Ouadhia

commune d'Algérie

Ouadhias
Noms
Nom arabe واضية
Nom berbère ⵉⵡⴰⴷⵉⵢⴻⵏ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Grande Kabylie
Wilaya Tizi Ouzou
Daïra Ouadhia
Président de l'APC Youcef AKIR (FFS)
2012 - 2017
Code postal 15016
Code ONS 1536
Indicatif 026.32.34.36
Démographie
Gentilé Awadhi (H), Tawadhith (F)
Population 15 771 hab. (2008[1])
Densité 480 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 33′ 00″ nord, 4° 05′ 00″ est
Superficie 32,83 km2
Localisation
Localisation de Ouadhias
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
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Ouadhias
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Ouadhias

Ouadhia (ou les Ouadhias forme arabisée de Iwaḍiyen en kabyle, en tifinagh : ⵉⵡⴰⴷⵉⵢⴻⵏ) est une commune de la wilaya de Tizi Ouzou en Algérie, située à 35 km au sud de la ville de Tizi Ouzou.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune d'Ouadhia se situe au sud de la wilaya de Tizi Ouzou.

Localités de la communeModifier

 
Vue générale de la commune d'Ouadhia.

La commune d'Ouadhia est composée de dix localités[2] :

  • Adrar Amellal (Adɣaɣ Amellay)
  • Aït Abdelkrim (At Ɛebdeykrim)
  • Aït Berdjel (At Berjay)
  • Aït Chellala (At Cyaya)
  • Aït Hellal (At Hyay)
  • Ighil Igoulmimene (Iɣiy Iguymimen)
  • Ouadhia, chef-lieu de la commune
  • Tikiouacht (Tiqiwect)
  • Taguemount El Djedid (Tagemunt Tamaynut)
  • Taourirt Abdellah (Tawrirt Aabdellah)

ToponymieModifier

Iwaḍiyen : nom d'origine kabyle qui signifie les terres plates.

Infrastructures d'utilité publiqueModifier

La commune d'Ouadhia dispose d'une polyclinique publique et d'un dispensaire au lieu-dit Les pères Blancs, au village Taourit Abd-Allah, et normalement un projet de construction d'un hôpital est en phase de concrétisation, d'une capacité de 60 lits. Une unité de protection civile est mise en place depuis très longtemps, les communes limitrophes en bénéficient jusqu'ici. Trois bâtiments publics de sécurité, le premier appartient à la gendarmerie nationale, le second abrite les locaux de la sûreté de Daïra, le dernier abrite les éléments de la Brigade Mobile de la Police Judiciaire. Deux banques publiques, en occurrence l'agence de la BADR sise au centre-ville, et la BNA sise au lieu-dit les Bâtiments. Le réseau routier se caractérise par un paradoxe, en ville, le réseau est dégradé mais spacieux, et aux villages, un réseau étroit, est bien entretenu.

ÉconomieModifier

L'économie d'Ouadhia est dominée par l'activité commerciale. Plusieurs supermarchés, vendeurs de matériaux de construction et elle dispose aussi d'un hôtel des Arcades trois étoiles, à rappeler que la ville de Ouadhia compte pas moins d'une vingtaine entre vin-liqueurs et bars, qui attirent des riverains de toutes les Wilayas. Un marché hebdomadaire est organisé tous les mardis, tous les produits sont exposés : fruits, légumes, habillements, bétails, quincaillerie, droguerie etc. La région d'Ouadhia est connue aussi par ses merveilleuses robes kabyles, qui sont de plus en plus demandées, du fait de leurs promotion par plusieurs femmes artisanes. Malgré la politique de déforestation mise en place par l'État, la commune d'Ouadhia reste une région d'oléiculture, dispose de plusieurs milliers d'oliviers. Avant les plans de restructuration, la commune de Ouadhia bénéficiait d'une unité de soudage en occurrence COMITAL, actuellement est transformée en un site militaire.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Le colonel Sadek, de son vrai nom Slimane Dehilès, un des architectes de la révolution, est originaire du village d'Ait Bardjal. Il y a vécu depuis l'indépendance jusqu'à son décès le 8 novembre 2011 (le jour de l'Aid El Adha).
  • Mohand Arab Bessaoud, militant nationaliste algérien, y est né en 1924 (village de Taguemount El Djedid)
  • Hirèche Hacène, professeur d'université, figure de la cause berbère et des droits de l'Homme, est né à Ouadhia village.
  • Slimane Azem, chanteur-auteur-poète et fabuliste kabyle, né en 1918 à Agouni Gueghrane.
  • Amrane Chenoun, cadre supérieur de la nation et de la Fédération de France, né le 23 janvier 1931 et décédé le 15 novembre 2011 à Ouadhia.
  • Amar Ouerdane, ancien militant de la cause Amazigh, l'un des premiers à appeler à l'avènement d'un État fédéral algérien. Auteur du livre, Les Berbères et l'arabo-islamisme en Algérie.
  • Hamici Chabane, né en 1929 à Ouadhia et décédé en 1972 à Paris, est un célèbre speaker et producteur d'émission à Radio Paris. Il est connu sous le nom de Hamid (Hamid ath qrin). Il a joué dans le clip de Slimane Azem "A madame encore un verre ", c'est le conseiller de Slimane Azem dans ce clip. C'est à lui que da slimane dit : "A Hamid A Gma".
  • Karim Tabbou, homme politique algérien né à Ouadhias qui a créé un parti politique, l'Union démocratique et sociale (UDS).
  • Ahmed Belaïd alias Oumeri fut un descendant d’une famille qui a perdu sept hommes durant la résistance des At-Buwaddu à la conquête française en Kabylie. Alors que tout le pays s’était rendu à « l’évidence » et avait « accepté » les auspices de la France protectrice vers 1849, cet Âarch résista sept longues années encore aux assauts répétés et meurtriers des conquérants (1850 – 1857) Le colonel Robin écrivait dans la « Revue africaine » qui relatait alors la chronique de la conquête de la Kabylie : « Les Beni-bou-Addou qui, malgré le sac de leurs principaux villages en 1856, étaient restés insoumis, furent encore les derniers à rentrer dans le devoir en 1857. »[3]

Notes et référencesModifier

  1. Evolution intercensitaire de la population sur le site de la wilaya de Tizi Ouzou. Consulté le 25/02/2011
  2. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret no 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya de Tizi Ouzou, page 1505.
  3. « Ahmed Oumeri le bandit d'honneur ! » (consulté le 25 juin 2019)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier