuilletées, grises et jaunâtres, etc. La partie suivante est formée de Grands banes de calcaire cipolin, saccharoide, marmoréen par places, blanc ou bleuâtre, d'une odeur félide dans les cassures fraiches, rempli de cristaux de pyrite et contenant parfois de la galène argentifère. Ce calcaire est exploité durant la période coloniale.

Au centre de la montagne, se forme aussi les Gariss schisteux, nettement stratifié. Ensuite, les Gneiss granitoide ; passant en bas à un véritable granit ancien compact et massif. La Roche granitoide éruptive en grands filons ramifiés traversant les gneiss, les cipolins et les micaschistes. La roche ost blanche et passo aux pegmatites et aux hyalomietes. De nombreux cristaux de tourmaline noire sont semés dans la roche ainsi que des grenats. Le mica s'y trouve abondamment en larges lames et en paquets feuilletés ; il est souvent noir. Enfin, la Roche amphibolique, verdâtre, compacte, sans cristaux apparents[12].

Montagnes de Betrouna et BouhinouneModifier

Sur le niveau de Ravin de l'oued Sebt — A partir de ce point — en marchant vers l'ouest, se trouve en sens inverse les mêmes canapés que celles de la partie occidentale de bassin (montagne de Redjaouna), en particulier, ces canapés sont bien plus fossilifères.

Au sud, sur les montagnes de Betrouna et de Bouhinoune qui correspond a celle de Redjaouna au nord, géolocalises la ville au centre. la première partie — en montant — se compose de Calcaires marneux en bancs épais qui étranglent le cours de l'oued Sebt et forment un ravin profond, à parois verticales, qui n'a parfois pas plus d'un mètre de largeur. A la partie supérieure, au contact des argiles, sur rencontre le Schisaster eurynotus. Un banc un peu inférieur contient de très nombreux individus d'un petit Schisaster d'espèce inédite, souvent cu médiocre état de conservation, puis de boos exemplaires de Clypeaster folium, an Spatangus inconnu et un Euspatangus également.

Au-dessous de ces couches, se forment des calcaires sableux durs et des poudingues où l'on peut recueillir le Conoclypeus plagiosomus, le Schizaster curynotus, le Clypeaster, et un autre clypéastre, puis de nombreux autres fossiles, Pectunculus insubricus, Pecten scabrellus, Janira burdigalensis, etc...

Enfin, au-dessous de ces poudingues, on retrouve les schistes cristallins qui se montre dans le sommet de la montagne a une altitude de 700 m, qui forment les montagnes de Betrouna et de Bouhinoun[11].

HydrographieModifier

 
Vue vers le barrage de Taksebt

Le barrage de Taqsebt qui s’étend sur une surface de 550 ha, se situe à 10 km à l’est de la ville de Tizi-Ouzou sur l'Oued Aïssi (littéralement rivière de Ait Aïssi). Il a nécessité un investissement de 540 millions d’euros et a été officiellement mis en service le [13],[14]. Il est alimenté par les eaux de pluie et de fonte du manteau nival du Djurdjura. Il comprend une station de traitement d'eau potable, une station de pompage, des tunnels dont une canalisation de 95 km pour permettre le transfert de 150 millions de m3 par an[15],[16]. Le barrage est doté d’une capacité de stockage de 175 millions de m3 mais pouvant en atteindre 181 millions en cas de fortes pluies[17],[18]. Ce barrage alimente la wilaya de Tizi Ouzou à raison de 20 000 m3/jour mais également les wilayas d'Alger et de Boumerdès[19]

ClimatModifier

Tizi-Ouzou se situe dans la zone du climat méditerranéen. En raison des massifs montagneux qui entourent la ville, il neige chaque année en hiver entre décembre pour les hautes altitudes (600 m et +), et février pour les basses altitudes. En été, la chaleur peut être suffocante car l’air marin se heurte au relief montagneux qui l’empêche d’atteindre la ville. À partir de novembre les températures sont de °C au minimum. Quelques hivers à Tizi Ouzou sont marqués par des records de chaleur : en 2012, par exemple, les températures ont dépassé les 17 °C. La température la plus élevée jamais enregistrée à Tizi-Ouzou date de avec 50 °C, et la température la plus basse date de avec −11 °C.

Tableau climatologique de Tizi Ouzou (période 2001-2015)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7,2 7,5 9 11,2 14,2 18,2 21,6 21,9 19 16,2 11,4 8,1 13,9
Température moyenne (°C) 11,4 11,4 14,1 16,7 20,2 25,1 28,7 28,9 25,2 22,1 15,8 12,2 19,2
Température maximale moyenne (°C) 15,4 15,9 19,2 22,2 26,1 32 35,8 35,9 31,4 27,9 20,3 16,4 24,8
Record de froid (°C) −3 0 0,6 4 6,6 8 16 16 12,4 7,5 3,5 0,7 −3
Record de chaleur (°C) 23,4 30 31,9 37,8 39 43 45,7 45,2 43 40,5 31,7 27 45,7
Précipitations (mm) 98,2 95,3 90 80,8 52,8 18,4 4,6 7,8 36,8 55,3 106,4 116,3 705
Source : Infoclimat[20]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
15,4
7,2
98,2
 
 
 
15,9
7,5
95,3
 
 
 
19,2
9
90
 
 
 
22,2
11,2
80,8
 
 
 
26,1
14,2
52,8
 
 
 
32
18,2
18,4
 
 
 
35,8
21,6
4,6
 
 
 
35,9
21,9
7,8
 
 
 
31,4
19
36,8
 
 
 
27,9
16,2
55,3
 
 
 
20,3
11,4
106,4
 
 
 
16,4
8,1
116,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

TransportModifier

 
La rocade sud de la ville de Tizi Ouzou.

Infrastructures routièresModifier

La ville de Tizi-Ouzou bénéficie d'un réseau routier très dense. Un périphérique, partiellement livré, doit contourner la ville. Seule la partie sud (dite rocade sud) est en service et permet de contourner par le sud de Boukhalfa à Tazmalt n'El Kaf.

Les sorties de la rocade sud (dans le sens Alger-Béjaïa) sont :

La partie nord du périphérique (en direction de Tigzirt/Makouda/Ouaguenoun) est actuellement en travaux[21][source insuffisante]. Elle contournera la ville par le nord, au-delà du massif de Sidi Belloua, depuis Tazmalt n'El Kaf jusqu'à Vouaid. Plusieurs bretelles d'entrée et de sortie y sont prévues vers différents quartiers de Tizi Ouzou (tels la Haute-Ville, Boukhalfa…) ainsi que vers les villes et villages avoisinants (Sidi Naâmane, Timizar Loghbar, Makoudaetc.).

Transport routierModifier

La ville est reliée à Béjaia, Alger, Blida, Oran, Bouira et plusieurs localités kabyles par un important réseau routier.

La ville de Tizi Ouzou possède une gare routière. Une ligne de bus relie Tizi-Ouzou, quatre fois par semaine, aux villes du grand sud algérien, notamment : Hassi Messaoud, Ouargla, Ghardaia, Laghouat, Djelfa et Bou Saada.

Transport ferroviaireModifier

Tizi-Ouzou possède une gare ferroviaire. La ligne Tizi Ouzou-Alger a été interrompue à la suite des différents attentats ayant ciblé la région dans les années 1990 et 2000. La ligne a été remise en service en après 15 ans d’arrêt, dans un premier temps elle effectue une rotation aller-retour par jour entre Tizi-Ouzou et Alger.

Un projet de train de banlieue a vu le jour dans les années 2000. Cette nouvelle ligne relie Tizi Ouzou à sa proche banlieue (la région de Oued Aïssi), le but étant de désengorger le réseau existant et de désenclaver l'est du département. La ligne a été inaugurée le , elle effectue une quinzaine d'aller-retours par jour entre Draâ Ben Khedda, Tizi-Ouzou et la zone industrielle Aïssat Idir de Oued Aissi. Un projet d'extension de la ligne jusqu'à Azazga est prévue (en passant par le pôle universitaire de Tamda).

Au milieu des années 2010, la ligne est suspendue pour cause de travaux de modernisation et d’électrification des voies, des rames modernes LGV électrifiées permettant vers 2016 de faire la liaison Tizi Ouzou - Alger en une heure. Une correspondance de ce train avec la future ligne de téléphérique est prévue à la gare multimodale de Bouhinoune. Le , la ligne ferroviaire électrifiée Alger-Tizi Ouzou est inaugurée.

Transport par câblesModifier

La Télécabine de Tizi Ouzou, d’une longueur totale de 5,4 km pour 120 cabines, comporte six stations dont quatre intermédiaires :

  1. Station de Kaf Naadja (Gare Multimodale)
  2. Station de la Nouvelle Ville
  3. Station du Stade 1er novembre
  4. Station M'Douha (Haute Ville)
  5. Station de l'Hôpital Sidi Belloua
  6. Station de Redjaouna

Confié à la société française Poma, associée à l’entreprise algérienne Bapiva, ce projet de téléphérique urbain, lancé en 2013, a connu de nombreux retards. Son coût est évalué à 8,7 milliards de dinars[22].

Le premier tronçon de ce projet d'une longueur de 2,5 km (reliant la Gare Multimodale à la Haute Ville) a été mis en service le à l'occasion de Yennayer, le Nouvel An berbère[23].

Le deuxième tronçon reliera la Haute-Ville de Tizi Ouzou à l’Hôpital Sidi Belloua (1 000 personnes/heure), tandis que le troisième tronçon ira de l’Hôpital Sidi Belloua au village de Redjaouna plus en hauteur (550 personnes/heure).

Les deux premiers tronçons sont assurés par le système de télécabine alors que le troisième tronçon se fera par téléphérique[24].

Transport aérienModifier

En dépit de son importance démographique, Tizi Ouzou n'a pas d'aéroport. Ses habitants doivent se reporter sur les aéroports d’Alger et de Béjaïa.

Auparavant, il existait deux aérodromes militaires, l'un à Freha et l'autre à Oued-Aissi. Ils ont disparu au profit, respectivement, d'une caserne et de la zone industrielle Aïssat Idir.

LocalitésModifier

 
Panorama de la ville de Tizi Ouzou.
 
Découpage de la commune et les différents localités de Tizi Ouzou

Outre son chef-lieu Tizi Ouzou-ville, la commune de Tizi Ouzou comporte les localités suivantes : Boukhalfa, Tala Alam, Irdjaouen (Redjaouna) n'El Bor, Irdjaouen (Redjaouna) n'Techt, Bouhinoun, Tala Manssour, Sidi Agad, Azib n'Ahmed, Taazibt, Taddart Tamokrante, Aït Mansour, Aït Hessane, Oumadene, Tassadort, Aïn Meziab, Ikemmouden(kemmouda) Zerkoun (fraction de Tizi Ouzou), Biamrane, Taddart oufella, Imezdaten (Mezdatta), Taarkoubt, Ighil Ouberouak, Tighilt Ouhamza, Timizar Loghbar, Tala Athmane, Sikh Oumeddour, Irehalen (Rehahlia), Tazmalt n'El Kaf, Tazmalt, Abid n'Chamlal et Kef Lahmar[25].

Actuellement, la commune est composée de Tizi-Ouzou, agglomération chef-lieu, et des agglomérations secondaires de Irdjaouen (Redjaouna), Tala Athmane, Tassadort, Abid n'Chemlal, Irehalen (Rehahlia), Bouhinoun-Azaghar, Sikh Oumeddour et Aït Hassene, et des agglomérations en zone éparse de Bouhinoun, Azib n'Ahmed, Timizar Loghbar, Ighil Ouberouak, Mezdatta, Tadart Tamokrante et Ikemouden[26].

  • Redjaouna (Sidhi-Velloua), sur les hauteurs nord de la ville. Il fut l'un des premiers villages de Kabylie à être électrifié. Son emplacement représentait un point stratégique pour l'armée française.
  • Boukhalfa (Autrefois Aït-Boukhalfa), aujourd'hui[Quand ?] totalement intégré à l'espace urbain, en un quartier à part entière. Il regroupe d'importantes infrastructures telles la Faculté de Droit, de nombreuses résidences universitaires, lycées, écoles, gare ferroviaire et accueillera sur son territoire le nouveau complexe olympique de la ville, de même qu'y seront implantés une gare routière, l'opéra, le nouveau CHU de Tizi Ouzou (Centre Hospitalier Universitaire).
  • Tala Athmane (Tala Σetman), troisième grand village, après ceux de Boukhlafa et Rdjaouna[27].
  • Oued Aïssi est le nom donné à la partie de la vallée du Sebaou traversée par Asif Aït Âisi (du nom de la rivière des Aït Aisi). À quelque dix kilomètres de la ville de Tizi Ouzou, abrite la zone industrielle dite Idir Aïssat et le premier centre universitaire de Kabylie, à Irhallen, d'où est partie la revendication identitaire et politique berbère en Algérie[réf. nécessaire]. En plus de ces infrastructures, ce lieu-dit abrite une cité universitaire, un hôpital psychiatrique (Hôpital Dr Hanafi Fernane) non loin du barrage de Taksebt. Dans une célèbre chanson Matoub Lounes rendait hommage à ce bastion de la revendication amazighe.
  • Sikh Oumeddour, est un lieu-dit à environ dix kilomètres à l'est de la ville.
  • Abid-n-chamlal (Abid-Chamlal) au croisement des RN 15 et 12 à proximité de la zone industrielle et de l'Hôpital Dr Hanafi Fernane.
  • Irahallen sur la route des Gorges de Takhoukht
  • Tazmalt n'El Kaf, lieu de jonction des rocades sud et nord avec la voie express RN 12.
  • Timizar Loghbar, situé sur la route nationale reliant Tizi Ouzou à Ath Ouaguenoune, juste après le pont de Bougie.
  • Ibetrounen (pluriel de Abetroun), arabisé en Betrouna à 6 km au sud de la ville. C'est un ensemble de plusieurs villages qui commencent par Tassadort, le plus proche de Tizi Ouzou, et se termine par (imezdaten (Mezdatta) aux limites de la commune de Maatkas. Les autres villages sont l'Ain Meziav, Ikemmoudhen, thighilt ouhamza, Thaarkouvth, Ighil Ouvarouak, Taddart oufella.
  • Hesnaoua, un ensemble de villages dont : Azib n'Ahmed, Ait-Ahcene, Aït-Mansour, Taddart Tamokrant et Taazibt.
  • Tazmalt, village de la commune de Tizi-Ouzou.

UrbanismeModifier

 
La rue Lamali Ahmed en plein cœur de la ville Tizi Ouzou, menant vers le CHU de Tizi Ouzou et le stade du 1er novembre 1954, la cité les genêts étant à gauche et les fameux bâtiments bleus en face.
 
La ville de Tizi ouzou dispose de la Bougie de Tizi Ouzou Un monument aux martyrs par la conception de Bâaziz Hammache.
 
Carrefour juxtaposant le stade 1er novembre 1954 à droite, entre les rues Lamali Ahmed en face, Amena Mahieddine à gauche, ainsi que les rues -non visibles- des frères Yacoub à droite et des frères Ouamrane.
 
La rue Larbi Ben M'Hidi et la cité 20 août 1955 à gauche, en plein centre-ville de Tizi Ouzou.
 
Vue du boulevard Stiti Ali, à Tizi Ouzou.
  • La Haute-Ville ou Dechra : désigne tout ce qui se trouve au-delà du boulevard du Nord. Il s’agit de la partie la plus ancienne de la ville. Ces quartiers datent de la période d'avant l'occupation coloniale. Les rues y sont très étroites et les habitations traditionnellement basses. Dechra renferme encore bon nombre de vestiges datant de la période ottomane avec notamment des maisons kabyles typiques, des mosquées (Lalla Saida, Lalla Dmaniya) des écoles coraniques, la résidences des Aît-Kaci (sorte de palais résidentiel des maitres de la région à cette époque.[réf. nécessaire]. La Haute-Ville se décompose elle-même en plusieurs quartiers dont Zellal, Ain-Halouf, Ain-Soltane, Thazougart, Tabenalit, Bordj Hmar et Ihammouthen.
  • Le centre-ville : il concentre l'essentiel de l'activité culturelle (maison de la culture, cinémas, théâtre et maison de l'artisanat), éducatives (nombreux lycées, et centres de formation, académie régionale, école paramédicale) commerciale, financière, bancaire, hôtelière, administrative (mairie, siège de la daira, siège de la wilaya et le tribunal). De même que l'essentiel des infrastructures de santé s'y trouve : l'Hôpital Nedir Mohamed (regroupe l'essentiel des services du CHU de Tizi Ouzou), la Clinique Tassadat Sbihi de Gynécologie-Obstétrique, la Clinique dentaire, le centre d'appareillage pour personnes handicapées et la Caisse d'assurance maladie. Le centre-ville est réparti sur différents quartiers tels Les Bâtiments Bleus, Les Genêts, Le Djurdjura, La Cité du et Les Eucalyptus. Le centre-ville s'est développé autour ou dans le prolongement de l'avenue Ramdane Abane dite « la Grand-rue », qui est la principale artère marchande de la ville.
  • En périphérie du centre-ville : Les Cadis, la cité Million, la Cité des Fonctionnaires, Bekkar, Berchiche, la Cité du , les Tours-Villas, Bouaziz, Jolie-Vue,
  • Tala Allam, à l'origine un village devenu quartier résidentiel auquel se sont ajoutées diverses infrastructures telles la piscine olympique, nombreux lycées et centres de formation, l'École hôtelière, un centre universitaire, l'hôtel Amraoua et en contrebas sur la route d'Alger une zone d'activité.
  • Mdouha, qui abrite la cité universitaire de jeunes filles, le musée de la révolution, le monument aux morts de la lutte de libération nationale, le cimetière des martyrs.
  • La Nouvelle-Ville : se trouve au sud de la ville. C'est une excroissance[Quoi ?] composée de plusieurs cités dont la Cité Salah Louanchi, Cité Med Boudiaf, Cité Djurdjura et autres lotissements tels Amirouche, Amyoud, Bouzar… À l’origine, cette nouvelle partie de la ville, construite dès la fin des années 1970, devait supplanter, du point de vue de l’activité commerciale, le centre-ville. Mais quarante ans après, le Centre-Ville demeure le cœur de toute l’activité marchande de la ville de Tizi Ouzou. La Nouvelle-Ville est surtout une zone d'habitation malgré l'apparition de nouveaux boulevards marchands tels Bd Begaz, Bd Frères Belhadj, Bd Belkacem Krim, et l'installation de nombreuses infrastructures (cliniques, directions et antennes administratives). C’est dans la Nouvelle-Ville que se trouve l'essentiel de l'infrastructure de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.
  • Les lotissements du sud-ouest et du nord-est : Tizi-Ouzou s’est beaucoup agrandi dans ces deux directions. De nombreux lotissements de villas ont été construits, tels que les lotissements Salhi, Hamoutène, Malouli, Sud-Ouest et Veuve Amirouche.

ToponymieModifier

 
Vue vers la ville qui montre la diffusion de Genêt autour de ses cols.

Le nom de la localité est constitué de la base kabyle Tizi (ⵜⵉⵣⵉ) signifiant « col » et du second composant "Ouzou" dérivé du mot berbère Uzzu (ⵓⵣⵣⵓ), signifiant le « genêts », qui donne la signification complète de « col des genêts »[28],[29],[30]. Il possède plusieurs formes dont certains usages archaïsants; tizi-wuzzu (toponyme kabyle) dont la forme normale actuelle serait : tizi n-wezzu, prononcé [tizi bbʷuzzu][d 1]. La manque d'état d'annexion de seconde membre de syntagme est le seul indice de la relation de détermination enter les deux nominaux[d 1].

L’endonyme est Tizi-Wezzu ou plus exactement Thizi-Wezzu, du point de vue toponymique, Tizi-Ouzou signifie le "col des genêts". Pour "le Robert" « Tizi-Ouzou est la francisation de Tizi- Uzzū qui signifie simplement le col ou le passage (tizi) des genêts épineux (uzzū) »[31],[30].

Pour Haddadou, elle tirerait son nom du passage, large de trois kilomètres qu’il est possible de parcourir pour contourner les gorges du Sébaou et que ce passage serait connu depuis l’Antiquité car emprunté déjà par les soldats romains[32].

Certains cartes ne mentionnent pas le toponyme (Tizi Ouzou). La contrée entière était nommée soit Zouaoua (il s’agit d’un anthropotoponyme, les habitants étant nommés ainsi par Ibn Khaldoun dans son Histoire des Berbères et encore utilisé de nos jours par les populations de l’ouest de l’Algérie pour qualifier les Kabyles)[33]; soit Kabylie. Certains anciens documents et qui atteste de l’existence du toponyme « Tizi-Ouzou » dont la carte du Capitaine de Valdan () mentionne le terme « Bordj TiziOuzou ». Remarquons que le toponyme est amalgamé[33].

Tizi-Ouzou () ou Tizi-Wezzu : ce toponyme souffre d’agglutination et de vocalisation les deux composés Tizi signifiant « col » et Wezzu signifiant le « genêt » sont collés. Aussi, la semi-voyelle (w) est vocalisée en (u)[34].

HistoireModifier

L’histoire de Tizi-Ouzou est indissociable de celle de la Kabylie et du reste de l’Algérie, mais elle demeure encore une cité relativement récente. À l'époque ottomane, la ville n'était qu'un simple village limité au nord par le massif de Sidi Beloua et au sud par un bordj (fort) qui abritait une garnison de janissaires. À cette époque, c'est Dellys [Quoi ?]

C'est sous la colonisation française que le petit hameau d'antan devient d'abord un village colonial puis petite ville coloniale peu de temps après, notamment après l'installation de quelques services publics tels la juridiction, les lieux de culte (l’église Saint-Eustache à côté des deux mosquées traditionnelles : Lalla D’Mamiya et Lalla Saida), une école de filles et une autre pour garçons, un hôtel, un bureau de poste. L’ouverture de la voie de chemin de fer Alger-Tizi-Ouzou vers 1888 précipite le développement de la ville.

Toutefois, l’occupation française est aussi synonyme de conflits armés, d’insurrections réprimées, de politique de la terre brûlée… Ce qui contribue à un exode rural massif des populations des villages de Kabylie vers la ville de Tizi Ouzou.

Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, le pays connait un essor démographique très important. Tizi Ouzou n'est pas en reste. Sa population, de 15 000 habitants en 1960, dépasse en 2008 les 135 000.

Par ailleurs, la ville de Tizi-Ouzou a été le théâtre de nombreux évènements politiques. La plupart d’entre eux sont en rapport avec les revendications culturelles et identitaires portées depuis longtemps par la Kabylie. En effet, cette région berbérophone de l’Algérie a très mal vécu les politiques d’arabisation forcées imposées par le gouvernement algérien.

Parmi les événements les plus marquants de la période récente :

  • les émeutes du printemps 1980 ;
  • la vague de manifestations violentes ayant suivi l’assassinat du chanteur Lounès Matoub ;
  • la tragédie du Printemps noir qui a fait 61 victimes et des centaines de blessés, handicapés à vie ;
  • de nombreux assassinats commis par des groupes armés islamistes au milieu des années 1990 : l'universitaire et militant Rabah Stambouli ainsi que des religieux : Pères blancs en 1994, etc.

Au début du XXIe siècle, Tizi-Ouzou est l’une des villes les plus importantes d’Algérie. C’est aussi l’une des mieux équipées. Elle est très bien desservie en matière de transports et d’infrastructures administratives, hospitalières, universitaires… C’est aussi une ville où transite une importante partie de l’activité marchande du pays. En raison de la forte émigration kabyle à l’étranger, Tizi-Ouzou est aussi l’une des places-fortes du commerce de la devise.

Une famille royale, Benaïlan a régné pendant dix ans dans les hauteurs de Tizi Ouzou.

Maires de 1873 à 1962Modifier

Liste des maires de Tizi Ouzou avant l'indépendance de l'Algérie le  :

Maires de Tizi Ouzou de 1873 à 1962
Prénoms et Noms Début du Mandat Fin du Mandat
1er André Boyer[a 1]

,[35]

1873[a 1] 1880[a 1]
2e Pierre Henri Martin 1880[36].[source insuffisante]
3e Pierre Henri Martin [37][source insuffisante]
4e Gustave Dubreuil [38][source insuffisante]
5e Pierre Henri Martin [39][source insuffisante]
6e Pierre Henri Martin [40][source insuffisante]
7e Ferdinand Huchard [41][source insuffisante]
8e Ferdinand Huchard [42][source insuffisante]
9e Eugène Common
10e Cyprien Cagin [43][source insuffisante]
11e François Zerga[b 1] [b 1] [b 1]
12e Blaise Casanova
13e Pitavy François [44][source insuffisante]
14e Arsène Weinmann[b 2]

[b 2],[45]

1924[b 2]
15e Arsène Weinmann 1924 1928
16e Arsène Weinmann 1928 1932
17e Arsène Weinmann 1932 1936
18e Arsène Weinmann 1936 1939
19e
20e

DémographieModifier

Évolution historique de la population
Année Population agglomérée[46] Population municipale
1876 2 700 -
1881 2 400 ¹ -
1890 1 400 ² -
1901 2 800 -
1931 3 000 -
1950 5 000 -
1954 5 500 -
1960 15 000 -
1962 23 000 -
1966 27 000 -
1977 41 000 62 144[47]
1987 60 000 89 802[47]
1998 79 300[e 1] 116 401[47]
2008 104 312[e 1] 135 088
 
Évolution de la population de Tizi Ouzou

¹·² régression durant les évènements de l'Insurrection de 1871 dans la Kabylie[46].

Pendant la période colonialeModifier

xixe siècleModifier

La ville de Tizi Ouzou depuis sa fondation officielle en , à date du début de la guerre de libération, était resté un bourdj colonial et un grand marché hebdomadaire ouvert à la population du versant occidental du Djurdjura. Sa démographie intra muros est passée de quelques centaines d’habitants à la fin de la conquête de la Kabylie en (dont une bonne dizaine d’Européens) à environ deux mille en (dont 2/3 d’Européens, militaires non compris), autant dire un apport de population peu significatif eu égard à la multitude de l’arrière-pays montagneux (35 000 à 40 000 habitants en , 43 000 à 45 000 en selon diverses estimations). Entre les deux dates, la population tizi-ouzienne a évolué en dents de scie passant de 2 700 en 1876 à 2.400 en pour régresser à 1 400 en , et atteindre 2 800 en …, en raison probablement des conséquences induites de l’insurrection kabyle de 1871 (reflux de la population autochtone, fluctuation de l’élément européen…)[46].

xxe siècleModifier

A la fin du XIXe siècle, Dellys compte 3 600 habitants en mais la tendance commence à s’inverser au profit de Tizi-Ouzou avec l’ouverture de la voie de chemin de fer Alger-Tizi-Ouzou en 1888 en favorisant le long de la voie ferrée la création d’un chapelet de villages de colonisation. Aussi, Tizi-Ouzou prend- il un certain relief en devenant un entrepôt commercial et surtout en renforçant dans sa fonction de commandement militaire et administratif de la Kabylie occidentale, sans toutefois attirer la population environnante. C’est à partir de , période d’intensification des opérations militaires dans les villages de montagne, que commencent à y affluer les villageois de proche en proche. La population de Tizi-Ouzou passe alors d’environ 5.500 habitants au début de la guerre (1954) à 15 000 en et 23 000 à la fin de la guerre de libération nationale contre 2 800 âmes en pour atteindre 3 000 en et 5 000 en .

En somme, si la guerre d’indépendance a déclenché les premiers mouvements d’exode rural vers Tizi-Ouzou, cet exode ne fut pas massif car étroitement contrôlé par l’autorité coloniale. De plus, restée à l’état de bourgade coloniale sans activités économiques d’envergure (industries, services…), la cité ne pouvait recevoir un afflux important de population. Les initiatives prises à partir de (construction de logements collectifs, tentatives de redynamisation de l’artisanat local…), dans le cadre du Plan de Constantine, étaient arrivées trop tard et en tout cas très insuffisantes pour répondre aux besoins d’une région très appauvrie et déstructurée par la guerre. Aussi, pendant longtemps, Tizi-Ouzou a été plus un point de transit et un marché qu’un lieu de fixation durable pour les montagnards kabyles ; cette caractéristique est, dans une certaine mesure, encore en vigueur aujourd’hui[46].

Après l'indépendanceModifier

L'évolution de la population de la ville a commencé à prendre une vraie courbe ascendante depuis l'indépendance (), en raison de flux massifs des ruraux vers les villes. De l'année à , qui correspond à la période d’exode des Européens qui était relativement modeste, la population tizi-ouzienne n’augmenta que d’environ 4 000 âmes, de 23 000 à 27 000 habitants. L'état a inauguré les premières actions d’investissement, dont le Programme Spécial de 1968 et les projets d’équipement du début des années 1970, en particulier, l'industrie (textile et électroménager essentiellement) et logements (pour les fonctionnaires et autres agents de l’État), en objectif de voir la ville de Tizi Ouzou devenir un pôle d’attraction démographique.

En , la population passe à 41 000 habitants, et une décennie après, elle atteint les 60 000 âmes, soit un taux de croissance d’environ 52 % de 1966 à 1977, et de 46 % de 1977 à 1987. Mais ce croît moyen de 5 % l’an sur une trentaine d’années (1960-1990), n’est plus que de 3 % à la fin du XXe siècle et semble décliner encore au début des années . La population de la dernière année de siècle est de 79 300 habitants en .

Population actuelleModifier

Après un immense investissement dans le domaine de l'urbanisation et l'amélioration des conditions sociales ; la population explosera pour atteindre les 135 088 habitants en , selon le dernier recensement général.

Regroupement de la populationModifier

La grande agglomération de la commune est son chef-lieu (de même nom), la ville possède une population agglomérée de 104 312 habitants qui occupe 77,28 % de la population totale, dont le reste (27 612 hab/20,42 %) est regroupé dans les agglomérations secondaires au bord de la ville, et une minorité de 3 164 âmes (2,30 %) dans les zones éparses.

Regroupement (C 2008)[48]
Agglomération principale 104 312 hab
Agglomérations secondaires 27 612 hab
Épars 3 164 hab
Totale municipal 135 088 hab
 
Pourcentage de la distribution et regroupement de la population

Genre (sexe)Modifier

La différence entre les deux sexes n'a pas vraiment un grand écart, il semble qu'un équilibrage de 49,96 % dans le sexe masculin face a 50,04 % dans le sexe féminin, qui montre une petite progression de 0,08 %.

Sexe (2008)[48]
Males 67 486 hab (49,96%)
Females 67 602 hab (50,04%)
Totale 135 088 hab

ÂgesModifier

La distribution des âges montre la domination de la jeunesse face aux autres genres de la pyramide d'âge, dont les âgées entre 20 et 29 est majoritaire avec 28 398 habitants face a celle de 10 à 19 ans (21 006 hab) et de 30 à 39 ans (24 037 hab), puis la section de 0 à 9 ans (18 718 hab), 40 à 49 ans (17 249 hab) et 50 à 59 ans (12 367 hab) dans le degré moyen. Et en dernière range ; les vieux, de 60 à 69 ans (6 892 hab) et de 70 ans en montant, qui présente plus de 6 202 habitants.

Distribution d'âge (C 2008)[48]
0-9 18 718
10-19 21 006
20-29 28 398
30-39 24 037
40-49 17 249
50-59 12 367
60-69 6 892
70-79 4 201
80+ 2 001
Totale 135 088
 
Tableau de distribution d'âges

SociétéModifier

AdministrationModifier

La daïra de Tizi-Ouzou comprend une seule et unique commune. Il s’agit de la commune de Tizi-Ouzou. Les deux structures administratives partagent donc la même superficie (102,36 km2) et le même nombre d’habitants (135 088 en 2008).

EnseignementModifier

Tizi-Ouzou dispose de nombreux lycées, tels que : le lycée Ramdane Abane, le lycée Lalla Fatma N'Soumer (du nom de l'héroïne de la résistance Kabyle de 1851-1857), le plus ancien lycée de la ville, le lycée Colonel Amirouche Ait-Hamouda (dit Lycée Polyvalent), le Technicum de la Nouvelle-Ville, le lycée Rabah Stambouli ex-Hamlat, le lycée Al Khansa, le lycée Boukhalfa, le lycée 20 aout 1956 (souq), le lycée Hemki Idir qui a ouvert ses portes en 2015, ainsi que de nombreux lycées privés, notamment à la Nouvelle-Ville.

Pôle UniversitaireModifier

Tizi-Ouzou est une des principales villes universitaires du pays. L'université de la ville, Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou (UMMTO), compte de nombreuses facultés réparties sur plusieurs pôles : Bastos, Hessnaoua (Nouvelle-Ville), Boukhalfa, Oued Aïssi et Tamda. Elle accueille près de 50 000 étudiants dont plus de 8 000 sur le nouveau site de Tamda qui en comptera à sa livraison finale plus de 25 000.

SantéModifier

La ville des genêts est dotée du CHU de Tizi Ouzou créé en , qui relève de la Direction de la Santé et de la Population de la Wilaya de Tizi Ouzou, constitué de deux unités principales d’une capacité de 900 lits comptant 3 487 employés dont 981 constituent l’effectif médical, 1 067 paramédicaux et psychologues, ainsi que 1 439 éléments du personnel administratif et autres répartis en 42 services implantés à l’Hôpital Nedir Mohamed et l'Hôpital Sidi Belloua.

ÉconomieModifier

EntreprisesModifier

De grandes entreprises sont installées dans la wilaya de Tizi-Ouzou notamment dans la zone industrielle Idir Aissat (Oued Aïssi) située à 10 km à l'est de Tizi Ouzou et celle de Freha à 30 km.

  • Laboratoire Novo Nordisk : entreprise pharmaceutique danoise, Z.I Idir Aissat (Oued Aïssi).
  • Eniem : entreprise nationale, de production d'électroménager, Z.I Idir Aissat (Oued Aïssi).
  • Frigor : entreprise algérienne de production de petit et gros électroménager, Z.I Idir Aissat (Oued Aïssi).
  • Mahindra tractors : usine de montage de tracteurs agricoles de la marque Mahindra, Z.I Idir Aissat (Oued Aïssi).
  • ENTREPRISE DE TEXTILE INDUSTRIELLE ET TECHNIQUE EX COTETEX DRAA BEN KHEDDA

TourismeModifier

  • À l’est de la ville de Tizi-Ouzou (à 40 km du centre-ville) se trouve la forêt de Yakouren. Ce massif forestier très connu attire de nombreux visiteurs venant de tous le pays et de nombreux immigrants pendant la période estivale[évasif]. Le lieu est très dépaysant de par ses splendides végétations[non neutre], sources thermales et de par la présence de singes magot[49] et amusent les touristes. On y trouve également des chacals, porcs-épics et lièvres.
  • le monument de Bougie de Tizi Ouzou
  • La chaîne de montagnes nommée le Djurdjura fait l'objet de plusieurs centaines de visites par an[50]. Elle est considérée comme la plus longue chaîne de montagnes de Kabylie (250 km)[50]. Le Djurdjura est composé de plusieurs massifs montagneux, dont Lalla Khadija qui est le plus haut sommet (2 308 m)[51] et Tikjda qui abrite l'une des seules stations de ski d'Algérie; elle est dotée de circuits pour tous les sports de montagne (escalade, alpinisme, course d'orientation..)[52].
  • Site archéologique des ruines romaines à Tigzirt : Ces ruines chargées d'histoire font maintenant partie intégrante du décor de la commune de Tigzirt, commune de la ville de Tizi-Ouzou[53].

JumelageModifier

Tizi Ouzou est jumelée avec[54],[55]:

SportsModifier

La Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) est le club de la ville de Tizi-Ouzou (adopté par la Kabylie entière). C’est le club le plus titré du football algérien (27 titres dont 14 championnats) et le 7e clubs africains le plus titrés avec 7 titres continentaux.

La Jeunesse Sportive de Kabylie, est le club officiel de la grande Kabylie. Avec un budget pour les années 2007/2008 de 250 millions de dinars, environ 2 millions d’euros, la JSK reste l’un des clubs d’Afrique les plus riches.

C'est en 1946, que des jeunes Kabyles ont décidé de créer « la Jeunesse sportive de Kabylie », un des seuls moyens de militer qu’ils ont trouvés en pleine période coloniale. À cette époque, la grande Kabylie avait déjà un club, l’olympique Tizi Ouzou, un club colonial soutenu par l’administration française.

En 1956, La Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) au même titre que tous les autres clubs algériens, cesse toute activité à la suite de l'appel du FLN. Elle ne reprendra du service qu’à partir de 1962, une fois l’Algérie indépendante. C'est le contre le MC Alger que la JSK joue son premier match en Algérie lors du tournoi de Tizi-Ouzou.

Le au stade du 1er novembre un tragique accident émeut toute l'Algérie. À la suite d'un match agité, des supporteurs ont lancé un projectile en direction de la pelouse et le joueur Albert Ebossé d'origine camerounaise a été atteint et ce projectile lui a coûté la vie. À la suite de cet accident la JSK a été suspendue de match pour toute la saison suivante, et les matchs seront joués à huis clos pour un durée de 6 mois[57][source insuffisante].

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

OuvragesModifier

 Jean de Crescenzo, Chroniques Tizi-ouziennes, Lulu.com, , 488 p. (ISBN 978-2-9525841-0-4, lire en ligne)

  1. a b et c page 99 (liste des Maires).

 Jean de Crescenzo, Chroniques tizi-ouziennes et regionales, 1914-1928, Paris, Lulu.com, , 482 p. (ISBN 978-2-9525841-1-1, lire en ligne)

  1. a b et c page 15.
  2. a b et c page 147.

ToponymieModifier

 (en) James Minahan, Encyclopedia of the Stateless Nations: Ethnic and National Groups Around the World A-Z [4 Volumes], ABC-CLIO, , 2331 p. (ISBN 978-0-313-07696-1, lire en ligne)

  1. page 863 (Toponyme kabyle).

 Salem Chaker, Linguistique berbère : études de syntaxe et de diachronie, Peeters Publishers, , 273 p. (ISBN 978-2-87723-152-7, lire en ligne)

  1. a et b page 43. (Toponyme français).

 Mohand Akli Haddadou, Dictionnaire toponymique et historique de l'Algérie comportant les principales localités, ainsi qu'un glossaire des mots arabe et berbères entrant dans la composition des noms de lieux, Éditions Achab, , 636 p. (ISBN 978-9947-972-25-0, lire en ligne)

PopulationModifier

Maurice Vernet, « Statistiques... dernière... Recensement général de la population de 1975 - Population légale », Economie et statistique, vol. 74, no 1,‎ (ISSN 0336-1454, DOI 10.3406/estat.1976.2287, lire en ligne, consulté le 23 octobre 2020)

ONS, Armature urbaine (RGPH 2008) : Les principaux résultats de l'exploitation exhaustive, Alger, Office National des Statistiques, , 213 p. (ISBN 978-9961-792-74-2, lire en ligne) :

  1. a et b page p104.

Notes et référencesModifier

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  2. « Annuaire des APC », sur wilaya-tiziouzou.dz
  3. « Ouahab Aït Menguellet démissionne du RCD, ilIL estEST MaireMAIRE », sur Djazairess, 1118-1105-2017
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  5. BabAlWeb.net, « Tizi ouzou, Le Mausolée de Sidi Belloua : Le règne du calme en sursis », sur www.babalweb.net (consulté le 21 octobre 2020)
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Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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