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Théodore Vacquer

architecte français
Théodore Vacquer
Theodore Vacquer.jpg
Theodore Vacquer.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Louis Théodore VacquerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
signature de Théodore Vacquer
signature

Théodore Vacquer, né le à Paris et mort le dans son appartement de l'île Saint-Louis situé au 2 rue Boutarel[1], est un archéologue et architecte français. Il est à l'origine de nombreuses découvertes dans Paris, dont les arènes de Lutèce en 1869. Il est considéré comme le fondateur de l'archéologie parisienne[2],[3],[4].

CarrièreModifier

Adolescent, Théodore Vacquer envisage une carrière d'ingénieur. Il suit des cours dans une institution préparatoire du Marais[5] dans le but de se présenter au concours de l'École Polytechnique. À l'été 1840, alors âgé de 16 ans, il échoue aux examens d'entrée. Cette déconvenue le pousse à s'orienter vers l'architecture : il fréquente les ateliers de Martin-Pierre Gauthier et François Debret, auprès desquels il perfectionne ses talents de dessinateur. Dès 1846, son nom est référencé au sein de l'Annuaire des lettres, des arts et des théâtres, dans la catégorie des « peintres, sculpteurs, graveurs, architectes et lithographes qui ont exposé depuis six ans »[6]. À cette époque, il réside au 32 rue de la Harpe.

 
Théodore Vacquer ne délaissa jamais complètement l'architecture ; au cours de sa carrière d'archéologue, il collabore à des ouvrages en tant qu'illustrateur, comme dans cette édition consacrée aux constructions du bois de Boulogne[7].

À partir de 1844, le jeune architecte suit les travaux exécutés rue Cocatrix et met au jour les vestiges antiques de l'île de la Cité[4]. Théodore Vacquer est alors amené à collaborer avec Albert Lenoir, le fondateur du Musée du Moyen Âge de Cluny ; ce dernier sollicite ses talents de dessinateur afin d'illustrer certaines planches de la Statistique Monumentale de Paris, un ouvrage d’érudition consacré aux anciens monuments de la capitale. En 1846, il est recruté comme conducteur des travaux de la Ville de Paris et exerce une surveillance archéologique sur les différents chantiers en cours dans la capitale. Ses qualités d'observateur lui valent d’être remarqué par Rambuteau préfet de la Seine, qui lui confie la direction des fouilles archéologiques de la place du Parvis-Notre-Dame (1847), puis de la tour Saint-Jacques en 1852[4].

 
Relevé de la fouille du parvis de Notre-Dame (1847), conservé à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Théodore Vacquer rapporte les vestiges d'un hypocauste.
 
Plan d'une partie de la nécropole Saint-Marcel, fouillée dans la seconde moitié du XIXe siècle. Manuscrit conservé par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

En 1866, Théodore Vacquer est nommé inspecteur au service historique de la ville Paris. Il est missionné par l'administration parisienne pour suivre les grands travaux haussmanniens et dresser l'inventaire des vestiges archéologiques mis au jour. Ainsi, on lui doit [8] :


HéritageModifier

Devenu en 1872 sous-conservateur du musée Carnavalet il organise les collections archéologiques de la ville de Paris qui sont présentées dans des salles qu'il ouvre au public en 1880. En 1997, il est finalement poussé à la retraite. La même année, la Commission du Vieux Paris (CVP) est créée[9] : il s'agit du premier service archéologique municipal de Paris, chargé d'assurer la sauvegarde du patrimoine parisien et de poursuivre l'oeuvre de Théodore Vacquer. Ce dernier meurt le 24 mai 1899, avant d'avoir rédigé l'ouvrage qu'il projetait sur l'histoire de Paris. La Ville acquière plus de 10 000 manuscrits - les Papiers Vacquer - qui retracent les découvertes réalisées par l'archéologue au cours de sa longue carrière. L'ensemble de ces archives[10] sont aujourd'hui conservées à la Bibliothèque historique de la ville de Paris. En 1912, l'historien Félix-Georges de Pachtère réalise le premier ouvrage sur les travaux de Vacquer, intitulé Paris à l'époque gallo-romaine puis Paul-Marie Duval en 1961 qui travaille sur les documents de l'archéologue et publie en 1961 Paris antique aux éditions Hermann. Après plus d’un siècle d’activité, le secrétariat permanent de la Commission du Vieux Paris - jusque là rattachée au cabinet du Maire - devient, en 2003, le Département d'Histoire de l'Architecture et d'Archéologie de Paris (DHAAP) [11]. Il est désormais intégré à la Direction des Affaires Culturelles et à la sous-direction du Patrimoine et de l'Histoire.

Notes et référencesModifier

  1. Archives de Paris, état-civil numérisé du 4e arrondissement de Paris, registre des décès de l'année 1899, acte no 1426, vue 22 de la numérisation.
  2. Hommage à Théodore Vacquer dans le cadre de l'exposition ARCHEO 2000 sur le site de la Ville de Paris.
  3. Théodore Vacquer, apprenti archéologue dans L'Express du 21 février 2007.
  4. a b et c Pôle archéologique de Paris, « Théodore Vacquer : le pionnier de l'archéologie parisienne », sur Paris.fr, (consulté le 19 novembre 2019)
  5. Ch. Sellier et F.-G. de Pachtère, Théodore Vacquer, sa vie son œuvre. Le fonds Vacquer à la Bibliothèque de la Ville de Paris, Paris, Bulletin de la bibliothèque et des travaux historiques, (lire en ligne), Bulletin n°IV
  6. « Annuaire des lettres, des arts et des théâtres… », sur Gallica, (consulté le 27 septembre 2019)
  7. Le bois de Boulogne architectural, choix de constructions élevées dans son enceinte sous la direction de M. Alphand… par M. Davioud… Deuxième édition..., (lire en ligne)
  8. Didier Busson, Carte archéologique de la Gaule, Académie des Inscriptions et Belles-lettres, (ISBN 2-87754-056-1)
  9. Pôle archéologique de Paris -DHAAP, « 170 ans d'archéologie à Paris », sur Paris.fr (consulté le 19 novembre 2019)
  10. Pôle archéologique de Paris, « Les archives de Théodore Vacquer, un fonds exceptionnel », sur Paris.fr, (consulté le 19 novembre 2019)
  11. Ville de Paris, « Le Pôle archéologique de Paris », sur Paris.fr (consulté le 19 novembre 2019)

Lien interneModifier

Liens externesModifier